Les cultures du monde

l'histoire de la cote d'ivoire

L'identification des personnes vivant en Côte d'Ivoire a toujours été une préoccupation majeure pour tous les gouvernements depuis l'indépendance. La Côte d'Ivoire a marqué sa volonté de maîtriser sa population à travers diverses lois et structures chargées de la mise en oeuvre des projets d'identification des personnes. STRUCTURES ET LOIS RELATIVES A L'IDENTIFICATION      


Histoire pré-coloniale

En 1842, est signé le traité de protectorat de Grand-Bassam. La Côte-d'Ivoire devient officiellement une colonie française le . Le capitaine Binger, qui partit de Dakar pour rallier Kong, où il rencontra Louis Marie Marcel Treich-Laplène (un commis d'Arthur Verdier), fut le premier gouverneur. La capitale était à Grand-Bassam. Il négocia des traités frontaliers avec le Royaume-Uni (pour le Liberia) et plus tard commença une campagne qui dura jusqu'en1898 contre Samory Touré, un chef guerrier malinké guinéen.

De 1904 à 1958, le pays est inclus dans la Fédération de l'ouest africain français appelée Afrique-Occidentale française(AOF). C'était une colonie et un territoire d'outre-mer pendant la Troisième République. Jusqu'à la période suivant laSeconde Guerre mondiale, les affaires gouvernementales sont caractérisées par l'association qui faisait des habitants des colonies des sujets français sans droit de représentation. Sa capitale est Bingerville jusqu'en 1933, puis Abidjan.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Régime de Vichy garde le contrôle du territoire jusqu'à la fin 1942 : l'AOF se rallie ensuite à l'exécutif d'Alger, et passe l'année suivante sous l'autorité du Comité français de Libération nationale. La conférence de Brazzaville en 1944, la première assemblée constituante de 1946 et la gratitude de la France pour la loyauté des Africains poussèrent à des réformes à partir de 1946. La citoyenneté française fut accordée aux sujets africains, le droit de s'organiser politiquement leur fut reconnu, et le travail forcé fut aboli par la loi du 11 avril 1946, proposée par Félix Houphouët-Boigny.

En 1956, la loi-cadre de réforme de l'outremer décida du transfert de nombreux pouvoirs de Paris vers des autorités locales et d'une plus grande uniformisation des conditions de vote.

L'indépendance

Les étapes


Félix Houphouët-Boigny, acteur majeur de l'indépendance ivoirienne

En , la Côte d'Ivoire devient une république autonome par le référendum, qui crée la Communauté françaiseentre la France et ses anciennes colonies. Elle est alors dirigée par un premier ministre, Auguste Denise, auquel succèderaFélix Houphouët-Boigny en . Avec cette autonomie la Côte d'Ivoire ne devait plus partager ses richesses avec les autres colonies pauvres du Sahel, le budget de l'administration ivoirienne augmenta ainsi de 152%. Le l'indépendance prend effet. Le pays reste cependant très lié à la France :

  • sa monnaie est dirigée par la Banque de France, par le biais de l'union monétaire d'Afrique occidentale (franc CFA) ;
  • de nombreux investissements français rendent l'économie ivoirienne dépendante de la France.

L'ère Houphouët-Boigny [ modifier | modifier le code ]

Le président-fondateur est Félix Houphouët-Boigny. Il le resta à vie, s'appuyant sur son parti unique, le Parti démocratique de la Côte d'Ivoire (PDCI). Il est également un des fondateurs du Rassemblement démocratique africain (RDA), parti politique d'avant l'indépendance pour toute l'Afrique occidentale française (exceptée la Mauritanie).

Il commence sa carrière en 1944 en fondant le Syndicat agricole africain, qui fut le noyau du PDCI. Après la Seconde Guerre mondiale, il est élu d'une courte majorité à la première assemblée constituante. Il représente ensuite la Côte d'Ivoire à l'Assemblée nationale de 1946 à 1959, se consacrant essentiellement aux organisations politiques inter-territoriales au sein de l'AOF, et à l'amélioration des conditions de travail. Il est également ministre de la République trois ans durant.

Il devient le premier premier ministre de la Côte d'Ivoire en avril 1959, et en 1960 est élu président. Il est ensuite constamment réélu de cinq ans en cinq ans à partir de 1965. Son parti unique, le PDCI-RDA, occupe tous les sièges de l'Assemblée nationale.

Politique extérieure [ modifier | modifier le code ]

En mai 1959, Félix Houphouët-Boigny crée le Conseil de l'entente avec le Niger, la Haute-Volta (Burkina Faso), le Togo, et le Dahomey (Bénin), organisation de développement économique. Il affirme que la seule voie pour la solidarité africaine est le développement économique progressif et la coopération politique, reconnaissant le principe de non-intervention dans les affaires internes des États africains.

Le , il signe un accord d'assistance militaire avec la France. Cet accord est également signé par le Dahomey et le Mali.

Politique intérieure d'Houphouët-Boigny [ modifier | modifier le code ]

Sous des dehors de sage africain, résolvant les problèmes par la discussion, Félix Houphouët-Boigny brisa ses opposants grâce au système des faux complots. Il réprima dans le sang plusieurs révoltes régionales, comme celle de l'ethnie Bété en 1970. D'un autre côté, il s'alliait aux cadres du pays, en leur permettant de tirer les bénéfices du développement du pays.

En 1964, la polygamie est abolie.

Les années 1970 à 1985 furent plus calmes, grâce à l'habileté politique du président, qui achetait ses opposants, et grâce à la bonne situation économique. La dégradation de celle-ci, au cours des années 1980, provoqua une agitation étudiante, la révolte de barons du régime et la naissance d'une opposition clandestine. Les manifestations étudiantes du révèlent en Laurent Gbagbo un leader d'opinion (l'interdiction d'une de ses conférences est la cause immédiate du mouvement), qui fonde le Front populaire ivoirien (FPI), et s'exile en France.

Le , Yamoussoukro devient la capitale politique et administrative de Côte d'Ivoire.

Félix Houphouët-Boigny a cependant préparé, en fin de règne, la voie vers la démocratisation en 1990 par quelques réformes :

  • les partis politiques sont autorisés le 5 mai (14 se forment).
  • pour la première fois, il y a deux candidats à l'élection présidentielle : Laurent Gbagbo obtient 18 % des voix face au président sortant.
  • et des élections pluralistes, où les étrangers notamment burkinabés sont électeurs, ont lieu : le PDCI-RDA remporte 175 sièges, contre 8 au FPI.

Malgré ces avancées, Laurent Gbagbo est arrêté après les manifestations étudiantes de février 1992, et emprisonné pendant quelques mois, ainsi que son épouse,Simone Ehivet Gbagbo.

Félix Houphouët-Boigny décède le .




 
La cuisine 
La cuisine ivoirienne est l'une des plus variées d'Afrique de l'Ouest. Les Ivoiriens sont de fins gourmets
Le foutou : le plat national. Deux versions : banane ou igname. Boules compactes avec une sauce délicieuse aux « graines » et servies avec du poisson ou de la viande.
- L'aloko : grosses bananes coupées en tranches frites dans de l'huile.
- Le poulet braisé : rien à voir avec nos grillades desséchées !
- Le kedjenou : poulet, poisson ou agouti en sauce à la tomate. Un régal !
- L'agouti (ou rat de brousse ; en fait, il s'agit du ragondin) : un des plats préférés des Ivoiriens. Sa chair fait penser à celle du lapin
- Et, bien sûr tous les fruits tropicaux : mangue, papaye, bananes, ananas.
-L'attiéké

Les boissons
Le bangui, la sève du palmier, d'aspect blanc laiteux, à la fois amer et sucré.
- Attention au tchapalo, de la bière de mil.
- Le kotoukou est l'eau-de-vie produite à partir du bangui.
- Enfin, on trouve de la bière Flag à peu près partout.