La pêche des Carnassiers

Pêche des Carnassiers

DESCRIPTIF :
La soudaine apparition du sandre à la fin des années 60, suivie par la mise au point de techniques et matériels spécifiques, a entraîné un extraordinaire développement de la pêche des carnassiers en France.
Même si les tableaux faciles appartiennent aujourd'hui au passé, l'arrivée récente du silure (voire rubrique SILURE), le retour en force du black-bass et la stabilisation des populations de sandres et brochets offrent des possibilités de captures aussi diverses que variées.
 
Sans oublier la perche qui est également très présente.
 
Cette relative "opulence" ne doit pourtant pas faire oublier qu'il est du devoir de chaque pêcheur de préserver l'avenir de la pêche des carnassiers par un prélèvement raisonnable, certains l'ayant compris pratiquent déjà le NO-KILL (remise à l'eau du poisson), à l'exception des cours d'eau de première catégorie où la relâche des carnassiers, déclarés nuisibles envers les salmonidés notamment, est formellement interdite par la loi.
 
Tous ces poissons préfèrent généralement les cours d'eau assez profonds et les grandes fosses de barrages.
Sédentaires, ils opèrent souvent depuis un poste fixe d'affût, le long d'arbres morts ou rochers immergés.
Contrairement aux autres carnassiers qui affectionnent la vie communautaire et attaquent en banc, les gros brochets sont plus solitaires et n'hésitent pas à attaquer et manger un congénère gênant.
Couramment pratiquée du bord, au posé ou au manié, la pêche peut aussi s'effectuer en bateau pour prospecter de plus grandes zones de pêche et accéder à des postes difficilement praticables depuis la berge.

Le comportement alimentaire carnassier de ces poissons très agressifs les pousse d'instinct à se nourrir d'autres poissons.
A moindre effort, ils préfèrent chasser en priorité des poissons malades ou blessés, assainissant et régulant ainsi l'écosystème.
Ils leur arrivent aussi d'attaquer pour défendre leur territoire.
Les techniques de pêche s'inspirent largement de ce comportement en proposant soit des appâts (poissons morts ou vifs) posés sur le fond, soit des leurres ou des poissons animés (maniés) pour déclencher un réflexe d'agressivité.

L'attaque est souvent brutale et puissante, et le combat passionnant !
Les périodes les plus propices se situent en début du printemps ou de la fin de l'automne jusqu'à l'hiver.
C'est en effet quand le poisson blanc se fait plus rare qu'il faut sortir vos cannes, notamment le soir ou tôt le matin.
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1. La pêche au posé
 

C'est incontestablement la technique la plus utilisée.
Elle est en effet simple à mettre en oeuvre et nécessite un matériel peu sophistiqué.
De plus, la pêche dite "au posé" donne des résultats constants et permet souvent de déjouer la méfiance des gros poissons.
Le principe est de proposer un appât sur un poste de tenu des carnassiers, qui ne résisteront pas à une proie facile, et d'attendre le moment magique de frénésie alimentaire.
On peut aussi se trouver sur le passage d'un banc de carnassiers en chasse.
Cette pêche se pratique avec ou sans flotteur, du bord comme en barque.
Le grammage du flotteur est directement lié à la taille des esches employées. 4-10 g pour la perche et le sandre, 10- 25 g pour le brochet.
On utilise des esches naturelles vivantes (gardons, ablettes, vairon, goujon, vers...) ou mortes, présentées sur le fond ou légèrement décollées.
Pour la pêche du brochet, pensez à utiliser un bas de ligne en acier, afin d'éviter que ses 700 dents ne coupent votre montage.
Le choix du matériel est directement lié aux poissons recherchés.
Pour des raisons d'efficacité et de plaisir, vous ne pêcherez pas la perche avec le même équipement que pour le silure.
De 3,50 m à 6 m selon que vous cherchiez à atteindre un banc de nénuphars loin de la berge ou un arbre en bordure, préférez une canne télescopique d'une puissance de 50 à 150 g.
Polyvalente, elle est, une fois repliée, d'un faible encombrement. Vous bénéficierez alors des avantages d'une grande canne sans les inconvénients.
C'est un bon choix.
Le moulinet n'est ici qu'une réserve de fil.
Cette technique ne nécessitant pas de nombreux lancés-ramenés, elle épargne son mécanisme.
Cependant, un modèle équipé d'un frein puissant vous aidera à brider vos prises en pêche d'obstacle notamment.
Sa capacité doit être de 150 à 200 m de nylon (20 à 25/100 pour le sandre, perche et black-bass, 28 à 35/100 pour le brochet).
La pêche au posé peut aussi être itinérante "à roder" pour prospecter plusieurs postes à différentes heures de la journée.
 

2. La pêche au lancer
 

Par opposition à la pêche au posé, c'est l'action de ramener qui fait travailler votre leurre artificiel.
Cette pêche très active vous permet d'explorer de vastes étendues d'eau et d'aller à la rencontre des poissons.
Véritable traque, vous pouvez aussi déclencher une attaque d'un poisson peu mordeur par simple reflex d'agressivité.
L'action de pêche ne consiste cependant pas à ramener mécaniquement un leurre, il convient au contraire de l'animer en variant la vitesse et la hauteur afin de simuler la vie.
Le choix de la canne est déterminant.
Sa longueur et sa puissance sont fonction des leurres utilisés.
De 1,80 m à 3,30 m, d'action semi-parabolique ou de pointe (ferrage plus rapide), les cannes à lancer sont généralement en carbone à emmanchement pour une meilleure action.
Les cannes inférieures à 2,70 sont destinées à la pêche en bateau (moins encombrantes).
Celles dépassant 2,80 m sont généralement utilisées du bord pour gagner en amplitude et atteindre des postes de pêche à grande distance.
On distingue trois grandes familles de cannes pour la pêche au lancer :
- canne à lancer léger, entre 1,80 m et 2,10 pour la pêche des black-bass et des perches.
D'une puissance de 5 à 20 g, on utilise des petits leurres (cuiller tournante n°0 à 2 et des poissons nageurs de 3 à 7 cm).
 
- canne à lancer mi-lourd, entre 2,40 et 3 m pour le sandre et le brochet. D'une puissance de 10 à 60 g, on utilise des leurres de tailles moyennes (cuiller tournante ou ondulante n°3 à 5 et des poissons nageurs de 9 à 16 cm).
 
- canne à lancer lourd, entre 2,70 m et 3,30 m pour la traque des gros carnassiers. D'une puissance de 20 à 80 g ou plus, pour contrôler des leurres de grosses tailles qui offrent une grande résistance dans l'eau en action de pêche (cuiller tournante ou ondulante n°6 et plus, poissons nageurs de 18 cm et plus).
 
Le moulinet est très souvent sollicité et doit être équipé de roulements à billes pour ménager le mécanisme.
De type léger ou mi-lourd, il doit être muni d'un frein puissant et progressif, d'une capacité de 150 m de nylon de 20 à 35/100.
L'utilisation d'un nylon fluo est recommandée pour suivre la progression de votre leurre dans les endroits encombrés.
Vous pouvez pêcher en tresse, mais votre canne doit être équipée d'anneaux Sic (plus résistants à l'abrasion).
N'oubliez pas que l'utilisation de la tresse dépourvue d'élasticité (pour plus de sensations et un ferrage immédiat) demande plus de doigté que celle d'un nylon (élastique donc plus tolérant) lors du contact avec un poisson.
Par ailleurs, sa résistance beaucoup plus grande que celle d'un nylon permet de réduire considérablement le diamètre utilisé pour gagner en discrétion et distance de lancer.
 

3. La pêche au manié
 

On entend par pêche au manié, le maniement par bonds successifs d'un leurre souple ou poisson mort dans le but de simuler le comportement d'un poisson vivant.
L'animation gagnera à être lente voir très lente pour tromper les plus gros sujets.
Pour ressentir les touches, la bannière (partie du nylon entre le scion et votre leurre) doit rester parfaitement tendue pour garder le contact ; la majorité des attaques ayant lieu dans la phase descendante de l'animation.
Cette technique est la plus sportive des pêches des carnassiers.
Elle réclame une bonne connaissance des lieux prospectés et une grande sensibilité tactile et visuelle pour percevoir les plus infimes tirées ou déplacements anormaux du fil en surface.
Ces indicateurs traduisent la présence d'un carnassier en train de se saisir de votre leurre.
Ils doivent être sanctionnés par un ferrage rapide et puissant, car le carnassier rejette aussi vite qu'il attaque lorsqu'il découvre le subterfuge.
Parfois difficile à déceler pour un pêcheur inexpérimenté, ces sensations de pêche sont parmi les plus intenses.
La pêche au manié doit beaucoup à Monsieur Albert DRACHKOWITCH.
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C'est en 1967 qu'il prit son premier sandre au poisson mort manié.
 
Il a mis au point une monture spéciale (qui porte son nom) pour fixer sur un poisson mort, deux hameçons triples (un en tête et un en queue).
Cette monture, mondialement connue, à la particularité d'être articulée, et permet un maniement libre de toute contrainte.
Là aussi, le but est de faire vaciller votre leurre de telle façon qu'il imite un poisson blessé en difficulté.
Il devient alors, la proie de prédilection des carnassiers.
 
Les matériels spécifiques à cette pratique ne souffrent pas la médiocrité.
La canne doit être raide, en carbone, pour transmettre au mieux les contacts et supporter la violence du ferrage.
Destinée à être maniée des heures durant, choisissez-la légère (moins de 200 g).
Sa longueur est généralement comprise entre 2,50m (en bateau) et 3,30 m (pour la pêche du bord en lac ou fleuve profond).
La plus polyvalente est une canne de 2,70m-2,80 m.
 
La puissance couramment requise est de 10/50 g mais peut aller jusqu'à 80 g si vous utilisez de gros leurres.
La présence d'anneaux Sic est indispensable pour l'utilisation d'une tresse.
Sensations garanties et ferrage "100 000 volts".
 
Un moulinet à tambour fixe de type lancer léger doit parfaitement équilibrer l'ensemble.
Equipé de plusieurs roulements à billes, sa rotation n'en sera que plus douce.
Le frein avant (plus puissant qu'à l'arrière) doit être progressif et offrir un réglage quasi-millimétrique.
L'anti-retour infini vous garantit la possibilité de ferrer immédiatement, dans toutes les phases de rotation du moulinet.
C'est une fois encore, un gage de réactivité.
Le nylon le plus utilisé est le 28/100.
Fluo pour une meilleure visibilité, ne dépassez pas 35/100.
Vous perdriez en sensations et distance de lancer.
Hormis la monture "DRACHKO" spéciale poisson-mort, qui est rappelons-le une arme redoutable, il existe une très grande diversité de leurres souples.
 
De toutes les tailles et de toutes les couleurs l'imagination des fabricants est sans limite. La forme "virgule" appelée "twist" est très efficace pour le sandre.
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Il existe aussi des imitations de poissons "shad" excellentes pour le brochet.
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En plastique souple, le leurre est généralement armé sur une "tête plombée".
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Plus de têtes plombées et toutes les infos qui vous aideront à bien le utiliser.!

Il y a une dizaine d'années, bon nombre de pêcheurs se sont rendu compte de l'efficacité des leurres souples pour capturer sandres, silures, perches et brochets en eau profonde, en fleuve et rivière, dans les retenues de barrages ou grands lacs naturels.
Grâce à la mise au point de têtes plombées (notamment les plombs sabot), la pêche dite « à la verticale » est devenue possible.
Les pêcheurs en mer se sont emparés à leur tour de ces techniques pour traquer les bars dans des couches d'eau qui sont inaccessibles avec des leurres durs même très crankbaits ou les longbill minnow.
 

Le rôle des têtes plombées
 

Avant toute chose, l'adjonction d'une tête plombée à un leurre souple de type shad ou Fin-S a pour but d'augmenter sa masse.
En effet, les leurres " pies réalisés avec des polymères sont peu denses et par conséquent légers pour être propulsés à distance ou pour atteindre rapidement les profondeurs adéquates puis tenir dans le courant.
Lester un leurre au niveau de sa tête est donc nécessaire pour le rendre opérant.
Si l'unique rôle d'une tête plombée était d'augmenter la masse du leurre, un simple plomb suffirait.
Mais en fait on constate que les fabricants en ont mis au point de formes diverses et variées, si bien qu'il est possible d'animer les leurres souples de différentes manières à former une agrafe.
Les têtes plombées types comportent un hameçon simple qui sert donc de structure.
Ce dernier peut avoir une hampe plus ou moins longue.
Le point commun à tous les hameçons qui équipent ces têtes est que leur hampe (au niveau de l'œillet) est recourbée vers l'intérieur de façon à former un angle droit.
De cette manière le point d'attache (l'œillet) avec la ligne se situe sur le dessus de la tête.
Pour permettre de bien fixer la tête au leurre souple, un cylindre en plomb prolonge la tête sur une partie de la hampe.
Ce cylindre présente généralement des ergots ou des sortes d'anneaux qui sont censés ancrer la tête dans le leurre.
Ces systèmes ne sont pas toujours très efficaces et ils ont tendance à déchirer le leurre.
Pour assurer une bonne fixation, le mieux est d'avoir recours à de la glu.
Il existe cependant d'autres systèmes de fixation.
Par exemple certaines têtes sont munies d'une sorte de tire-bouchon en corde à piano qui se prolonge autour de la hampe de l'hameçon.
On trouve aussi des systèmes d'agrafe que l'on pique dans le leurre pour le bloquer.
En ce qui concerne les formes de plombs, il en existe de différentes sortes.
Certaines n'ont que peu d'influence sur la nage du leurre, tandis que d'autres ont des effets bien plus remarquables.
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Tête Articulée.:
 
La grande particularité des têtes articulées est que l'hameçon qui
y est relié par l'intermédiaire de son œillet est mobile.
Ainsi, le corps du leurre est beaucoup moins rigidifié par la présence de la hampe de l'hameçon.
L'animation est ainsi bien plus expressive et le potentiel vibratoire du leurre souple bien mieux exploité.
Autre avantage, sur certains modèles, vous pouvez changer d'hameçon
très facilement.
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Têtes rondes, rugby ou football.:
 
Les têtes rondes sont les plus classiques et les plus connues car ce sont les premières qui ont été développées.
Elles permettent de lancer le leurre avec précision et l'entraînent rapidement au fond de l'eau.
Elles peuvent s'utiliser pour dandiner sur le fond, mais elles sont également très efficaces pour pêcher en lancer-ramener, en faisant évoluer le leurre entre-deux-eaux.
Les têtes rugby empêchent le leurre de basculer sur le côté lors d'une animation sur le fond.
Cela optimise la présentation et réduit les risques d'accrochage.
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Têtes sabots.:
 
Comme leur nom l'indique, ces têtes sont facilement reconnaissables à leur forme de sabot.
Grâce à ces modèles, on peut pêcher « à gratter », c'est-à-dire en faisant taper la tête sur le fond, puis en la remontant faiblement à une fréquence plus ou moins élevée.
Monté sur un plomb sabot, un leurre stabilisé sur le fond se présente tête en bas, de manière oblique, et il ne risque donc pas de
s'accrocher.
Il imite ainsi un petit poisson en train de fouiller dans le substrat.
Cette présentation est donc très attractive
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Têtes imitatives et profilées plates triangulaires.:
 
Elles ont une forme triangulaire et ressemblent avec plus ou moins de détails à une tête de poisson.
Il existe des têtes plombées imitatives en forme de plomb sabot tandis que d'autres sont assez planantes.
Un leurre équipé de ce genre de tête peut s'animer en dandine ou en lancer-ramener.
Ces têtes sont très peu adaptées pour les pêches sur le fond, puisque, dès qu'elles se posent dessus, le leurre bascule sur le côté et perd donc toute son attractivité.
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Têtes spécifiques.:
 
Les concepteurs de têtes plombées ne manquent pas d'imagination.
Ainsi, on trouve désormais des modèles à bavette, des têtes très allongées, d'autres à la forme très effilée.
Certaines comportent un point de fixation supplémentaire pour ajouter un hameçon triple.
Celles qui connaissent le plus de succès finissent tôt ou tard par être imitées.
C'est le cas de bien des prototypes.
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Têtes planantes.:
 
II s'agit de têtes plombées dont la forme influe sur l'hydrodynamisme du leurre et provoque ainsi des turbulences.
Si on les retourne, on s'aperçoit qu'elles sont légèrement creusées ou qu'elles
présentent une partie aplanie.
En général, ces modèles sont assez légers.
Ainsj lorsqu'on laisse descendre un leurre grâce à l'inertie de
la tête plombée, il a tendance à virevolter dans l'eau, ou à se
comporter comme une feuille qui tombe d'un arbre.
Les têtes planantes peuvent aussi s'utiliser en lancer-ramener.
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C'est une sorte d'hameçon simple avec une chevrotine qui selon le grammage, vous permet de prospecter différentes profondeurs.
Pour choisir vos leurres, pensez également à vous rapprocher de la couleur de la robe du poisson fourrage présent sur votre lieu de pêche.
On peut également rappeler cet adage : "eaux claires, leurres clairs" et inversement.

Montage Texan
 
Weightless Rig : montage épuré (hameçon – leurre) et non plombé pour prospecter
les couches superficielles ou obtenir une action naturelle en laissant couler lentement.
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Texas Rig : montage Texan basique dont la balle coulissante laisse une grande liberté
de nage et annule le poids du lest lorsque le poisson se saisit du leurre.
Peu adapté, en revanche, aux postes très encombrés comme les arbres et autres bois morts.
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Texas Rig fixe : variante dont le lest est bloqué grâce à un stop-float
positionné en amont.
Ce montage permet de prospecter des postes vraiment sales sans accrocher.
Il offre, en plus, un gain de précision lors des lancers et de la pénétration
de l'obstacle.
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La pêche à la tirette
 
Cette technique a été développée par les pêcheurs du bassin de la Saône, lorsque les résultats au mort-manié étaient décevants.
Elle s'applique surtout à la pêche du sandre et consiste à ramener lentement sur le fond, par tirées et pauses successives, un poisson mort ou vif ou un leurre souple.
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Le montage, très simple, est constitué d'un lest (olive ou plomb spécial tirette, de 4 à 15 g).
Il est suivit d'un émerillon qui relie votre corps de ligne au bas de ligne.
Celui-ci est équipé d'un hameçon simple et mesure de 30 à 80 cm.
En situation de pêche, le lest vient gratter le fond et soulève des particules qui forment un halo attractif.
Délicate et très tactile, cette pêche nécessite une canne spéciale tirette.
Elle est légère, équipée d'un scion fluo souple pour mieux percevoir les touches, et d'un longueur de 2,70 m à 3 m.
Un moulinet à tambour fixe de taille lancer léger, équipé de roulements à billes, convient parfaitement.
Doté d'un frein progressif et puissant, il doit contenir 150 à 200 m de 20 à 26/100 de nylon.
Quand le poisson est difficile, la tirette fait souvent la différence.

MATÉRIEL TYPE
 
LES CANNES :
 
PECHE AU POSE
 

canne télescopique à anneaux, en fibre de verre ou en carbone, de 3,50 m à 4 m, d'une puissance de 20 à 80 g pour la perche, 60 à 120 g pour le sandre et brochet.
 
PECHE AU LANCER
 
canne à anneaux, légère à emmanchement, en carbone, à action semi-parabolique ou de pointe.
- lancer léger, de 1,80 m à 2,10 m, d'une puissance 5 g à 20 g pour la perche et le black-bass
- lancer mi-lourd, de 2,40 m à 3 m, d'une puissance de 10 à 60 g pour le sandre et brochet.
- lancer lourd, de 2,70 m à 3,30 m , d'une puissance de 20 à 80 g pour le sandre ou le brochet avec de gros leurres.
 
PECHE AU MANIE
 
canne manié à anneaux Sic pour la tresse, légère en carbone, de 2,50 m en bateau et de 3m à 3,30 m du bord, d'une puissance de 20 g à 80 g.
 
PECHE A LA TIRETTE
 
canne spéciale tirette à anneaux, légère en carbone, équipée d'un scion fluo, de 2,70 m à 3 m, d'une puissance de 10 g à 30g.
 
LES MOULINETS
 
Type lancer léger ou mi-lourd, à roulements à billes, frein avant puissant et progressif, équipé d'un anti-retour infini, et d'une capacité 200 m de 25/100 pour le sandre, la perche et le black-bass, au posé, manié ou tirette ; et de 200 m de 35/100 pour le brochet au posé.
 
LES NYLONS
 
20 à 25 /100 : pêche à la tirette et pêche au posé du sandre et de la perche.
25 à 30/100 fluo : pêche au lancer et pêche au manié de tous les carnassiers.
30 à 35/100 : pêche au posé du brochet.
 
LES LEURRES
 
Monture type DRACHKO spéciale poisson mort-manié.
Leurre souple monté sur tête plombée de 5 à 20 g selon la profondeur et la force du courant.
Cuiller tournante n°0 à n°2 pour la perche et le black-bass, n°3 à n°5 pour le sandre et brochet, n°6 et plus pour les gros brochets.
Poissons-nageurs, de 3 à 7 cm pour la perche et le black-bass, de 9 à 16 cm pour le sandre et brochet, et plus de 18 cm pour les gros brochets
 

Le Brochet au Méga-LS
 

C'est essentiellement dans le choix des leurres que les changements se font.
 
UNE TAILLE ADAPTÉE
 
C'est avant tout la couleur et la taille du leurre qui seront déterminantes.
Une nage heurtée, des tons agressifs éveilleront plus sûrement les réflexes de prédation du chasseur à vue qu'est le brochet.
Un simple Shad de 25 cm est parfait (Storm, Cannelle), un Giga Grub ou un Twinler (Mann's) ou encore un Bulldawg, armé et prélesté, constituent un échantillon basique pour débuter dans cette technique de pêche.
La gueule du brochet est immense, n'ayez pas peur de dandiner des LS maousses.
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À gros bec gros leurre, ne lésinez pas sur la taille du mega-LS
 
ARMEMENT
 
comment armer et lester ces méga-LS?
La solution classique de la tête plombée armée pourvue d'un hameçon simple même de forte dimension ne suffit pas à armer des LS de cette taille.
Il faut dans la plupart des cas ajouter un triple voleur n° 2 chimiquement acéré (type Owner) frappé sur un court avançon d'acier (crinelle 15 kg).
L'idéal est de bricoler des montures adaptées aux leurres et aux conditions de pêche (profondeur, vent, courant) soit en s'inspirant de la monture Drachko mais en déplaçant le lest vers l'arrière (en enfilant une olivette sur le pal avant son introduction sur le corps du LS), soit en utilisant des montures Pire-Bail non articulées.
 
YVES GRÉGOIRE ( Source : Le chasseur Français )
 

Quelle animation.?
 

À la verticale, le mouvement du scion sera beaucoup plus ample.
Ici, pas question d'animation minimaliste comme pour le sandre, faites décoller votre LS d'un mouvement souple, ample (1 m), coulé et continu.
Autre possibilité : le faire progresser de 1 m vers le haut en deux ou trois paliers plus saccadés. Fil tendu, accompagnez toujours votre LS dans sa descente, histoire de limiter les emmêlements au niveau des triples et, surtout, de ne pas rater une touche à la descente.
De temps à autre, laissez le leurre regagner le fond pour vérifier la profondeur de nage.
La verticale pure exige un contrôle permanent de la dérive à l'aide d'un moteur électrique avant ou arrière.
Elle permet de couvrir avec précision des postes connus.
Par temps venteux, optez pour la diagonale.
Dans cette technique, le vent devient votre allié. Si nécessaire, freinez votre dérive à l'aide d'une ancre flottante ou d'un grand seau attaché avec une corde à la proue.
 
Quel matériel.?
 
Optez pour une courte canne de 2 m beaucoup plus dure (50-80 g) que les modèles destinés au sandre.
Elle vous permettra de mieux contrôler votre LS.
Garnissez votre moulinet d'une tresse 18/100 : pour le bas de ligne, préferez un épais brin de fluorocarbone 60 ou 80/100 aux avançons d'acier.
 

MONTURE POUR LA PÊCHE EN SURFACE ET À FAIBLE PROFONDEUR
 

Le montage idéal pour prospecter rapidement les hauts-fonds (+/- 2 m) en dérive diagonale. L'armement est composé de deux triples n° 2 fixés sur la même empile d'acier grâce à des sleeves. Le LS est assuré par un brin de cuivre.
La densité du PVC entrant dans la fabrication des LS est importante et il est parfois inutile de les lester.
Un temps venteux est idéal pour couvrir des hauts-fonds: les vagues brouillent l'écran de la surface. Votre présence passe inaperçue aux yeux des brochets qui profitent de ces conditions pour chasser dans ces zones peu profondes.
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MONTURE POUR LES FONDS MOYENS
 

Plus lourde, cette monture vous permettra d'explorer les fonds moyens à la verticale ou en diagonale. La dérive sera moins rapide.
Faites donc appel aux pulsations insistantes de la queue d'une méga-virgule pour susciter la curiosité des brochets.
Dans le montage, le LS est collé sur la tête plombée. Le triple voleur est placé sur la face ventrale du leurre de manière à clouer la gueule d'un brochet qui l'attaquera en démarrant du fond.
Les LS type salamandre offrent une consistance proche de celle des proies naturelles.
Au moment de l'engamage, le brochet assure sa proie en resserrant ses mâchoires.
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MONTURE POUR LES GRANDS-FONDS
 

Cette monture est plus adaptée à la prospection profonde (8-10 m) en animation et dérive lentes.
Le LS, un méga-Shad de 25-30 cm est enfilé sur une monture Pire-Bail non articulée lestée d'une lourde chevrotine et est assuré par un fil de laiton.
L'armement est constitué de deux triples n° 2 placés à la queue leu leu sur le même avançon.
La caudale d'un Shad émet de fortes pulsations: un brochet planqué sur le fond n'hésitera jamais à monter de quelques mètres pour s'en saisir.
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Source : Le Chasseur Français

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