Etymologie
De l'os au métal, l'évolution du patin
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Le patinage comme moyen de locomotion
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Le patinage devient un loisir
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Le patinage devient un sport reconnu
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Les sauts
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L'ouverture des compétitions aux femmes
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Le patinage artistique, premier sport d'hiver olympique
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Sonja Henie, première grande vedette d patinage
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La fin des figures imposés
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Le premier grand scandale du patinage L'affaire Harding/Kerrigan
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Le scandale qui a révolutionné le patinage
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Modification du système de notation
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Simplification des épreuves en danse sur glace
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Le mot «patin» vient du grec πᾰτεῖν [patein] qui signifie «marcher». Le mot anglais skate vient du néerlandais schaats, qui veut dire «os de la jambe».

Les tous premiers patins qui ont été retrouvé, étaient faits en os de cheval ou de bœufs.

 Plus tard, ce seront des chaussures avec une lame en métal affûtée attachée par des lacets en cuir. 

 De nos jours, les patins sont des bottines en cuir avec une lame vissée sous la semelle.


Dès le XIIIe siècle, les hollandais se rendirent compte que le patinage pouvait leur faciliter la vie. Il devint un moyen de locomotion très répandu. Les hollandais pouvaient ainsi facilement aller d’un village à l’autre en patinant sur les rivières gelées ! Ce sport gagna ensuite l’Angleterre, avant de s’étendre à toute l’Europe et aux États-Unis. 

Ce n'est que vers le XIXe siècle que le patinage devint une distraction pour l'aristocratie européenne. Tout le monde aimait alors se balader sur les lacs gelés, les canaux de Versailles, ou encore sur les étangs de Gentilly…
Le patinage connaît une révolution grâce à un américain, qui y intègre la dimension de danse en 1860. Le premier club de patinage se créé en 1865 à Paris. Il se nomme le Cercle des patineurs. Bientôt toute l'aristocratie est conquise par ce sport.


Les premières compétitions de patinage artistique furent organisées dans 

les années 1880. 

En 1892, l'International Skating Union (la Fédération internationale) est fondé

à Scheveningen, aux Pays-Bas. 

En 1896, les premiers championnats du monde furent organisés à Leningrad 

(Saint Pétersbourg). 

En 1903, la Fédération française des sports d'hiver et des sports athlétiques 

est née et en 1942 la Fédération française de sports de glace voit le jour à 

son tour.

 

C'est également à cette époque que les principales figures du patinage

sont créées.


Les sauts sont souvent nommés en hommage à leur inventeur par le nom ou le prénom, ou à celui qui les a popularisés.
Ainsi, le norvégien Axel Paulsen a inventé en 1882 un saut comportant 
un tour et demi, nommé Axel. Le suédois Ulrich Salchow a exécuté en 1909 
un nouveau saut, le Salchow.
Le saut de boucle est parfois nommé Rittberger en hommage à l'allemand 
Werner Rittberger qui l'a inventé en 1910. Bruce Mapes est le seul 
contre-exemple en n'ayant pas donné son nom au flip bien qu'il en soit
l'inventeur.
L'autrichien Alois Lutz a donné son nom au saut à contre-rotation
Lutz en 1913.
C'est en 1925 que Karl Schäfer passe le premier double saut de l'histoire, 
un double boucle.
L'américain Dick Button accomplira le premier triple en 1952, le triple boucle.
Le premier quadruple saut sera un quadruple boucle piqué, réussi par le 
canadien Kurt Browning, en 1988. Le premier quadruple lutz en compétition internationale est réalisé le 12 novembre 2011 par l'Américain Brandon Mroz, au Trophée NHK à Sapporo.


Les premières compétitions de patinage artistique étaient réservées aux hommes, les femmes n'ayant pas le droit de concourir entre elles. C'est dans ce contexte que la patineuse britannique Magde Syers décida tout de même de participer aux championnats du monde de 1902 et se classa 2e ! Les premiers championnats du monde féminin furent créés en 1906 et les deux premières éditions furent remportées par cette même patineuse. Le patinage artistique est resté pendant longtemps la seule compétition autorisée aux femmes.

Le baron Pierre de Coubertin, qui avait redonné à ses contemporains le goût  des Jeux olympiques, ne pensait dans un premier temps qu'à mettre dans ce  concours les sports qui se déroulent dans un stade comme l'athlétisme. C'est  sous la pression des scandinaves qu'il accepta d'inclure le patinage artistique  dans les disciplines olympiques. 

C'est ainsi que les premières épreuves olympiques de patinages artistiques  se déroulèrent lors des Jeux olympiques d'été à Londres en 1908 !!!
Le suédois Ulrich Salchow devint le premier champion olympique de patinage  artistique. Cependant, le patinage artistique disparutdes Jeux olympiques d'été,  afin de protéger les Jeux Nordiques, quise déroulaient depuis 1883. Après de  nombreuses discussions avec le CIO, le patinage refit son apparition dans les  Jeux Olympiques d'été en 1920. Le 27 mai 1925 est voté par le CIO (à 45 voix  contre 15) l'instauration de Jeux olympiques d'hiver. Depuis cette date, le patinage artistique
a rejoint les sports d'hiver.  

Avant l'irruption de Sonja Henie sur la scène sportive, le patinage artistique féminin n'était qu'une danse sans âme ou une succession de figures convenues. Avec la Norvégienne, ce sport évolua et allait dès lors connaître un engouement qui ne se démentirait plus. Elle osa patiner en jupe courte ; son registre se à un charme certain et à une pointe d'humour qui l'aida à conquérir les foules. En outre, elle fut la première à s'appuyer sur une chorégraphie inspirée de la danse pour exécuter son programme lors des compétitions. Les succès de Sonja Henie- trois fois championne olympique (1928, 1932, 1936), dix fois championne du monde (1927 à 1936) et six fois championne d'Europe (1931 à 1936) - et son charisme ont donc permis peu à peu à cette discipline de sortir de l'anonymat : tout au long de sa carrière, vingt millions de spectateurs sont venus l'applaudir.. Après sa carrière de patineuse, elle s'est lancée dans le métier d'actrice et est partie faire une brillante carrière aux États-Unis. 


Durant cette épreuve, les patineurs reproduisaient les figures le plus fidèlement possible. Pendant plus de cent ans, les figures imposées représentaient un pourcentage très important dans la note finale. Ceux-ci pénalisaient beaucoup de patineurs qui étaient d'excellents interprètes mais qui n'étaient pas très bons dans ces figures. Heureusement pour les uns, et malheureusement pour d'autres, les figures imposées furent abolies en 1991. De nombreux nouveaux patineurs ont ainsi pu prétendre gagner les compétitions en montrant tout leur talent. 

En 1994, lors des championnats des États-Unis qui permettent la sélection pour les Jeux Olympiques, Nancy Kerrigan est agressée par un inconnu à coup de barre de fer au genou. C'est l'ancien mari de Tonya Harding, principale rivale de Nancy, qui est à l'origine de cette agression. La presse du monde entier fait l'écho de cette affaire et les lecteurs se passionnent pour ces deux patineuses que tout oppose, Nancy Kerrigan surnommée "La Princesse de Boston" et Tonya Harding, jeune femme à l'enfance modeste et difficile. Nancy et Tonya iront finalement toutes les deux aux Jeux Olympiques et les faits et gestes des deux patineuses sont relatés partout, davantage que le déroulement de la compétition!
En 2002, aux Jeux Olympiques de Salt Lake City, la compétition voit 
s'affronter deux couples au niveau similaire : les russes Bereznaya/
Sikharulidze et les canadiens Sale/Pelletier. 
Les russes remportent le titre en raison d'un programme plus difficile
techniquement à défaut d'être patiné sans erreur. Mais ce résultat 
fera scandale dans la presse américaine et mondiale. On apprend que
la Fédération Française de patinage a fait pression afin de favoriser le
couple artistique russe dans le but de protéger le titre des danseurs 
français Annissina/Peizerat. Afin de calmer les médias, une seconde 
médaille d'or est remise aux canadiens.                                            
La fédération internationale de patinage se rend compte qu'il est temps
de changer la notation des compétitions afin de retrouver de la crédibilité.


Le Système d'évaluation ISU (aussi connu sous le terme Code de points) fut introduit en réaction à un scandale d'arbitrage dans l'épreuve de patinage en couple aux Jeux olympiques d'Hiver de Salt Lake City en 2002. Remplaçant le système de notation sur 6,0, il fut testé au Grand Prix ISU de 2003-04 avant d'être mis en place dans toutes les compétitions ISU de 2004-05. Il fut utilisé pour la première fois aux jeux olympiques d'hiver de 2006.

Avec le système sur 6,0, les juges notaient les patineurs les uns par rapport aux autres. Les notes reflétaient l'impression générale d'un programme. Avec le système de notation ISU, chaque élément individuel reçoit une valeur en points et les patineurs essaient d'accumuler le plus grand nombre de points possible.
Les scores se répartissent en deux catégories : Le score des éléments techniques (TES) et le score des composantes du programme (PCS). Il s'ajoutent l'un à l'autre pour déterminer le score total du segment (TSS) pour chacun des patineurs dans chaque programme. Les résultats finaux sont déterminés en ajoutant les TSS obtenus par un patineur dans chacun de ses programmes. Un barème très précis fut mis en place : Le patineur reçoit par exemple sept points pour la réalisation d'un triple axel. Mais ces points peuvent être augmentés où pénalisés en fonction de la qualité de la réalisation. Si le saut est parfait, le patineur peut recevoir au maximum trois points en plus. Dans le cas contraire, le patineur peut se voir retrancher jusqu'à trois points de la note de base du saut. La note artistique est divisée en catégories : habileté en patinage, transitions entre les figures, qualité d'exécution, chorégraphie, interprétation. L'addition des points donnés par les juges techniques et des points donnés par les juges artistiques donnent le score du patineur. 

La disparition des danses imposées en danse sur glace ne fut mis en place que lors de la saison 2010/2011. Cette épreuve (où les patineurs doivent tous réaliser les mêmes pas sur la même musique) ne comptait que pour une très faible part de la note finale. La fédération internationale choisit de mixer la danse imposée et la danse originale afin de ne créer qu'une seule épreuve : la danse courte. Les patineurs ont le droit de donner leur propre interprétation d'une danse, tout en devant intégrer dans leur programme un passage de danse imposée. Désormais, les compétitions de danse sur glace ne comprennent donc plus que deux épreuves, la danse courte et la danse libre.


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