8 impasse des cygnes
57690 CRÉHANGE
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Groupe Spéléo "Le Graoully"
La spéléologie
 
La spéléologie peut n'être qu'un sport; mais bien souvent elle est surtout un outil permettant le travail et la recherche d'autres disciplines.
 
Citons-en quelques unes, sans prétendre être exhaustif :
 
-          la géologie (science de l'histoire de la Terre et des constituants de l'écorce terrestre); dans cette science, la spéléologie, par l'accès dans les couches superficielles de l'écorce terrestre, essentiellement dans les massifs calcaires, permet l'observation directe.
     Dans les massifs calcaires, l'étude des roches s'appelle la karstologie.
 
-          l'hydrogéologie (géologie appliquée à la recherche des eaux souterraines); dans de nombreuses cavités explorées par les spéléologues, on rencontre des rivières souterraines et leur observation en direct apporte aux scientifiques de précieuses informations.
 
-          l'archéologie (étude des civilisations anciennes par leurs vestiges matériels); aux temps anciens où nos ancêtres vivaient dans des grottes et des abris sous roches, ils ont laissé des traces de leur passage, traces dont le spéléologue est bien souvent le découvreur.
 
-          l'anthropologie (étude des cultures humaines; institutions, structures familiales, croyances, technologies, etc…); cette discipline liée à l'archéologie profite aussi de certaines découvertes spéléologiques.
 
-          la spéléologieminière; l'homme a depuis très longtemps exploité des filons de métaux ou de gemmes, exploitations totalement abandonnées dans lesquelles des spéléologues pénètrent à nouveau à la recherche des anciennes techniques; essentiellement du Moyen-âge au XIXème siècle.
 
-          la zoologie (étude des animaux); pour la branche de cette discipline qui s'intéresse aux animaux cavernicoles (qui vivent partiellement ou totalement dans des grottes) ou troglobies (qui y vivent totalement).
 
-          la spéléologie d'exploration : elle consiste en tout premier lieu à rechercher de nouvelles cavités; on sait qu'il en reste beaucoup à découvrir. Ensuite il faut les topographier, c'est-à-dire en faire en quelque sorte la carte, afin de permettre à d'autres visiteurs d'y pénétrer en connaissance de cause.
 
Ces diverses orientations de la pratique spéléologique mériteraient chacune un long développement, mais hormis le dernier paragraphe, tous les autres relèvent de disciplines trop "pointues" pour que je m'y risque. Les différents liens peuvent permettre aux curieux de l'un ou l'autre thème d'enrichir leur culture s'ils le souhaitent.
 
Hormis les différentes facettes de la spéléologie citées ci-dessus, il en est une autre, dont on parle moins et qui me tient particulièrement à cœur : le plaisir des yeux.
Personnellement, je n'ai aucune prétention scientifique. J'ai tout juste quelques notions sur la formation des cavernes et des gouffres et sur leur évolution.
Mais ce qui m'a conduit, après une rencontre presque fortuite avec ce sport (ou cette activité), à renouveler l'expérience puis à me former pour entraîner d'autres personnes dans l'aventure, c'est le plaisir de contempler des paysages souterrains, des décors façonnés par la nature en me disant que je suis un des quelques privilégiés à y avoir accès. Bien sûr, il y a des cavités aménagées pour l'exploitation touristique; souvent de très belles cavités, magnifiquement décorées. Mais pour moi, une fistuleuse (stalactite translucide, fine comme un macaroni et très fragile) de 50 centimètres de long perdue à 200 mètres de profondeur dans un gouffre d'Ardèche, du Vercors ou du Causse du Larzac vaut tout un plafond de centaines de fistuleuses deux fois plus longues dans une grotte aménagée pour les visites. Elle n'est pas plus belle mais je l'ai "gagnée".
Arrivée sur site aux alentours de 10h, sur le parking du site d’escalade à Audun-le-Tiche (Moselle), les règles du moment nous interdisant de quitter notre département. Valérie et Margaux étaient déjà présentes, des petites présentations s’imposent, Valérie une soixantaine d’année et Margaux une dizaine d’année. Ensuite c’est le moment de se changer. Tout le monde s’habille, Valérie et Margaux se changent dans le camping-car et les licenciés se changent au cul de la voiture. Une fois changée, Valérie ayant vu tout le matos que portait un initiateur demanda si elle pouvait faire une photo avec l’initiateur en question, ce qu’il accepta avec grand plaisir. Nous arrivons au moment de les équiper avec le baudrier, les réglages se passent bien; aucun problème… C’est l’heure de partir à l’aventure ! Tout le monde était prêt à partir donc on ferme les voitures et le camping- car pour aller vers le trou! Accompagnés de Marie-Jo (notre trésorière bien aimée) et Jump (la petite mascotte) jusqu’au bord de la route. Une fois au bord de la route Marie-Jo et Jump ont fait demi-tour ce qui fait qu’il ne restait plus que les pratiquants du jour. Une fois à l’entrée de la grotte nous mettons en confiance nos débutants. L’entrée ayant un passage difficile nous mettons un ordre de passage pour pouvoir aider un maximum. Le passage difficile se passe bien, un peu d’appréhension du côté de Valérie. Margaux est passée avec facilité, c’est un petit gabarit donc aucun souci pour cette diaclase. Margaux a même dit qu’elle aimait bien la spéléo. Arrivez au premier puits, on fait descendre les débutants avec la poulie. L’appréhension du vide s’installe chez nos deux encadrées. Margaux fût la première à descendre, suivie de Valérie; tout se passe bien lors de leur descente.