Dimanche 16 février 2014, voyage à l’étranger...lol

Trou d’Haquin (Lustin en Belgique)               T.P.S.T : 4 h 20 min

 

Présents : Martial, Cécile, Ophélie, Edith.

 

Une grande première pour Ophélie et moi-même : un trou hors de nos frontières!

On retrouve avec bonheur, Cécile et Martial à proximité. A peine garés, le ton est donné : c’est gadoueux ! Petite collation et c’est parti. Toute petite marche d’approche dans un chemin de champs, descente dans le bois. Martial explique qu’il est difficile d’obtenir la clef pour franchir la porte d’entrée, mais, selon moi, pas moins que pour ouvrir le cadenas. Pourtant l’eau ruisselle avec grande facilité! Je sais que Martial nous fait toujours découvrir des trous de grande qualité, mais là, voir toute cette eau entrer, me donne une petite appréhension. C’est bien connu que les spéléos n’aiment pas l’eau! grrr.

En faite, non, tout se présente bien. Un enchevêtrement de gros blocs, bien au sec...enfin pour l’instant! Cécile se met à l’équipement d’un petit puit, et Martial me demande de faire la main courante. Mais, avant tout, quelques photos de mon nouveau casque blanc, avant qu’il ne change de couleur. Passage du petit puits, et descente dans les éboulis (par la gauche) puis on s’engage dans la galerie des trompettes. Ensuite, Cécile équipe le beau toboggan qui suit, nous, on observe de belles strates. En bas, je ne sais expliquer ce que je vois, des cônes, enchevêtrés les uns dans les autres forment le plafond. Une belle galerie avant 2 puits successifs, mouillants.

Un peu de ramping, puis “on se dessape, on boit un coup et on y va”...une phrase de Martial à retenir…cela annonce une ballade peu commune!

Tantôt du ramping, tantôt de l’escalade, on gambade avec plus ou moins d’agilité à travers cette grotte très labyrinthique. Pas facile de toujours trouver les passages à travers les gros blocs enchevêtrés les uns dans les autres. Martial et Cécile font appel à leurs souvenirs d’il y a 7 ans! Mais, trés bonne mémoire. On se retrouve à l’arrière de la dite boîte à lettres. Les 3 filles, faisons le tour et nous retrouvons au cul de l’éléphant, déjà aperçu, quelques heures plutôt. On s’engage, Ophélie est terrifiée à l’idée de passer dans cette étroiture verticale, très glissante. Mais quelle réjouissance de l’avoir fait, une fois en bas, sans bobo!

L’objectif était la galerie des fossiles pour Martial, passer le cul de l’éléphant tenait à coeur de Cécile. Voilà, le tout est accompli. La galerie des fossiles est splendide, très vaste...et 3 Scurions pour l’éclairer, du grand luxe de voir ainsi sous terre.

Nous retrouvons rapidement nos affaires, puis remontons à travers les blocs. On se retrouve en bas du petit puits d’entrée. Cécile et moi, redescendons pour déséquiper. Cette fois, contourner l’eau nous est impossible, une belle douche froide...quelle sensation désagréable des premières secondes, quand l’eau s’infiltre dans la combi! gla-gla! Mais, au moins, nous deux, aurons une tenue propre à la sortie!

Juste une petite parenthèse, de première importance : les trous belges, contrairement aux idées reçues, peuvent être stupéfiants. Pour ma part, j’y ai vu un calcaire de couleur bleue, strié de blanc, très joli à regarder. Aussi, de ça et de là des pousses, de graines inconnues. Comment la nature peut-elle laisser des plantes naître dans cette obscurité?

 

De nouveau la galère pour refermer le cadenas de la porte mais, cette

fois, les yeux sont pétillants et l’esprit rempli de bonheur.

 

Une grande pensée à notre initiateur qui n’a pu participer à cette expé.

Un grand, très grand merci à Martial et Cécile qui nous ont accueillis

très chaleureusement, et qui ont pris patience à nous apprendre encore

et encore.

 

  Edith

....qui reviendra volontiers en Belgique...(cette cavité laisse encore beaucoup à découvrir)


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