Samedi 14 septembre 2013 :

Comme convenu ce samedi, nos quatre équipages se retrouvent à midi sur le port de Granville au terme d’un agréable rallye normand. D’ailleurs, les cloches de l’église Notre-Dame nous le confirment : il est bien midi. Du pur timing LFD !
D’un commun accord, c’est face au port de plaisance, dans le claquement des haubans, le vent salin et les cris des goélands que nous partageons notre pique-nique. Claudine et Denis nous font la surprise d’un apéritif savoureux ; Jacqueline et Christian nous font goûter la meilleure andouille de Vire de la région. (originale découverte gustative pour Steven, laquelle s’accommode fort bien de sa quiche aux green beans !)
Après nous être installés au centre régional de nautisme de Granville où il nous faut répartir les chambres courtoisement et à bon escient, nous partons à la découverte de la ville : de rues commerçantes à la ville haute, le guet et le fort, le sentier des remparts nord, la promenade du Plat Gousset le long du front de mer et en haut d’une solide volée d’escaliers, le charmant jardin et la maison de Christian Dior (un nom qui fait rêver nos compagnes au passage). Redescendant vers le centre ville, nous mettons le cap sur un pub, qui n’a d’anglais que le nom, pour une pause désaltérante en terrasse ensoleillée.
Puis, nonchalamment, de retour vers le port, nous flânons devant les boutiques : ici une belle poissonnerie jouxtant un salon de coiffure (la coupe poulpe avec une raie sur le côté, s’il vous plaît) ; là, de la porcelaine anglaise, une paire de docksides, une coquette marinière et un gigot de pré-salé… Belle balade revigorante et même ravigorante, en tout cas qui nous acclimate aussitôt.
Nous dinons de bonne heure au centre, et après une tournée de boissons chaudes au bistro du coin (qui ne s’attendait vraiment pas à ça) sonne l’heure du coucher… Enfin… le temps que les fous rires ne s’apaisent dans la chambre 3 ! A demain, 6 heures sur le pont, moussaillons !
Dom
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Dimanche 15 septembre :

Aujourd’hui nous nous levons de bonne heure pour le but principal de notre visite, le Mont Saint Michel.
Nous avons rendez vous avec Virginie, notre guide pour la journée. Au programme, la traversée de la baie jusqu’à la petite ile de Tombelaine puis retour, en traversant le Couesnon, petit fleuve qui sépare la Normandie de la Bretagne et qui se jette au pied du Mont Saint Michel.
La matinée se termine par un jeu qui consiste à créer un sable mouvant, en tapotant des pieds sur quelques mètres carrés de sable. Certains, un peu frileux, restent à l’écart et regardent, alors que d'autres plus joueurs, se laissent enfoncer jusqu’aux genoux... Pas facile de se sortir de là et l'expérience est intéressante !
Le pique nique au soleil marque la mi-journée, précédé par un bon lavage de pieds.
Vers 14h, nous débutons la visite du Mont en lui même et de la magnifique basilique. Nous nous y rendons par la plus petite rue, celle des cocus, où les plus costauds d'entre nous ont du mal à passer. J'ai l'avantage d'être gringalet et je me faufile aisément !
Les Anglais qui ont tenté à plusieurs reprises d'attaquer le Mont Saint Michel, sans succès, en prennent pour leur grade... Je ne tiens pas rigueur à notre guide de charrier mes origines toutes les 3 minutes !
Après de nombreuses explications historiques et des anecdotes croustillantes, notre visite s'achève. Tout le monde rentre à Granville, ravi de cette belle journée !
Steven.
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Lundi 16 septembre :

Le troisième jour de notre expédition en terre normande était prévu à Chausey.
Cet Eden minéral se mérite, la traversée depuis Granville reste une petite aventure, étant donné les forts courants et les très fortes marées.
A cela s’ajoutent à l’arrivée, chaos d'îles, de bancs de sable, de vasières, de hauts-fonds et de chenaux tortueux qui nécessitent compétence nautique et navigation soignée.
C’est donc vaillamment, mais avec appréhension, que certaines sont montées à bord du « France II » lundi matin, pour découvrir cet archipel authentique et sauvage, répertorié comme “site classé”.
Sujette au mal de mer, j’ai pris conseil auprès de notre président, qui a embarqué, tel Christophe Colomb sur le Santa Maria, accompagné du Capitaine Dominik, « mille millions de mille sabords ! ».
Nous sommes donc partis, pour une traversée d’une heure….. sous un vent à décorner les bœufs !
Le meilleur emplacement ? Dehors, en haut à l’avant : ça ne vous rappelle pas un film ça ?
C’était l’occasion : faire la traversée à la Kate Winslet !! Sauf que je n’ai pas eu le temps de finir le premier couplet. Au cinéma c’est sur fond vert, moi j’avais les vagues….en pleine figure.
Malgré les éléments déchainés, grâce aux bons conseils de Colomb, pardon de Steven, à l’air frais et à ma grande concentration, j’ai presque réussi l’exploit d’une traversée sans nausée……presque.
Mais sur la terre ferme, un pantalon changé et un thé plus tard, j’avais oublié ce moment difficile : Comme tout le groupe, j’ai été embarquée par la beauté du lieu.
D’à peine un kilomètre et demi de long, la grande Ile présente une appréciable diversité de paysages.
Au cours de notre randonnée, nous avons découvert sur la pointe de la Tour, pins maritimes, jardins rocailleux, villas blanches et végétation grasse qui rappellent immanquablement la méditerranée.
La météo très changeante, grain / soleil, grain /soleil, nous a obligé à nous abriter brièvement de temps à autre.
Heureusement, la pause pique-nique dans un espace superbe, sous de grands conifères en bordure d’océan, a été l’occasion de lézarder au soleil.
La Grande Ile est la seule à être peuplée. Une cinquantaine de maisons se partagent les lieux, reliées par un mince réseau de chemins pierreux ou sablonneux, qui serpentent entre les buissons de genêts et les touffes d'ajoncs. Pas de route ni voiture là-bas, seuls circulent des tracteurs.
Le phare culmine à 39 mètres et Chausey compte six plages de sable blanc et fin. Les trois plus grandes sont dévolues aux touristes et à la baignade. Les trois petites anses sont plutôt réservées aux bateaux Chausiais.
Les équipements à Chausey sont réduits au strict minimum, il n'y a ni pharmacie, ni pompe à essence, seule une épicerie - boulangerie - tabac est ouverte de Pâques à la Toussaint.
Côté hébergement, la Ferme de Chausey propose des gîtes du mois de février à décembre. Le petit Hôtel du Fort et des Iles n'est ouvert que quelques mois dans l’année et le camping est interdit.
Sont ouverts en saison, le restaurant de l'Hôtel et une crêperie qui jouxte l'épicerie.
C’est là que les gourmands de la Foulée Douce se sont retrouvés pour déguster une crêpe au caramel beurre salé dans l’après-midi.
La jeune serveuse nous a reçus avec le sourire mais le patron bourru n’est absolument pas commerçant.
L’épicière charmante, nous a conseillé une boisson gazeuse à base de cola pour éviter le mal de mer. Et nous avons accueilli, avec soulagement, sa prédiction d’un retour vers Granville, calme, grâce à une marée haute et un vent arrière.
16h30 Embarquement de la croisière s’amuse et arrivée à Granville triomphante : Pas de mal de mer !
Nous nous sommes séparés, ravis par ce grand week-end en Normandie.

Un grand merci à Steven qui a pris le temps de préparer cette sortie pour tous et merci aux participants pour leur générosité, leur gentillesse et leur bonne humeur.
Nous étions une « bande de Bachi-bouzouks » du « tonnerre de Zeus » !
Valérie.
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