Informations sur les poissons

Information sur la Carpe

Description :
La Carpe peut dépasser 1m de long et peser plus de 30 kg (record : 37kg).
Comparée aux autres Cyprinidés la Carpe a une nageoire dorsale relativement longue.
Celle-ci compte de 17 à 22 rayons mous.
Le premier rayon est épais et dentelé, il forme la "scie dorsale".
Le premier rayon de la nageoire anale est également en forme de scie.
La carpe est un poisson fouisseur.
Elle possède 4 barbillons : 2 longs et 2 courts.
La bouche est ronde, munie de lèvres épaisses.
La Carpe est dotée de 5 puissantes dents pharyngiennes.
La forme de la Carpe est variable : certaines sont allongées, d'autres plutôt rondes et trapues avec parfois même une bosse derrière la tête.
La coloration est aussi très différente d'un spécimen à l'autre.
Le dos est en général brun-vert, les flancs vont du vert-jaune au bronze doré, le ventre est blanc-jaunâtre.
Les nageoires sont brunes ou grises, parfois légèrement rougeâtres.

Il existe différentes variétés de Carpes :

   - La Carpe Commune, au corps entièrement couvert d'écailles (30 à 40 le long de la ligne latérale).
- La Carpe Miroir, qui n'a que quelques grosses écailles réparties inégalement sur le dos, les flancs et la base des nageoires.
- La Carpe Cuir, dont le corps est totalement dépourvu d'écailles hormis parfois une rangée dorsale.
- La Carpe Koï, aux couleurs vives qui est élevée au Japon comme poisson d'ornement pour les bassins de jardins.

Habitat :

Elle vit dans les eaux calmes, étangs, rivières ou lacs.
Elle apprécie les eaux ensoleillées à fond sablo-vaseux, riches en herbes aquatiques et obstacles naturels (troncs immergés, rochers…).
La Carpe est présente dans toute la France à l'exception des zones de montagnes.

Origine

La Carpe est originaire d'Asie mineure.
Elle a été introduite en France vraisemblablement par les Romains lors de l'occupation de la Gaule.
Sa pisciculture intensive par les moines au moyen âge a contribué à son extension et à la sélection de variétés destinées à l'alimentation.

Très résistante, la Carpe a été introduite dans de nombreuses régions du globe

Alimentation

La Carpe est omnivore.
Son menu est constitué de : larves d'insectes, gammares et autres crustacés, vers, escargots, végétaux et parfois même petits poissons.
Les grosses Carpes recherchent activement les écrevisses et les moules d'eau douce, dont elles brisent la coquille à l'aide de leurs puissantes dents pharyngiennes.


Reproduction

Le frai a lieu de mai à juin, en eau peu profonde, à une température de 18-20°C.
Les œufs adhésifs sont pondus sur les feuilles des végétaux aquatiques.
Une femelle pond environ 100 000 œufs par kg de son poids.
L'éclosion a lieu au bout de 2 à 8 jours. Les alevins restent d'abord fixés et vivent sur les réserves du sac vitellin puis, au bout de quelques jours, ils nagent librement et se nourrissent de zooplancton.

La maturité sexuelle est atteinte vers l'âge de 3 ou 4 ans.

La Carpe s'hybride avec le Carassin (Carassius carassius ) et le poisson rouge (Carassius auratus).

Longévité :

La longévité des Carpes dépasse rarement 20 ans.
Les Carpes centenaires sont une légende qui semble être fondée sur la taille et la robustesse de ces poissons.

Comportement :

Les Carpes sont des poissons méfiants.
Elles vivent en bancs. Les grosses carpes vivent solitaires ou en groupes de quelques individus de taille semblable.
Elles préfèrent les zones calmes, riches en abris.
Les bancs effectuent des parcours précis entre les zones de repos et les zones d'alimentation.
Leurs trajets sont jalonnés de marsouinages et de sauts dont on ignore la fonction (peut-être pour se nettoyer les branchies, lorsque qu'elles aspirent le substrat pour trier les particules alimentaires).
En été, par grosse chaleur, l'activité des Carpes est surtout nocturne.
En hiver, elles passent en vie ralentie et s'enfouissent dans la vase.
Elles ne sortent de leur torpeur que de temps en temps pour s'alimenter un peu.
Cependant, leur métabolisme étant ralenti leur alimentation est très réduite.

Information sur le Gardon


 

  • Le gardon permet au pêcheur au coup de pratiquer son loisir préféré tout au long de l'année. Si, pendant l'hiver, ce cyprinidé se retire dans des fonds importants, à la belle saison il remonte progressivement pour atteindre des secteurs moins profonds (1 à 2 mètres). Un coup couvert de végétation aquatique ou d'herbiers est particulièrement intéressant : reculée, bras mort, haut-fond, rupture brutale du fond sont les postes les plus classiques.

  • Une canne à emmanchements permet d'aller chercher les gardons à grande distance. Vous pouvez utiliser un scion plein ou un scion creux. Avec le premier, la ligne est reliée directement à la canne. Un scion creux comporte un élastique intérieur (0.6 de diamètre) jouant le rôle d'amortisseur de touche. Ainsi, vous pourrez pêcher beaucoup plus fin et contrer les départs des plus jolis gardons.

  • Choisissez votre flotteur selon les conditions climatiques et le lieu de pêche. En plan d'eau ou en rivière à courant faible, un modèle carotte, très effilé et à antenne métallique, permet de détecter les touches les plus discrètes. Si vous pêchez dans des zones animées par du courant ou si le vent est de la partie, optez pour des flotteurs en forme de poire ou de de boule, bien plus stable.

  • Le flotteur, parfaitement équilibré, doit s'immerger à la moindre touche. La taille de l'Hameçon dépend de l'esche utilisée, bref, ayez avec vous un échantillonnage allant du n° 16 à 22. Certaines esches sortent franchement du lot et offrent des résultats réguliers. La meilleure est sans conteste le ver de vase qui continue de faire les beaux jours des compétiteurs, mais aussi des pêcheurs au coup comme vous et moi. Les asticots, les pinkies, les casters sont également de bons partenaires. L'été, les graines (blé, chènevis...) font des ravages!

  • Pratiquez un amorçage massif dès votre arrivée sur le coup, si vous voulez réussir votre pêche. Les préparations relativement sombres sont idéales. Ajoutez du fouillis décollé à vos boules d'amorce, afin d'obtenir de meilleurs résultats.

  • Après avoir sondé votre coup avec minutie, faîtes évoluer votre esche au ras du fond. Réalisez votre coulée, tout en opérant quelques manœuvres d'aguichage (petits relevés ou tirées plus franches) . A la touche, la plus part du temps assez franche, répondez par un ferrage rapide pour assurer votre prise.

Information sur la Brème


  • La brème fréquente les grandes rivières de plaine à courant lent et régulier, ainsi que la plupart des lacs et plans d'eau. Elle vit en bancs serrés, et recherche les zones les plus calmes et les plus profondes de nos cours d'eau. Les meilleurs postes sont situés sur des fonds vaseux, ou à proximité immédiate de la végétation aquatique, où ces poissons passent leur temps à chercher de quoi se nourrir en fouillant le fond.

  • Les brèmes suivent un parcours précis tout au long de la journée: à vous de vous placer sur leur chemin ou de les faire venir à vous grâce à un bon amorçage. Préférez un secteur dégagé pour installer votre panier-siège et le rouleau à déboîter.

  • Une canne à emmanchements de 8 à 11 mètres est tout indiquée. Comme les grosses prises ne sont pas rares, un modèle à scion creux est plus sécurisant. Son élastique intérieur (1 de diamètre) amortisseur de touche vous rendra de fiers services pendant le combat.

  • La ligne est robuste: corps de ligne en 10 ou 12/100 et bas de ligne en 8 ou 10/100. Réduire son diamètre est inutile, surtout en début de saison où les eaux sont souvent troublées. Un flotteur en forme de boule ou de poire avec une quille longue est passe-partout. Choisissez un hameçon fin de fer n°18 à 22, selon l'esche utilisée. L'asticot, les pinkies, le ver de vase ou le terreau donnent d'excellents résultats tout au long de l'année. Les bouquets, deux couleurs d'asticots, les grains de mais et tous les panachés permettent de tenter les plus gros poissons.

  • L'amorçage de départ est massif, afin d'attirer, puis de maintenir, un banc de brème sur votre coup. Une amorce du commerce "spéciale gros poissons" est parfaite. Ajoutez des produits collants (PV1), afin d'obtenir de belles boules d'amorce compactes, qui se désagrègent lentement. N'oubliez pas d'incorporer quelques asticots dans une petite dizaine de ces "oranges". Pratiquez ensuite un amorçage de rappel, composé de petites boules, dès que les touches se raréfient.

  • Après un sondage minutieux, réglez le flotteur de manière à faire traîner l'esche sur le fond. A la touche, le flotteur s'enfonce lentement et régulièrement. Parfois, il se relève et se met à plat: dans tous les cas, répondez par un ferrage souple. Pour peu que votre prise pèse quelques livres, vous allez vivre de belles émotions!

  • Information sur la Tanche

    Tinca tinca – Linné, Famille des Cyprinidés

    Difficile de confondre la tanche avec un autre poisson.
    Son corps massif et trapu est recouvert de minuscules écailles profondément incrustées dans la peau et d’un mucus abondant.
    La bouche est petite, entourée d’épaisses lèvres dont la commissure garnissent deux barbillons.
    Mais ce sont surtout ses petits yeux oranges vifs et sa couleur verte, pâle ou foncée selon l’habitat, qui la rendent unique.
    Les nageoires sont larges, arrondies et puissantes.
    Chez les mâles, les pelviennes sont en général plus longues et le deuxième rayon considérablement épaissi.

    Habitat et mœurs

    A l’exception des rivières froides, torrents et lacs d’altitude, la tanche est présente partout.
    Mais l’habitat de prédilection dans lequel elle trouve les conditions idéales à son épanouissement sont indiscutablement les étangs, bras morts, darses, canaux, sablières, mares de village...
    Elle affectionne tout particulièrement une faible profondeur d’eau, de 1 à 2 mètres, propice au développement des nénuphars, joncs, châtaignes d’eau et autres plantes aquatiques ainsi que les fonds vaseux, riches en matière organique qu’elle fouille inlassablement en quête de nourriture.
    Après avoir passé tout l’hiver en semi-léthargie, la tanche entame sa phase d’intense activité alimentaire, plus précisément lorsque la température de l’eau atteint 12°C. Elle est surtout active très tôt le matin et l’été pendant la nuit.
    Extrêmement timide et discrète, la tanche se rapproche difficilement des rives et passe inaperçue dans la plupart des cas.
    Elle trahit parfois sa présence en laissant s’échapper à la surface des petits chapelets de bulles de méthane qu’elle libère en fouillant le fond.
     

    Régime alimentaire

    La tanche se nourrit principalement sur le fond. Jeune, elle consomme essentiellement du plancton mais rapidement elle devient omnivore.
    Elle fouille le sédiment sur une dizaine de centimètres de profondeur à la recherche des vers de vase, larves, mollusques… très présents dans son environnement.
    Elle s’intéresse également aux jeunes pousses de plantes aquatiques, mousse, graines et autres débris végétaux.

    Reproduction

    La tanche atteint la maturité sexuelle à l’âge de 3 à 4 ans.
    La reproduction se déclenche entre mai et juillet selon les régions, lorsque la température de l’eau avoisine les 20°C.
    Le frai souvent spectaculaire car particulièrement bruyant, se déroule au milieu des herbes aquatiques où la femelle dépose plus 300 000 ovules par kilogramme de son poids.
    Aussitôt fécondés par le mâle, les œufs vont éclore rapidement, une semaine plus tard environ.
    Les alevins connaissent une croissance rapide car ils passent les premiers mois de leur vie enfouis dans la vase où ils trouvent à la fois refuge et la nourriture nécessaire.

    Noms étrangers
     

    Tench (anglais) ; pigo, scardola (italien) ; bolla (espagnol)

    Durée de vie : en moyenne 8 ans, jusqu’à 15 ans
    Taille : en moyenne 35 cm, jusqu’à 60 cm
    Poids : en moyenne 1 kg, jusqu’à 3,5 kg




    Information sur la Perche

    Description :


    La perche était commune en France aussi bien en eau courante que dormante. Si elle est plus rare aujourd’hui, c’est à cause de sa sensibilité aux pollutions. C’est sans conteste un des plus jolis poissons qui soient.

    Son corps est ovale, un peu comprimé, recouvert d’écailles cténoïdes rugueuses. Elle est pourvue de deux nageoires dorsales sans intervalle : la première est soutenue par 13 à 15 rayons épineux, la seconde, plus courte et moins haute, comporte 1 rayon épineux et 13 à 15 rayons souples. Son dos gris verdâtre est marqué de 5 à 7 bandes verticales foncées caractéristiques qui lui ont valu le surnom de « zébrée » ; le ventre est gris blanchâtre et les nageoires orangées. Remarquons aussi la tache noire à l’extrémité postérieure de la première dorsale ; les teintes peuvent varier selon les milieux et les individus.

    Les perches mesurent de 20 à 30 cm ; les beaux sujets atteignent 50 à 60 cm, mais ils sont plus rares. Dans certains plans d’eau les perches demeurent naines ; le manque de nourriture et la dégradation des biotopes semblent être les principales causes de ce nanisme.


    Reproduction :


    La reproduction intervient au printemps, généralement en mars-avril lorsque la température de l’eau atteint les 14°C, et chaque femelle pond environ 100 000 œufs par kg de son poids. Les œufs, mesurant de 2 à 2,5 mm de diamètre, sont agglomérés en un cordon accroché aux branchages ou aux racines immergées. Après incubation des œufs, pendant une dizaine de jours, naissent les alevins transparents de 5 mm de long ; ils résorbent leur vésicule vitelline en 10 jours. Dès la naissance, les alevins restent en bancs compacts et exploitent un zooplancton microscopique qui constitue l’essentiel de leur nourriture.


    Nourriture :


    Perchettes et perches adultes se nourrissent de vers, de mollusques, de crustacés, de larves d’insectes aquatiques, de têtards, de petites grenouilles et enfin d’alevins et de poissonnets. Même dans des conditions normales, leur croissance est lente : perche de 1 an, 8 cm de long ; à 7 ans, 25 cm ; à 8 ans, 28 cm ; la perche parvient ainsi jusqu’à 500 ou 600 g. cependant, pouvant vivre jusqu’à 16 ans environ, elle peut exceptionnellement atteindre 1,5 kg pour 50 cm.

    Information sur le Brochet

    Description :

    Le brochet est présent dans presque toutes les eaux douces françaises et parfois dans les eaux légèrement saumâtres.
    Son aire de dispersion naturelle s'étend à toute l'Europe.
    Le corps du brochet est allongé en forme de fuseau.
    Sa perfection hydrodynamique et la position rejetée en arrière de la dorsale et de l'anale, à la façon d'un empennage de flèche, révèlent l'aptitude du poisson aux attaques fulgurantes.
    La tête se termine par un museau aplati évoquant un bec de canard.
    La mâchoire inférieure est prognathe, la bouche largement fendue, armée de 700 dents implantées sur les mâchoires, la voûte et le plancher de la gueule.
    La tête est semée de 37 pores sensitifs de même nature et ayant la même fonction que la ligne latérale.
    Les yeux, situés vers le sommet du crâne, permettent l'observation vers le haut.
    On trouve des brochets de forme courte (petite tête, corps massif et court), qui caractérise en général les poissons des eaux calmes et riches en nourriture, et les brochets de forme longue (tête grosse, corps allongé et nerveux), typique des poissons de pleine eau courante.


    Reproduction :


    La reproduction des brochets s'effectue lorsque la température de l'eau se situe entre 9 et 11°C.
    Mâles et femelles convergent vers les lieux de frai.
    Les géniteurs remontent jusque dans les fossés remplis d'eau, ou recherchent les parties les moins profondes d'une pièce d'eau.
    Les femelles, selon leur poids, peuvent pondre jusqu'à plusieurs centaines de millier d'œufs jaunes orangés, de 1 mm de diamètre qu'elles déposent à faible profondeur, parmi les joncs et autres plantes aquatiques.
    Ces œufs sont fécondés par plusieurs mâles, en général plus petits que la femelle.
    L'éclosion a lieu dans les 15 à 20 jours qui suivent.
    La larve demeure attachée à la végétation en position verticale, vésicule résorbée ; dès qu'il prend une position horizontale, le brocheton se met en quête de proies : zooplancton au début, ensuite petites larves, puis alevins de toutes espèces, y compris les congénères.
    Le cannibalisme est un problème en ésociculture.
    La croissance du brochet est rapide en milieu favorable, surtout pendant les premières années.
    Le jeune brochet se nomme brocheton, carreau, lanceron, sifflet, manche de couteau…


    Nourriture :


    Le brochet est un poisson carnassier.
    Il se trouve placé à l'extrémité d'une chaîne alimentaire biologique, où il joue un double rôle : assurer la continuité de l'espèce et participer à l'équilibre de son biotope.
    Un brocheton, dans sa première année, prélève une moyenne de 15 à 17% de son poids sur le zooplancton, et seulement 10 à 12% si sa nourriture se compose exclusivement de petits poissons.
    Dans sa deuxième année, il se nourrit de 10% de son poids de larves aquatiques et de 3 à 5% de poissons.
    Par la suite, ses périodes d'appétence, pendant lesquelles il peut absorber des proies atteignant le tiers de son propre poids, sont séparées par plusieurs jours d'inappétence.
    Dans des conditions moyennes, il faut au brochet 4 à 6 kg de poisson fourrage pour un gain de 1 kg...
    Pour bien saisir le mécanisme de la chaîne alimentaire biologique, et voir que le brochet en constitue un maillon indispensable, prenons l'exemple du gardon et de la perche, qui dans les plans d'eau où les trois espèces cohabitent, constituent de 60 à 80% de la nourriture du brochet.
    Les données moyennes sont les suivantes :
    - brochet : frai en février-mars ; pouvoir de reproduction relativement faible ; cannibalisme ; grand carnassier.
    - perche : frai en mars-avril ; fort pouvoir de reproduction ; cannibalisme ; petit carnassier.

    - gardon : frai en mai-juin ; très fort pouvoir de reproduction ; non carnassier.

    Il apparaît clairement que l'échelonnement des périodes de frai permet aux jeunes brochets de limiter la densité des alevins de perches, dont la sur densité constituerait un danger pour la population en gardons naissant après eux.
    Par contre, ces derniers sont eux-mêmes efficacement limités par les perches, sinon, leur excès entraînerait une inéluctable dégradation du biotope dans sa capacité biogénique.
    Par ailleurs, on note l'accroissement du pouvoir de reproduction des espèces placées en situation de proie et le cannibalisme qui intervient comme un ultime moyen d'autolimitation, bien qu'il ne soit pas suffisant pour empêcher radicalement un peuplement pléthorique conduisant à un nanisme de l'espèce.
    A propos de ce poisson, il convient de s'en tenir à une observation objective et se garder des idées reçues et des interprétations anthropomorphiques et moralistes.
    Tout cela étant entendu et admis, comment est-il possible de continuer à voir dans le brochet un ravageur qu'il faut détruire avec acharnement pour qu'il ne fasse pas disparaître les autres espèces, alors qu'il joue un rôle déterminant dans leur survie ?
    Et encore convient-il bien de garder à l'esprit le fait que le brochet est le principal agent de la sélection naturelle, qui permet aux souches spécifiques de demeurer saines et vigoureuses, puisqu'il ne parvient à attraper, la plupart du temps, que les sujets les moins aptes, les poissons malades ou blessés, les parasités, les mal-venus, etc.


    Information sur l'Ablette

    L’ablette est un petit poisson qui vit dans les eaux douces en Europe.


    • Origine du nom : du latin albulus blanchâtre.


    • Description


    •  elle a une nageoire caudale allongée aux écailles argentées.
      Les qualificatifs pour décrire l’ablette sont nombreux.
      Certains sont liés à son aspect physique, sa belle robe d’écailles argentées, d’autres à la forme de son corps, fin et élancé, d’autres encore concernent son tempérament capricieux et imprévisible...

    • Le corps comprimé latéralement est couvert d’écailles qui se détachent facilement.
      La bouche en oblique, nettement dirigée vers le haut, laisse apparaître une mâchoire inférieure plus longue que la supérieure, ce qui lui permet d’attraper facilement les proies venant de la surface.

    • La couleur argentée des flancs et du ventre donne au corps son aspect brillant que le dos gris-bleu, parfois vert, souligne. Les nageoires sont grisées.


    Habitat


    •  dans les courants lents des rivières et des fleuves, beaucoup plus rarement dans les lacs et les étangs.

    • Mode de vie : poisson grégaire qui vit en groupe dense.


    • Alimentation


    •  : petits mollusques, larves d’insectes, vers, petits crustacés et débris de végétaux.
      Comme tous les cyprinidés, l’ablette a un régime alimentaire très varié, elle s’adapte constamment à la nourriture disponible!
      Les alevins se nourrissent exclusivement de plancton, tandis que les adultes mangent le plus souvent ce qu’ils trouvent, vers, larves, mollusques, algues et divers débris végétaux.

    Pouvant évoluer à toutes les hauteurs d’eau, l’ablette consomment également des insectes aquatiques à tous les stades de leur évolution, mais aussi terrestres qui tombent accidentellement dans l’eau


    • Reproduction


    • : près des berges et sur les zones peu profondes, la femelle pond entre 1.000 et 2.500 œeufs.
      La ponte a lieu d'avril à juin sur le gravier ou sur les végétaux. La femelle pond environ 1000 oeufs. Les alevins restent longtemps groupés. 
      Pendant la période de reproduction le mâle est couvert de tubercules nuptiaux sur le dos et les flancs, et ses nageoires sont légèrement orangé.
    • Taille : 17 - 23 cm
    • Longévité : 3 à 6 ans
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