Les cultures du monde

m ayotte

fiche d'identité
Statut : cette ancienne collectivité française d'outre-mer est devenue en mars 2011 un département d'outre-mer.
- Superficie : 374 km², répartis entre Grande-Terre (363 km²), Petite-Terre (11 km²) et une trentaine d’îlots non habités.
- Population : 212 645 habitants 
- Densité : 511 hab./km².
- Préfecture : Mamoudzou.
Monnaie : l’euro.
- Langues : le français est la langue officielle, mais de nombreux Mahorais parlent surtout le shimaoré (« parlé mahorais ») ou le shibushi. Mais les jeunes ont tendance à mieux parler le français que le shimaoré.
- Religion : 95 % de musulmans, environ 4 % de catholiques et 1 % de protestants.
- Peuples et ethnies : bienvenue en Afrique ! Les Mahorais de souche, 95 % des habitants de ce petit territoire français, sont d’origine bantoue. On compte aussi plusieurs familles indiennes, souvent venues s’installer sur l’île pour faire du commerce, mais aussi des Malgaches et quelques Réunionnais. Les M’zoungous (ou Wazoungous) représentent à peine 2 % de la population à Mayotte. Ce sont des métropolitains, la plupart en poste sur l’île pour généralement deux à quatre ans : enseignants, militaires ou personnels de santé.
- Démographie : la population mahoraise est jeune (plus de la moitié a moins de vingt ans) et croît à toute vitesse… Elle progresse de 4 % chaque année, notamment grâce à un fort taux de fécondité (4,1 en 2012), mais aussi en raison d’une importante immigration illégale. On estime que les clandestins représentent 30 % de la population de l’île.
- Espérance de vie : 77 ans 
- Taux de chômage : 27%
 
 
Mayotte est devenu en 2011 le dernier département français. Mayotte est connu sous le nom de l'ile au parfums. Sa végétation luxuriante offre une multitude de plantes à parfum. Mayotte possède l'un des plus beaux lagons du monde (1 100 km²), limité par une barrière récifale de 160 km de long. A mi chemin entre l'Equateur et le tropique du Capricorne, Mayotte est sous l'influence d'un climat tropical, humide à deux saisons.
 La mode
Les tenues traditionnelles font parties du spectacle lorsqu'on arrive à Mayotte. Les femmes s'habillent traditionnellement d'un "Lambawani" qui se compose de deux parties: le Saluva qui est un paréo, c'est à dire une jupe et d'un kishali. Le Salouva et la partie maîtresse de l'ensemble. Il est composé d'un tissu à motif et à couleur locales mais aussi modernes. De réalisation très simple, il s'enfile sur les habits de la femme, jusqu'à la poitrine ou on fait un noeud pour maintenir cette partie à la hauteur des seins. Qant au kishali, il peur être juste posé sur l'épaule comme une écharpe, ce qui donne l'air plus moderne à la femme. Il peut être aussi porté sur la tête, en couvre


Il est commun d'observer des masques de beauté (m'sindzano), principalement à base bois de santal râpé mélangé à de l'eau, sur les visages féminins. Les cheveux, après un lavage avec une décoction de kapokier, étaient parfumés et tressés de façon savante. La chevelure était agrémentée avec des fleurs choisies pour les fêtes.


 

Mariage

Le haroussi est une fête qui dure en moyenne deux semaines à Mayotte pour sceller l'union d'un couple.  C'est l'occasion pour la famille du mari de montrer à tout le village sa valeur est sa richesse. L'homme doit normalement offrir à sa promise une dote définie par la religion à un montant de Cinq riyals [bien sur montant fixé depuis les temps anciens]. Mais bien évidemment, pour montrer sa valeur et sa réussite, les hommes, souvent, offre un montant qui commence de 2 000 à 30 000 euros.

 

A cela s'ajoute tout l'électroménager pour le foyer [four, frigo, télé, radio, micro-onde,…] et quelques « Pawouni » [ensemble de parures]. Voici donc ce qu'on attend du mari ! Pour cela une longue tractation s'opère entre les familles, non seulement pour fixer les termes du mariage et la dote, mais aussi pour la programmation des manifestations. Les termes acceptés par la famille, les festivités peuvent commencer.

 

Le grand jour arrivé, le marié est habillé comme un calife, un cheik, entouré des ses deux témoins, les hommes l'accompagnent au rythme du « Mchogoro » vers le lieu de la cérémonie. La femme quant à elle, reste dans le domicile familiale et attend l'arrivée de son future époux. Entre-temps, elle est maquillée comme une princesse des mille et une nuits. Henné et colliers en or, masque de beauté et parfum, elle est prête…Le cadi célèbre l'union religieusement. Dans le passé cela suffisait à reconnaître le mariage civilement et religieusement. Depuis la loi sur l'abrogation de la polygamie, les nouveaux couples doivent obligatoirement se marier civilement devant les mairies dépositaires du droit commun.

 

Les festivités de mariage sont entièrement financées par la famille de la femme, puisque l'homme a « avancé » l'argent. De la réussite du mariage dépend donc les manifestations programmées. Sont invités à festoyer tous les villageois, et d'ailleurs l'invitation se fait souvent après la prière de vendredi, en public.

 

Pour que le mariage réussisse, il faut plus qu'une famille pour l'organisation. Heureusement, la plupart du temps, les mères des deux familles appartiennent à des «Shamas», associations de femmes qui se mobilisent à cette occasion pour apporter à chaque famille l'aide logistique et financière nécessaire.



La cuisine

A Mayotte, traditionnellement, il n'y a pas d'heure fixe pour manger.
Et si, par hasard, une personne vient au moment où on mange chez nous, obligatoirement et par respect, on doit l'inviter à partager le repas. On dit : "Karibu ule" ("Assieds-toi et mange."). Si elle répond : "Marahaba tsi cura" ("Merci, je suis rassasié."), on doit se soumettre à sa volonté. Mais si on ne l'invite pas, elle va dire dans le quartier que nous ne sommes pas hospitaliers. Et c'est mal vu par la population.

 

A Mayotte, on a l'habitude de manger trois fois par jour.
Le matin, traditionnellement, on mange le reste du repas de la veille (keya en shimaoré, enkera en shibushi) et de la bouillie de riz et d'eau (pangu ou empangu ). On peut aussi manger du pain avec du thé (de l'eau bouillie avec de la cannelle - les feuilles et l'écorce en bâtons -, ou des feuilles de citronnelle) ou ne rien manger du tout.

Le midi , le repas, qui est souvent constitué debata bata(bananes et/ou manioc et fruits à pain bouillis) avec de la viande et du piment. Mais on mange aussi du riz, des mabawas (ce sont des ailes de poulet), ou du kakamuku(poisson bouilli avec du tamarin, du safran et des oignons).
Les Mahorais aiment bien servir les plats avec du piment écrasé (putu ou pili pili), mélangé avec du sel chinois (du glutamate).

Po ur le repas du soir, avant six heures, tout doit être préparé. Ce sont les jeunes filles qui font la cuisine. On mange souvent du riz et du mataba (brèdes de manioc cuites dans le lait de coco) avec des achards de mangue (tchari ya manga) , de papaye verte ou de tamarin.
On n'est pas obligé de se réunir pour le moment du repas. Quand il est prêt, ceux qui sont à la maison mangent et on garde une partie pour les autres, qui mangeront à leur
retour. Dans de nombreuses familles, le mari mange tout seul et il est servi le premier. Quand on commence le repas, on dit : " Bismillah" ("Je mange grâce au nom de Dieu.")  
On est assis par terre, sur une natte. On mange avec une cuillère ou avec les mains.
Après le repas, on boit un verre d'eau et on dit "Alhamdoulilahi
" ("Je remercie Dieu de nous avoir donné cette nourriture")