Historique [modifier]

Joueurs de boules, sur les Champs-Elysées vers 18402.
Joueurs de boules, vers 1840, par Charlet2.
Joueurs de boules dans l'avenue de l'Observatoire à Paris, par Gustave Doré, 18603.
Joueur de boules, par Paul Gavarni, 18584.

Le jeu de boules est aussi ancien que la civilisation des loisirs, passant d'Égypte en Grèce et aurait été introduit en Gaule par les Romains. Les boules ont d'abord été en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier. Mais, après les « bouleurs » du Moyen âge, l'âge d'or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance où la noblesse s'empare du jeu au même titre que le bilboquet et le jeu de paume (qui deviendra le tennis). Pour des raisons obscures, il semblerait que le jeu de boules ait été interdit au peuple de 1629 à la Révolution.

Dès le début du XIXe siècle, le jeu de boules (dont l'interdiction n'a d'ailleurs jamais été tout à fait respectée5) est répandu du nord au sud de la France. Dans Ferragus, (1833), Honoré de Balzac décrit les parties de boules du faubourg Saint-Marceau aujourd'hui Faubourg Saint-Marcel : « Cette esplanade, d'où l'on domine Paris, a été conquise par les joueurs de boules, vieilles figures grises, pleines de bonhomie, braves gens qui continuent nos ancêtres, et dont les physionomies ne peuvent être comparées qu'à celles de leur public. L'homme devenu depuis quelques jours l'habitant de ce quartier désert assistait assidûment aux parties de boules (...). Ce nouveau venu marchait sympathiquement avec le cochonnet, petite boule qui sert de point de mire, et constitue l'intérêt de la partie ; il s'appuyait contre un arbre quand le cochonnet s'arrêtait ; puis, avec la même attention qu'un chien en prête aux gestes de son maître, il regardait les boules volant dans l'air ou roulant à terre. Vous l'eussiez pris pour le génie fantastique du cochonnet. Il ne disait rien, et les joueurs de boules, les hommes les plus fanatiques qui se soient rencontrés parmi les sectaires de quelque religion que ce soit, ne lui avaient jamais demandé compte de ce silence obstiné(...)6. »

En 1850, la première société officielle, « le Clos Jouve », fut fondée dans la région de Lyon puis, en 1906, la Fédération lyonnaise et régionale ouvre la voie en 1933 à la Fédération nationale des boules qui deviendra Fédération française de boules (FFB) en 1942. Bien que regroupant nombre de jeux de boules (« boule des berges », « boule en bois », « jeu provençal »), la FFB fut dominée par le jeu de boule lyonnaise (128 000 joueurs en 1945), jusqu'au début du XXe siècle.

Au XIXe siècle, alors que chaque région, ou presque, introduit une variante d'usage, les méridionaux se passionnent pour la longue ou jeu provençal avec des règles simplifiées, le libre choix du terrain, mais où les tireurs font trois pas de course pour prendre leur élan. C'est ce jeu que Marcel Pagnol décrit dans ses souvenirs d'enfance (Le Temps des amours) et qui fut intégré dans le film Le Château de ma mère.

En 1904, un Alsacien du nom de Félix Rofritsch entreprit la fabrication des premières « boules cloutées » (en bois recouvert d'une carapace de métal, formée de clous) dans son atelier de la rue des Fabres, à Marseille, sous le label de « La Boule Bleue ».

Le jeu provençal donnera naissance en 1907 à la pétanque, lors de la partie historique à La Ciotat où un champion de jeu provençal, Jules Hugues dit « Lenoir », ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, s’est mis un jour, à tracer un rond, envoyer le but à 5-6 m, et, les « pieds tanqués », à jouer ses boules pour se rapprocher du cochonnet. Ceci se passait sur le terrain de boules d’un café « La boule étoilée » (terrain baptisé ainsi en clin d'œil aux boules cloutées de l'époque) dont les propriétaires s'appelaient Ernest et Joseph Pitiot. Les deux frères comprirent vite l'intérêt de ce sport, notamment Ernest qui s'appliqua à en finaliser les règles. La pétanque était née ![réf. nécessaire]

Joueurs de pétanque à Cannes

Il faudra néanmoins attendre le premier concours officiel à La Ciotat en 1910 pour que le mot soit officialisé. Le terme vient des mots de l'occitanprovençal « pied » et tanca « pieu », donnant en français régional l'expression « jouer à pétanque » ou encore « pés tanqués », c’est-à-dire avec les pieds joints et ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur peut prendre de l'élan. Les innovations sont les suivantes :

  • le jeu se pratique sur un terrain plus court ;
  • le joueur lance sa boule sans élan ;
  • les pieds joints, à partir d'un cercle tracé au sol.

Ainsi, une idée généreuse et humanitaire (on songe aux paralympiques !), allait faire le tour du monde, même si son succès est probablement lié à la simplicité des règles et la sociabilité avec la proximité des joueurs ensemble qui se parlent et s'interpellent.

La première boule en acier aurait été fabriquée en 1927 à Saint-Bonnet-le-Château, qui abrite à présent le Musée international pétanque et boules. La même année, les règles de la pétanque furent codifiées, mais ce n'est qu'en 1930 que les traditionnelles boules en bois cloutées furent remplacées par celles en acier. C'est à Jean Blanc que l'on doit cette évolution.

La Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP)7 voit le jour le 31 juillet 1945 quand, forte de ses 10 000 membres, elle peut enfin quitter la section provençale de la FFB . Quant à la Fédération internationale, elle fut fondée le 8 mars 1958 à Marseille, même si c'est en Belgique, à Spa, que ses premières bases furent jetées, un an plus tôt.

Championnats du monde [modifier]

Les Championnats du monde de pétanque ont été disputés 45 fois en Seniors, 12 fois en catégorie Jeunes et 12 fois en catégorie Féminines depuis le début à Spa (Belgique) en 1959. Tous les championnats se déroulent en triplettes. La France a gagné 42 fois avec 82 médailles (toutes catégories confondues). Les Championnats du monde de tir de précision se disputent depuis 2000.

Palmarès seniors :

  • 26 fois France : 1961, 1963, 1972, 1974, 1976, 1977, 1985, 1988, 1989, 1991 à 1996, 1998, 2001 à 2011
  • 4 fois Suisse : 1965, 1966, 1973, 1980 ;
  • 3 fois Tunisie : 1983, 1986, 1997;
  • 3 fois Maroc : 1984, 1987, 1990
  • 3 fois Belgique : 1959, 1981, 2000 ;
  • 3 fois Italie : 1975, 1978, 1979 ;
  • 2 fois Madagascar : 1999, 2011 ;
  • 1 fois Algérie : 1964 ;
  • 1 fois Espagne : 1971 ;
  • 1 fois Monaco : 1982 ;

Les 45e championnats du monde seniors ont eu lieu à İzmir, en Turquie du 7 au 10 octobre 2010, et la France a remporté la finale 13 à 12 face à Madagascar.

Les 10e championnats du monde de tir de précision ont été remportés par Bruno Leboursicaud (France) 34 à 12 face à Jean Manea (Tahiti).

Au tour préliminaire, le belge Claudy Weibel a battu le record du monde avec 66 points. Ce même record a été battu par le français Christophe Sévilla le 3 juillet 2011 à Macon avec 67 points. La meilleure performance de tous les temps reste en possession de Dylan Rocher avec 69 points en 2010 à Millau mais elle n'a pas été homologuée par la fédération internationale.

Palmarès seniors, tir de précision :

Palmarès jeunes :

Les 12es championnats mondiaux jeunes ont eu lieu à Monastir, Tunisie du 2 au 4 octobre 2009, et l'Italie a remporté la finale 13 à 6 face à la France.

Palmarès jeunes, tir de précision :

  • Danemark : 2001
  • Belgique : 2003
  • France : 2005
  • Thaïlande : 2007
  • Thaïlande : 2009

Les 5es championnats mondiaux jeunes de tir de précision ont eu lieu à Monastir, Tunisie du 2 au 4 octobre 2009. Sarayoot Kaewpudpong, Thaïlande a remporté la finale 30 à 23 face à Alexandre Dylan, Belgique.

Palmarès féminines :

Les 12es championnats mondiaux féminins ont eu lieu à Suphanburi, en Thaïlande du 12 au 16 novembre 2009, et la Thaïlande a remporté la finale 13 à 10 face à la France.

Palmarès féminin, tir de précision :

  • Espagne : 2002
  • Thaïlande : 2004
  • 2 France : 2006, 2009 (Angélique Papon)

Les 5es championnats mondiaux de tir de précision féminins ont eu lieu à Suphanburi, en Thaïlande du 12 au 16 novembre 2009. Angélique Papon (France) a remporté la finale sur le score de 41 à 33 face à Ines Rosario, (Espagne).

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