Lectures
 
La rivière à l'envers de J.C Mourlevat...
...lue par les 5V (Rdv à la rubrique Lectures à la une).

Bisclavret, lai de Marie de France (à écouter dans la rubrique "Lectures à la Une").

 

Envie de sortir?

-Festival "passeurs de mots"
Le point du jour
Ferdinand Buisson
Théâtre des miroirs
Le Trident
Jeanne Lefleix est une jeune fille de 3eme qui n'a malheureusement pas eu une enfance très joyeuse. Son père, Oscar Lefleix, est décédé dans sa maison, à cause d'un terrible incendie. Sa mère, quant à elle est décédée en donnant naissance à Jeanne, également chez elle. Avant sa mort, le père de Jeanne s'est remarié avec Grete, une femme allemande et professeur de cette matière. Grete se fait surnommer « Mutti » par Jeanne. Jeanne a également un frère, Florent Lefleix. Qui raconte cette histoire ? C'est moi même Jeanne Lefleix. Bref un jour, Oma me rendit visite pour m'offrir une place de concert, un concert de musique classique. Etonnée, je ressortis du concert très joyeuse, j'avais découvert une passion, la musique classique. Un jour, je fis la rencontre de Pierre, un élève de seconde assez timide mais également un amateur de musique classique. Les mois passent et j'appris que mon père était compositeur et je découvris que le pianiste sans visage jouait la même musique que mon père ! J'allai à un de ses concerts avec Pierre. J'étais tombée amoureuse de lui. Quand je le voyais, je devenais euphorique et je sentais que nous filions le parfait amour. A ce dernier concert, Pierre avait disparu pendant la représentation du pianiste, maintenant très connu qui se nommait Paul Niemand. Quand ce dernier eut fini de jouer, il revint sur scène pour révéler sa vraie identité. Il raconte qu'il s'appelait en réalité Pierre Dhérault et qu'il n'était pas l'auteur de ses chefs d'oeuvre mais que l'auteur était Oscar Lefleix. J'étais abasourdie et comblée de bonheur car, devant tous les spectateurs, il m'embrassa et me prit dans ses bras. J'étais folle de lui.  
I.M (4B)
Bonjour, je suis Jeanne Lefleix, je suis en classe de 3e, ma situation familiale est assez compliquée, je vous explique: ma mère Mutti est en réalité ma belle-mère, car ma mère d'origine est morte à ma naissance mais Mutti, qui est prof d'allemand, s'était remariée avec mon père et bien oui "s'était" car il est mort dans un incendie, il y a quelques années. Je me souviens très peu de lui. Oma est ma … enfin la mère de Mutti, elle est donc allemande et Florent, lui, est donc mon frère, en réalité, mon demi-frère parce que nous n'avons pas la même mère et enfin Pierre, lui… je vais tout vous raconter !
                Un jour, Oma me proposa d'aller à un récital de piano car elle avait gagné des billets. J'acceptai et le soir même je m'y trouvais. Le célèbre Riccorini ne pouvait pas être présent mais il fut remplacé par l'un de ses élèves. Quand il se mit à jouer je ressentis une émotion extraordinaire! Un jour, je rentrai des cours et je passai comme d'habitude près du métro et c'est là que je vis ce garçon qui avait fait un exposé sur Schubert dans ma classe et j'allai l'aborder. On discutait pendant un bon moment et l'on se donnait rendez-vous chaque mardi. Il était passionné par la même musique que moi, il n'était pas comme les autres et je l'appréciais énormément. Je fis un jour une découverte fantastique: mon père avait plein de vinyles de musique classique et était ingénieur du son et je vis qu'il avait écrit quelques partitions, non terminées. Je décidai donc de les donner à Pierre pour qu'il les regarde. Il les trouva géniales et il disait que mon père était un bon compositeur, dommage qu'il n'ait pas fini ses partitions et qu'il n'ait pas été connu. Je ne vous l'ai pas détaillé mais j'étais allée voir beaucoup d'autres concerts, notamment ceux de Paul Niemand, le pianiste qui m’avait fait découvrir la musique classique. Quand je l'écoutais jouer je me sentais tellement heureuse. Un jour j'ai dit à Pierre que je l'aimais et oui j'étais bien devenue amoureuse de lui mais il me disait que je me trompais, que ce n'était pas lui que j'aimais mais plutôt la musique que faisait Paul Niemand. D'ailleurs, je n'avais jamais vu son visage. Il cachait sa véritable identité et lors d'un de ses récitals, il m'avait énormément déçue, il n'avait pas voulu de visite et il ne voulait pas regarder les partitions que mon père avait écrites pourtant les "bis" qu'il y avait dans ses concerts y ressemblaient beaucoup. Pierre m'invita au récital où Paul Niemand allait dévoiler son visage. Il vint me chercher, il était très bien habillé, cela me fit des frissons. Arrivés au concert, Pierre me dit de m'installer et qu'il me rejoindrait mais il n'était toujours pas là. Ce fut le moment où Paul Niemand nous dévoila tout. Je restais bouche bée et heureuse à la fois, Paul Niemand était en réalité...Pierre. Mon père était enfin connu grâce à lui. Il avait interprété ce que mon père avait composé, j'étais tellement fière! Et amoureuse, on s'embrassa tendrement.
Emy BENNACEUR, 4e Bleue