COUPE DU JURA 2009/2010

 


Jura Lacs (en blanc) a souffert en seconde période face une équipe de Crotenay très volontaire  / Photo Pascal Bruley

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Les hommes de Charly Maire ont dominé Crotenay dans la douleur et rêvent d'une finale à domicile à Orgelet

Jura Lacs (B) 2 Crotenay 0 À Clairvaux. Jura Lacs (B) bat Crotenay 2-0 (mi-temps 2-0). Buts pour Jura Lacs (B) : Lopes (25') et Grospierre (43'). Avertissements : Jura Lacs : Leveque (28' et 79'), Barbosa (61'), Crotenay : Prevalet (44'), Perrin (73') Expulsion : Jura Lacs : Leveque (79'). > Jura Lacs : Spiller, Leveque, Paupe, Lagarde, Clerc, Dubief, Barbosa, Romano, Sertillange, Lopes, Grospierre, Jospeh, Yazar, Maire. > Crotenay : Fumey, Michel, udiffier, Besançon, Vanotti, Sartoris, Perrin, Prevalet, Simonet, Remond, Tassan, Dole, Petot, Blanc. Arbitre M. Vernet, 100 spectateurs.

La perspective de jouer une finale à la maison leur a donné des ailes. En dominant Crotenay dans la douleur, les joueurs du Pays des lacs ont pris une belle option pour la dernière marche hier à Clairvaux-les-Lacs.

Ils s'en sont remis à Lopes et Grospierre pour forcer la décision avant la pause. « On a assuré l'essentiel en ne prenant pas de but » résumait bien leur entraîneur-joueur Charly Maire. « Mais vu la physionomie du match, ce serait une grosse erreur de se croire arrivés… »

Difficile de lui donner tort. Car si Crotenay joue de la même manière le 24 mai à domicile, il faut s'attendre à une partie très ouverte dans la périphérie de Champagnole. Même menée 2-0, l'équipe de Jean-Claude Paget n'a jamais flanché et a fait jeu égal avec son hôte. Elle a illustré son bon parcours en coupe avec une détermination inouïe, à l'image d'une seconde période qu'elle a dominée de bout en bout. Dans la première, comme prévu, elle a commencé par souffrir. Jura Lacs s'est créé les meilleures occasions par Lopes (duel manqué, 16') et Grospierre (tir à bout portant au dessus, 23'), avant l'ouverture du score du premier nommé d'un coup-franc excentré (25'). Juste avant la pause, Grospierre a eu la bonne idée de faire le break d'une frappe à bout portant (43'). Tout le monde pensait alors l'affaire pliée, mais c'est mal connaitre cette équipe crotenaisienne. En jouant plus haut, plus vite et en prenant son adversaire à la gorge, elle a complètement inversé la tendance. Simonet a allumé la première mèche sur coup-franc (47'). Remond, en contre, voyait sa frappe échouer dans le petit filet alors que Spiller était battu (71'). Perrin (81'), Sartoris (84'), Vanotti (88'), Petot (92')... chacun y est allé de son tir mais Clerc et sa défense ont tenu bon jusqu'au bout, non sans frayeur. Au final, il n'a vraiment manqué que des buts au petit poucet de ces demi-finales. À dix jours du match retour, Jura Lacs est prévenu.

Benoit Mouget


 


FOOTBALL / COUPE DU JURA - LE progrès - CRéDIT AGRICOLE (DEMI-FINALE RETOUR)

Jura Lacs (B) finit le travail

  • Entre Jura Lacs (B) et Crotenay, il y avait une division d'écart et une fraîcheur bien supérieure chez les pensionnaires de 1ère division de district / Patrick Bonjour

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    Déjà vainqueurs à l'aller, les réservistes du Pays des Lacs ont validé sans frayeur leur billet pour la finale

    Crotenay 1 Jura Lacs (B) 4 A Crotenay, Jura Lacs (B) bat Crotenay 4-1 (mt 3-1, match aller 2-0). Environ 250 spectateurs. Arbitre: M. Schwab assisté de MM. Janez et Mathy Buts : Royet (20' sp) pour Crotenay; Paupe (33'), Grospierre (38', 45'), Maire (85') Avertissements : Deseia (43') à Jura Lacs (B) Crotenay : Fumey, Michel, Dole, Besançon, Vanotti, Sartoris, Perrin, Ecoiffier, Simonet, Remond, Royet : Remplaçants : Tassan, Berthod, Petot Jura Lacs (B) : Spiller, Leveque, Paupe, Lagarde, Clerc, Dubief, Barbosa, Romand, Lopes, Grospierre. Remplaçants : Joseph, Yasar, Romano

    Forts de deux buts d'avance acquis au match aller, les réservistes de Jura Lacs se présentaient également avec davantage de fraîcheur que leurs adversaires de Crotenay qui avaient joué samedi un match en retard de championnat (0-0 à Morez).

    Les hommes de Charly Maire faisaient donc logiquement office de grands favoris pour cette ultime demi-finale retour de la Coupe du Jura - Le Progrès - Crédit Agricole. Mais, à quatre-vingt dix minutes d'une qualification, il fallait quand même assurer.

    Les visiteurs étaient également conscients du peu d'écart entre une équipe de milieu de tableau de 1ère division de district et une formation de 2e division encore en course pour la montée. Si bien que la rencontre d'hier gardait un peu de suspense.

    Par rapport au match aller, les deux coachs n'avaient guêre apporté de modifications. Sertilange (suspendu) avait laissé sa place sa place à Romand du côté de Jura Lacs alors que Berthod avait pris celle de Prévallet à Crotenay.

    Grospierre, une reconversion réussie

    Les Crotenaisiens subissaient en début de match et dès la 3ème minute, Carlos Lopes adressait une frappe qui était repousée par la barre de Fumey. Et comme le portier local était à nouveau sauvé par l'un de ses montants cinq minutes plus tard, l'USC s'en sortait plutôt bien. Elle obtenait sa première occasion suite à un débordement de Remond qui centrait pour Royet, mais ce dernier était repris par la défense adverse.

    Ce n'était que partie remise car sur l'action suivante, une main d'un défenseur de Jura Lacs (B) était sanctionnée d'un penalty que transformait Royet (1-0, 20'). Si bien qu'après vingt minutes de jeu, Crotenay avait remonté la moitié de son handicap de départ. Mais Jura Lacs (B) ne s'affolait pas, posait son jeu et égalisait logiquement par Paupe qui bénéficiait d'une frappe contrée par un défenseur (1-1, 33').

    Une juste récompense compte tenu de la domination des visiteurs. Ceux-ci continuaient à appuyer sur l'accélérateur et mettaient à mal un adversaire qui avaient quand même un match de plus dans les jambes. « Ce n'est pas normal qu'on aie disputé un match le samedi alors qu'on joue un niveau en dessous » pestait Royet à la fin de la partie. « Certes Jura Lacs (B) était plus fort mais on n' a pas pu jouer à fond. »

    La suite allait lui donner raison. Jura Lacs (B) avait le match en main et prenait l'avantage grâce à Grospierre à la conclusion d'un coup-franc. L'ancien gardien de but reconverti cette saison en attaquant prolifique tuait le match juste avant la mi-temps : sur un renvoi de Spiller, la balle lui parvenait et d'un tir croisé, il ne laissait aucune chance à Fumey. La messe était dite et même si Crotenay lançait quelques banderilles, Jura Lacs (B) gérait son affaire et tentait de belles choses comme cette frappe de Maire contrée au dernier moment. Crotenay, de son côté, subissait trop au milieu pour pouvoir inquiéter Spiller. Les meilleures occasions étaient encore pour Jura Lacs (B)et après les loupés de Paupe puis Joseph, c'est Maire qui scellait la rencontre après un beau travail de Paupe (1-4).

     


    Une finale Jura Lacs (B) - Grimont

    Ça y est, les affiches peuvent désormais partir à l'impression!

    La finale de la Coupe du Jura - Le Progrès - Crédit Agricole 2010 opposera le FC Grimont à Jura Lacs (B), les réservistes du pays des Lacs ayant la chance de jouer de devant leur public puisque depuis de longue semaine, cette rencontre a été programmée à Orgelet le 19 juin. En battant Crotenay hier, Jura Lacs (B) rejoint ainsi le FC Grimont qualifié depuis samedi soir et son large succès sur la pelouse d'Aromas (4-0).

    La rencontre s'annonce ouverte puisque les deux équipes comptent une victoire chacun en championnat (4-0 pour Grimont à l'aller puis 5-2 pour Jura Lacs (B) au retour).

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    AVANT LA FINALE.....


    Football / avant la finale de la coupe du jura Le progrès-crédit agricole

    Mathey, l'anti-mercenaire

  • En numéro 10 ou en pointe de l'attaque, David Mathey a inscrit une vingtaine de buts cette saison / Archives Pascal Bruley

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    Le capitaine du FCG est un cœur fidèle. À 30 ans, il ne se voit pas jouer ailleurs qu'à Grimont

    C'est chaque année ou presque la même histoire. Quand le mercato arrive, David Mathey refuse poliment des offres de niveaux supérieurs. Motif invoqué : le plaisir… « Je suis bien à Grimont, alors pourquoi en partir ? » interroge candidement l'attaquant.

    Ça a été comme ça toute sa carrière. Au détriment parfois de meilleures opportunités, le natif d'Arbois a toujours privilégié les potes, les 3e mi-temps et les ambiances saines de vestiaire. « On a l'impression qu'il a toujours joué ici », dit de lui son président Paul Meunier. « C'est le genre de garçon que je souhaite à tout club d'avoir dans son effectif. »

    Toujours aussi adroit devant la cage, David Mathey ferait encore le bonheur d'un paquet d'équipes de Ligue du haut de ses trente ans. Au FCG, l'attaquant revendique une vingtaine de buts et au moins autant de passes décisives cette saison. Quand Grimont évolue en 4-4-2, il forme avec Fabrice Bulabois l'une des lignes d'attaque les plus percutantes du football jurassien. « On prend énormément de plaisir à jouer ensemble » valide celui qui a passé quatre saisons au RC Lons et toutes les autres à Arbois sports. « Ça fait deux ans qu'on progresse collectivement et je crois que ça s'est vu cette année. Et puis, on n'est pas passé si loin que ça de la montée (Grimont a fini 4e)…» Leader technique sur le terrain, David a naturellement été propulsé capitaine il y a deux ans. Arrivé à Grozon sur la pointe des pieds en 2005, l'homme est sorti de sa coquille pour devenir un cadre écouté et respecté. « Au tout début, il ne parlait pas trop » se rappelle Paul Meunier. « C'est son personnage, ce n'est pas un extraverti. Mais avec le temps il a pris confiance jusqu'à devenir un leader naturel. À présent, il est très écouté dans le vestiaire. » Contre toute attente, l'homme y a pris goût. Pas question de se dissimuler derrière l'excuse de la jeunesse. « À 20 ans, on ne voit pas les choses de la même manière. Je suis plus impliqué aujourd'hui car le brassard c'est un honneur, mais surtout une responsabilité. J'essaie de transmettre ma petite expérience aux jeunes en toute humilité et sans me prendre pour un autre. De toute façon je ne suis pas un gueulard, plutôt un conseiller. »

    Samedi, David disputera sa toute première finale de la coupe du Jura Le Progrès-Crédit Agricole. Après avoir loupé l'accession en Ligue pour pas grand-chose, il connaît toute l'importance du rendez-vous. « Ce genre de match, tout le monde joue pour le gagner. Mais c'est vrai qu'ici, à Grozon, on a tous envie de faire quelque chose pour marquer le coup, inscrire une ligne au palmarès. » Le match, selon lui, se jouera sur les sempiternels refrains d'une finale : l'envie, la solidarité, une motivation de tous les instants. « Mais ce qu'il faut surtout c'est ne pas se prendre la tête, ne pas faire le match avant. Si on joue sur nos valeurs, on aura toutes nos chances d'aller au bout. » Parole de capitaine.

    Benoit Mouget

    > Jura Lacs (B) - Grimont (finale de la coupe du Jura Le Progrès-Crédit Agricole) samedi à 18 heures à Orgelet.


    AVANT LA FINALE....


    football / avant la finale de la coupe du jura - le progrès - crédit agricole

    Charly fait de la résistance

        

    « Tant que les jambes suivent je continue. Et comme les jambes suivent... » / Archives Pascal Bruley

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    À 43 ans, Charly Maire joue et entraîne à Jura Lacs (B) avec l'appétit d'un jeune premier

    « Quand il entre il a toujours le geste juste et l'envie de faire gagner l'équipe. Son abattage m'impressionne. » Patrick Dubief en parle comme de sa dernière recrue ou d'un pari sur l'avenir.

    Sauf que le président évoque là son entraîneur-joueur. Et que la perle en question a 43 ans. « Il ne les faits pas hein ? (rires) » Licencié depuis plus de trente ans, Charly Maire est un véritable dinosaure dans le giron jurassien. Au Pays des lacs, le vétéran aux trois poumons continue à s'entraîner au moins une fois par semaine et dirige l'équipe le dimanche depuis le banc. « On a toujours eu la fibre dans la famille » raconte le milieu de terrain. « Comme je l'ai toujours dit, tant que les jambes suivent, je continue. Et comme les jambes suivent… »

    Chaque dimanche, le rituel est immuable. En seconde mi-temps, Charly part s'échauffer et termine le match avec son équipe pour « vingt minutes de plaisir ». Ce qu'il ne peut combler par son physique, il le compense par son sens du placement et son expérience. Et techniquement, il n'est pas le moins doué… « Je ne sais pas si je pourrai galoper bien plus longtemps mais le peu que je joue, je le fais à fond » badine celui qui avait débuté en minimes à Clairvaux-les-Lacs. C'était à la fin des années soixante-dix.

    Mordu de ballon, il convient parfaitement au président Dubief dont les propos le résument à merveille. « Il est aussi généreux dans l'effort que dans la vie. C'est un modèle pour tout le monde ici. Il symbolise bien l'esprit club, il a toujours envie comme un gamin de vingt ans. » Passé par les PTT Lons (5 ans) et Perrigny (6), Charly est revenu à ses premiers amours en 2002 du côté de Clairvaux, juste au moment de la fusion. « C'est mon club et ça allait de soi que j'allais y revenir un jour. La question ne se posait même pas. »

    À Jura Lacs, il force le respect grâce à son caractère et à son jeu, jamais génial mais toujours utile. Tantôt milieu, tantôt libero, il est ce qu'on appelle dans le jargon un joueur de devoir. « J'ai toujours essayé d'être au service de l'équipe » raconte humblement le joueur. « Ça doit être pour ça que les entraîneurs m'ont baladé un peu partout : sur les ailes, au milieu, en défense centrale… J'ai toujours essayé de m'adapter. »

    Charly a surtout découvert cette année les joies du coaching. Après le départ de Gérard Henry, il a été appelé pour redonner un coup de fouet à une équipe marquée par la relégation en District. Et s'il réfute le terme d'entraîneur-joueur, - « les séances en semaine, ce n'est pas trop mon truc » - il prend de plus en plus de plaisir à manœuvrer sur le banc. « Cette expérience me plaît beaucoup. Je ne sais pas si je continuerai mais c'est vrai que ça donne envie. Après, j'ai la chance d'avoir un groupe très sain et motivé, c'est une vraie bande de potes comme on dit. Dans un autre contexte, ça serait peut-être différent. »

    À la question que tout le monde se pose - quand arrêtera t-il ? - le briscard de Clairvaux dégage en touche. Comme toujours. « Honnêtement je n'en sais rien. Je jouerai probablement en vétéran mais si on a besoin que je dépanne pour quelques matchs en District, peut-être, on verra… » Impossible donc de savoir s'il disputera demain son dernier match en senior. Une chose est sûre, à Jura Lacs, tous aimeraient gagner pour lui. « Ce serait un beau symbole » conclut Patrick Dubief. « Pour l'ensemble de son œuvre. »

    Benoit Mouget


    FINALE DE COUPE


    Finale de la coupe du Jura - Le Progrès - Crédit Agricole

    Grimont et merveilles

    Sertillange (en blanc) et Jura Lacs étaient menés 3-0 à un quart d'heure du terme / Photo Pascal Bruley

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    Au terme d'un match spectaculaire, le FCG domine Jura Lacs et remporte sa première coupe du Jura

    Grimont 3 Jura Lacs (B) 2 A Orgelet. Grimont bat Jura Lacs (B) 3-2 (mi-temps 1-0). Buts pour Grimont : Mathey (13', 58') et Denetre (66'). Pour Jura Lacs (B) : Paupe (75') et Lopes (85'). Avertissements : Grimont : Clerget (24'), Chapuis (65') et Odobel (68'). Jura Lacs : Barbosa de Seia (6') et Lopes (31'). > Grimont : Vichet, Casagrande, Locatelli, Guyot, Bulabois M., Denetre, Clerget, Chapuis, Bulabois F., Mathey, Marandet (puis Odobel, Pierre et Besson). Entraîneur : Gilles Couillerot. > Jura Lacs (B) : Spiller, Leveque, Paupe, Lagarde, Clerc, Dubief, Barbosa de Seia, Romand, Sertillange, Lopes, Grospierre (puis Romand, Manche et Maire). Entraîneur : Charly Maire. Arbitre M. Marazi, Ikollo Ndoumbe, et Parisot. 500 spectateurs envrion.

    Des larmes, un vacarme monstre au coup de sifflet final, et une fête qui s'est prolongée tard dans la nuit. La coupe du Jura - Le Progrès - Crédit Agricole a fait un sacré heureux hier.

    Elle couronne le parcours d'une valeur montante du football jurassien, plus performante chaque année en coupe et qui ne devrait pas tarder à taper à la porte du niveau régional.

    A Orgelet, l'équipe de Gilles Couillerot a compilé tous les qualités d'un beau vainqueur : réalisme offensif, maitrise des nerfs et morceaux de bravoure en défense. Elle a seulement pêché là où elle a concédé tant de buts en championnat cette saison : la concentration. Guyot et ses partenaires menaient en effet 3-0 à un quart d'heure du terme. « On n'aurait jamais dû se faire peur comme ça » regrettait l'entraîneur. « Mais bon, on s'en fout un peu aujourd'hui (rires). Oubliez ce que j'ai dit et dîtes bien que je félicite les garçons, ils ont été enormes. »

    Jura Lacs, à l'inverse, peut nourrir bien des regrets. Crispée par l'enjeu, l'équipe de Charly Maire est sortie trop tard de sa réserve. « On a fait ce qu'il fallait mais un peu tard » résumait le technicien. « C'est dommage car on voulait vraiment marquer le coup à domicile. Cela dit, les garçons ont fait un bon match et il faut reconnaître la valeur de l'adversaire. »

    La première période, comme on pouvait s'y attendre, aura été énorme d'intensité. Une vraie guerre des nerfs. Le ballon a navigué allégrement de part et d'autre sans aucun temps mort, avec un avantage à Grimont en termes de percussion et de possession. Cela a payé rapidement. Sur un rush bien senti côté gauche, captain Mathey a catapulté une merveille de frappe croisée dans la cage de Spiller, archi battu (13').

    Trois minutes plus tard, Jura Lacs s'est procurée exactement la même situation par Lopes, dont la frappe trouvait le petit filet (16'). Ce match débutait par un duel à distance des numéros 10, mais c'est ensuite sur les côtés et principalement dans le camp de Grimont que les débats se poursuivaient. En posant enfin le ballon et en pressant plus haut, Jura Lacs eut une très nette mais vaine période de domination, ponctuée par une frappe mollassonne de Grospierre en fin de mi-temps (42').

    L'intensité baissa naturellement d'un cran après la pause. Balloté entre la crainte d'encaisser un deuxième but et l'envie de recoller au score au plus vite, Jura Lacs bafouilla quelque peu son football. Tout le contraire d'un FCG qui se régale quand il s'agit de jouer rapidement et à une touche de balle, à l'image de cette frappe lointaine de Marandet (50') et surtout de ce nouveau coup de boutoir de Mathey qui contraignait Spiller à se coucher (56'). Deux minutes plus tard, l'attaquant grimontois dégaina plus vite et plus fort dans un nouveau face à face avec le gardien (58'). Il fit logiquement le break. Mathey, encore lui, était directement à l'origine du troisième but. Il obligea Spiller à sortir et à dégager en catastrophe sur Denetre, qui inscrivait un but plein de malice des quarante mètres, un lob dans le but vide (66').

    Tout le monde pensait alors que la partie était pliée. C'était mal connaitre cette équipe de Jura Lacs, surtout que Grimont reculait et la jouait un peu diletente. Paupe réduisait le score de la tête sur corner (78'). La partie était complètement relancée sur un coup-franc impeccable de Lopes qui essuyait la lucarne de Vichet (85'). Dans une fin de match archi tendue, Grimont jouait à se faire peur mais tenait bon. Il décrochait dans la douleur la première coupe du Jura de son histoire.

    Benoit Mouget


    FINALES DEPARTEMENTALES


    Orgelet, si loin des Bleus...

    Près de 1000 personnes ont assisté hier aux finales des coupes départementales. Un vrai vent de fraîcheur dans le contexte si pesant du football français

    Fondé au milieu des années 2000, le FC Grimont a remporté hier le premier trophée majeur de sa jeune histoire. La joie était donc à son comble pour David Mathey et ses partenaires (1) d'autant que Jura Lacs a mis la pression jusque dans le temps additionnel. Les supporters venus en masse du Triangle d'Or pouvait laisser éclater leur joie à grand renfort de vuvuzelas (6), l'instrument de musique en vogue de ce mois de juin. Un peu plus tôt dans l'après-midi, les Arboisiennes avait remporté l'édition féminine pour la cinquième fois consécutive (7) et réalisent un doublé coupe-championnat rarissime à ce niveau. La réserve de Mouchard-Arc-et-Senans est l'autre grand vainqueur de cet après-midi orgelétaine (4). Là encore, les supporters des deux équipes (2,3,5) se sont montés à la hauteur de l'événement en donnant de la voix malgré les trombes d'eau.
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