De Gustave Eiffel à Manfred Curry

Gustave Eiffel est considéré comme le père de l’aérodynamique moderne. Celui-ci a passé les vingt dernières années de sa vie à étudier la résistance de l’air.

En 1903, la même année que le premier vol des frères Wright, Gustave Eiffel a testé ses expériences depuis le second étage de sa tour. Celles-ci visaient à comprendre le lien entre l’accélération de l’engin dû à sa chute et le moment où la résistance de l’air a compensé la gravité et le mouvement de la chute. Dès 1910, l’ingénieur réalisait chacune de ses expériences dans différente condition climatique pour affiner ses résultats.

Ses expériences en soufflerie ont permis de comprendre l’une des premières avancées qui est de déterminer le fait que la dépression sur l’extrados d’une aile est plus forte que la pression sur l’intrados pour assurer la tenue en l’air d’un aéroplane.

Gustave Eiffel a continué à rechercher et à comprendre ces phénomènes jusqu’à la fin de sa vie.



















 

Le créateur de la tour Eiffel avait énoncé tous les principes du fonctionnement des voiliers dans ses expériences.

Toutes les expériences de Gustave Eiffel ont été reprises par Manfred Curry quelques années après sa mort.

 

Manfred Curry était un jeune régatier lorsqu’il a découvert les traités de Gustave Eiffel. Il a ensuite très vite compris que l’aérodynamique de la voile lui permettrait de gagner ses régates.

Inspiré par les découvertes d’Eiffel, le jeune homme n’a pas hésité à réaliser de nombreuses expériences sur des voiliers expérimentaux afin améliorer les performances de ses propres voiliers. Il a testé les bômes souples, des safrans déformables, des dérives à incidence variable…

 

Les expériences de Gustave Eiffel et de Manfred Curry ont été une étape importante dans l’histoire de la voile. Les inventions de Manfred Curry, qui sont encore utilisées aujourd’hui, comme le taquet-coinceur montre que Manfred Curry a laissé une trace de lui sur nos voiliers actuels. C’est d’ailleurs à cette époque que ce jeune régatier à créer une séparation entre les voiliers de plaisance et ceux de compétition.

 


Avionn.png

1- Le bord d’attaque de l'aile d'avion. C’est à partir d’ici que les filets d’air se séparent.


Le coté extrados est bombé, ce qui permet à l’air d’aspirer l'avion vers la zone de dépression et donc de voler.


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