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Les premières Photos de la grotte Mykolas dècouverte en 2005
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Après 5000 ans d'obscurité et de silence , la mise a jour des 1er ossements
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Nous inventeurs Eric et moi Jean Michel nous lui avons donné le nom de grotte Mykolas, mon fils étant présent à la découverte et nous l’avons déclaré à la DRAC de BX le jour même
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La galerie dans toute sa beauté
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les 1er visiteurs
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Le 1er jour de travail pour les Archéologues
Antoine CHANCEREL (Musée national de Préhistoire – Les Eyzies-de-Tayac),
Patrice COURTAUD (LAPP – PACEA, Université de Bordeaux 1),
Notre Sponsor
 
pour cette 1ère découverte
Première implantation et quadrillage de l’intérieur
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1 – La découverte de la grotte et ses suites
 

 
M. Jean-Michel Degeix et M. Eric Castang, les inventeurs de la cavité, procédèrent à la désobstruction de l’entrée de la cavité. Elle s’est effectuée à partir du trou de circulation du blaireau d’une vingtaine de centimètres de diamètre. La terre et les pierres retirées, il est apparu à environ deux mètres de l’entrée, une chatière, ouvrant sur une galerie étroite au début de laquelle apparaissaient de nombreux ossements humains en surface. Ceux-ci étaient mêlés à la litière des blaireaux. La présence de ces ossements a immédiatement fait prendre conscience aux inventeurs de l’importance archéologique de leur découverte.
 
Dès cet instant ils ont ménagé un passage axial balisé sans déplacer aucun vestige, à l’exception d’un crâne soigneusement repoussé sur le côté. Ils ont accompagné toute leur intervention de très nombreuses photos, aujourd’hui très précieuses pour les archéologues. A certains endroits de la paroi figuraient des plages de traits gravés qui ont été reconnues comme des griffades de blaireaux.
 

 
L’exploration de la cavité s’est poursuivie le samedi 19 dans l’après-midi, sur les cinquante premiers mètres ; à cette occasion, Mykolas, le tout jeune fils de Jean-Michel Degeix est aussi rentré dans la grotte. Le samedi soir, l’entrée de la cavité a été refermée pour protection. Le soir même, les inventeurs ont informé M. Michel Colombier, président du club G3S et agent du service départemental de l’Archéologie, de la découverte effectuée, afin qu’il puisse en informer les services compétents de l’Etat. Les propriétaires, Jean-Pierre, Francis et Yolande Geneste ont également été informés ce soir là. Le dimanche 20 Novembre, l’équipe du G3S est venue procéder au relevé topographique de la cavité. Ce relevé a été réalisé par Jean-Michel Ostermann et Jacques Rolin. A cette occasion, le prolongement de la cavité a été exploré. Au-delà des soixante premiers mètres environ, la cavité se divise en deux branches en T qui se terminent chacune moins d’une trentaine de mètres plus loin.
 
Le dimanche 20, au soir, à l’issue des travaux de relevé topographique, l’entrée a été à nouveau protégée et camouflée de la manière suivante : blocaille de pierres, terre « camouflage de feuilles », branchages de façon à ce que rien ne puisse indiquer la présence d’un accès à un réseau souterrain. C’est cette protection qui était encore visible à l’entrée de la grotte lors de la visite d’expertise. Aucune incursion humaine n’a eu lieu dans la cavité entre le Dimanche 20 Novembre et le jour de la première visite d’expertise par les services de l’Etat le 7 décembre.
 
A cette visite étaient présents N. Fourment et O. Ferullo de la Drac Aquitaine (SRA), Norbert Aujoulat, spécialité d’art rupestre paléolithique (CNP), les propriétaires et les inventeurs. Un examen minutieux du site a été réalisé qui a conclu à l’âge post-glaciaire des vestiges avec la découverte de tessons de céramique. Il a été prélevé deux fragments d’os en vue de datations au 14C par accélérateur qui ont fourni deux dates distinctes, une se rapportant au Néolithique moyen et la seconde, un peu moins fiable, au Bronze ancien.
 
La présence de plusieurs crânes attestait qu’il s’agissait d’une grotte sépulcrale dite collective avec les vestiges de plusieurs cadavres. Il ne s’agit pas proprement dit d’inhumations, mais de dépôts à même le sol des défunts.
 
L’intérêt de cette cavité ayant été reconnu, le SRA a alors décidé de mettre rapidement en place une opération archéologique. Pour cela, elle a contacté deux archéologues spécialistes, un anthropologue, P. Courtaud, et un néolithicien, A. Chancerel, qui ont effectué à leur tour une visité d’expertise en mai 2006. Préalablement, comme le préconise la loi, il a fallu obtenir des propriétaires une autorisation indispensable à toute exploration archéologique. Ceux-ci ont alors reçu toutes les informations nécessaires relatives à leurs droits.
 
Une fois cette autorisation, très spontanément, accordée, la première campagne de fouille pu se dérouler en mai 2007. Les recherches se poursuivent encore actuellement au rythme d’une campagne annuelle entre lesquelles la grotte reste sous surveillance constante des membres du groupe spéléologique qui continuent leur exploration systématique du massif.
 

 
2 - Les premières constatations archéologiques
 

 
Les données accessibles avant la fouille étaient essentiellement constituées par des éléments de squelettes humains, crânes et os longs appartenant à plusieurs individus, pour la plupart en relation très étroite avec la litière de blaireaux. L’épaisseur très conséquente de celle-ci dissimulait la surface du sol ainsi que les vestiges de petite dimension, comme les os des mains et des pieds, ainsi que les éléments de parure et les silex taillés que l’on rencontre habituellement dans ce type de site. La rareté du mobilier céramique, souvent abondant en contexte de grotte sépulcrale, qui plus est sous la forme de vases entiers, paraissait ici singulière.
 
La concentration la plus importante de vestiges commence deux à trois mètres après le franchissement de la chatière, mais se développe plus nettement à une dizaine de mètres au-delà, là où l’épaisseur de la litière s’amenuise. Les vestiges sont localisés préférentiellement de chaque côté du conduit, au pied des parois. L’ensemble montre un désordre apparent et aucune connexion anatomique n’a été observée à la découverte. Cette image est assez classique dans les sépultures collectives où les gestes funéraires et les phénomènes taphonomiques contribuent fortement aux dislocations et à la fragmentation des restes.
 
Les ossements observés sont souvent entiers ou peu fracturés ; parmi les fractures, il n’y a guère de cassures fraîches montrant que ces éléments n’ont pas subi une forte remobilisation. On peut imaginer que l’ensemble se trouve dans une position sub-primaire, à savoir un dépôt originel à même le sol, dont les éléments constitutifs ont ensuite été dispersés superficiellement sous l’action du passage des blaireaux et des autres animaux fouisseurs.
 
L’intérêt exceptionnel de ce site est donc de présenter un contenu funéraire intact, vierge de tout prélèvement intempestif et apparemment peu bouleversé par les facteurs postérieurs aux dépôts. Cette situation particulièrement favorable est entièrement due aux précautions prises lors de la découverte.
 

 
3 – Les données acquises lors de la fouille
 

 
Des datations par la méthode du carbone 14 ont permis d’attribuer le niveau sépulcral au Néolithique moyen, entre 3 950 et 3 650 avant notre ère. Une telle ancienneté était inattendue. Elle accroît encore l’intérêt scientifique du site puisque les cavités funéraires de cette période sont excessivement rares dans la France du Sud-Ouest où elles posent comme dans d’autres régions, le problème de leurs relations avec les premiers monuments mégalithiques.
 

 
Les objets accompagnant les défunts dans leur dernière demeure confirment année après année cette attribution. Ils se composent de flèches à tranchant transversal et de couteaux à dos retouchés en silex, d’un élément de briquet également en silex, de perles en dentale (petit coquillage tubulaire des rivages de l’océan), de poinçons en os et de tessons de poterie appartenant pour le moment à un seul grand vase à fond rond et paroi droite, muni d’anses en ruban. La découverte d’une grande hache polie en silex mais au tranchant intentionnellement dégradé pose actuellement question et celle d’une masse perforée sphéroïdale en pierre tout à fait originale illustre peut-être, en tant qu’insigne, la montée en puissance de pouvoirs individuels au sein d’une société qui se hiérarchise. Ces objets sont importants car ils éclairent des pratiques et une réalité sociale sur laquelle on peine généralement à recueillir des données solides.
 

 
L’effectif de la population déposée dans la cavité peut être estimé à ce jour à une dizaine de personnes dont six adultes, deux adolescents et deux enfants. Hommes et femmes sont représentés. Aucune connexion anatomique n’a encore été retrouvée mais des proximités articulaires laissent penser que ce sont des corps et non des os disloqués qui ont été apportés. Ceux-ci reposent sur une sorte de dallage partiel aménagé à même le sol et ont peut-être été recouverts en partie par des sédiments parfois apporté de l’extérieur, comme en témoigne la présence de menus débris de silex ou de tessons isolés appartenant à d’autres vases.
 

 
4 – La collaboration proprement dite
 

 
Dès la décision d’entreprendre la fouille, il a été entendu que l’opération de recherche archéologique intégrerait naturellement les spéléologues. Il s’agissait non seulement de la plus élémentaire réciprocité par laquelle les inventeurs (et leur groupe tout entier) ne devaient pas être dépossédés de leur découverte, mais également d’une volonté de mutualiser des compétences.
 
Les connaissances des spéléologues étaient en effet un atout précieux pour comprendre certains aspects du milieu karstique intéressant directement la fouille, comme le remplissage du conduit, le concrétionnement ou le détail des parois par exemple. De même, leur expérience de l’intervention en milieu souterrain et des normes de sécurité, tout comme la logistique particulière que ces contraintes imposent, étaient autant de gages de réussite à l’opération envisagée.
 
En retour, une information sur ce qui peut avoir une importance déterminante lorsqu’il y a présence de vestiges archéologiques, pouvait être plus facilement dispensée par une participation effective aux travaux de fouille. La pratique valant mieux que le discours, cette sensibilisation avait toute chance d’être plus efficace sur le terrain en pratiquant directement l’investigation et l’enregistrement des faits, et en montrant ce à quoi aboutit le besoin de précision en matière de progrès des connaissances archéologiques.
 
Dans le détail, cet échange fructueux s’est traduit par la mise à disposition de l’infrastructure temporaire du groupe spéléologique nécessaire au chantier, sous la forme d’un petit camp de base aménagé sur le site même et de l’équipement électrique fixe dont il a fallu combiner l’installation avec celle du carroyage, également fixe, indispensable au positionnement en 3 D des vestiges préhistoriques. L’ensemble des fouilleurs a également été équipé de cotes et de casques spéléologiques, tandis que le matériel spécifique de fouilles était procuré par les archéologues.
 
La plupart des membres du groupe G3S est venue sur le chantier, avec pour certains une participation à tout ou partie des trois campagnes déjà réalisées. A tous, une visite complète du chantier a été faite ainsi qu’un exposé détaillé des attendus scientifiques et des moyens d’investigations employés. Ces présentations ont d’ailleurs été étendues à des personnalités extérieures, membres en particuliers du Comité départemental et de la Fédération française de spéléologie.
 
Toutes ces personnes ont ainsi pu prendre conscience des gestes qui sauvent dès lors qu’il y a présence de vestiges, et des précautions à prendre avant toute désobstruction de couches sédimentaires souterraines. En leur montrant, comme ici, la complexité que peut parfois prendre les dépôts anthropiques ainsi que la fragilité de certains vestiges enfouis ou leur petitesse, chacun a pu mesurer la nécessité de l’approche très minutieuse et du détourage des objets en place, pour pouvoir retirer des informations pertinentes et utiles à la science.
 

 
Sur un plan plus archéologique, la présence de concrétions le long des parois de l’entrée, et dégagées au fur et à mesure de la progression de la fouille, a pu être correctement interprétée grâce au savoir des spéléologues. Il en est de même pour certaines couches de remplissage, à l’intérieur de la grotte ou à l’extérieur. L’exploitation des observations faites au moment de l’ouverture de la cavité permet également de mieux caractériser les processus d’obturation qui sont intervenus après l’utilisation de la grotte comme lieu de sépulcre.
 

 
5 – Médiation, valorisation
 

 
Outre la diffusion annuelle des rapports scientifiques de fouilles à tous les intervenants, il a été prévu dès l’origine un enregistrement vidéo de tous les moments importants de la fouille. Des séances de reportages télévisuels et d’interviews par des professionnels, Sophie Cattoire et Vincent Lesbros de Ferrassie TV et membres du G3S, sont en effet régulièrement organisées dans le but de construire un document montrant la progression d’un chantier au fil des travaux et des découvertes, mais aussi les méthodes, l’avancement des idées et des interprétations, et plus tard le travail en laboratoire. L’objectif est de produire un film présentant au public toutes les étapes d’un projet de recherche archéologique, depuis la quasiment la découverte, jusqu’à la publication des résultats, en passant par toutes les étapes d’analyse et de traitement des données, sans oublier bien sûr le ressenti des acteurs. Très peu de documents de cette nature existent en effet actuellement pour l’archéologie française.
 

 
Conclusion
 

 
Une telle collaboration interdisciplinaire devient une expérience humaine réussie si chacun y trouve sa place et son compte. Ici, elle a ouvert aux uns et aux autres de nouveaux horizons et des amitiés fidèles en sont même nées, ce qui n’est sans doute pas son moindre mérite. Le partage du savoir et de bons moments a été, et continue d’être, des plus profitables. Il ne demande qu’à être renouvelé...
 
La grotte Mykolas (Le Bugue, Dordogne)
 
Une collaboration fructueuse entre archéologues et spéléologues
 

 
Mykolas 2 ans entre le 2ème
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Eric CASTANG (Groupe spéléologique, scientifique et sportif G3S),
 
Antoine CHANCEREL (Musée national de Préhistoire – Les Eyzies-de-Tayac),
 
Patrice COURTAUD (LAPP – PACEA, Université de Bordeaux 1),
 
Jean-Michel DEGEIX (Groupe spéléologique, scientifique et sportif G3S)
 
Mykolas DEGEIX (Groupe spéléologique, scientifique et sportif
Le massif de Cantegrel est prospecté depuis longue date par le groupe G3S. L’existence du « trou de blaireau » qui allait devenir la grotte Mykolas, était connue depuis longtemps des propriétaires, lorsqu’il a été repéré par le groupe G3S qui prit alors la décision de l’explorer en novembre 2005. Les découvertes archéologiques qui y ont été faites alors ont conduit à la mise en place d’un programme de fouilles qui se continue encore aujourd’hui.
Dégrossissement à la mini pelle avant de procéder a des fouilles plus affinées
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Ils ont fait la une de FERRASSIE-TV

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FOUILLE DE LA GROTTE MYKOLAS

 

 

 

Le 24 Mai 2006 à 9h00 rendez-vous sur la place du Bugue avec l’anthropologue du CNRS  Mr  Patrice COURTAUD et le conservateur du musée des Eyzies Mr Antoine CHANCEREL responsables des fouilles pendant 8 jours.

 

Par cette journée ensoleillée, nous demandons l’autorisation au voisin de passer sur son terrain qui accepte avec un peu de réticence. Cela nous facilitera l’accès à la grotte.

 

La mise en place de la tente sponsorisée par la société SOGAL ainsi que l’approche du terrain et de la logistique ont été parfaites pour entreposer notre matériel à l’abri des intempéries.

 

Ouverture de la grotte et implantation pour la localisation de chaque objet avec photos et dessins.

 

Patrice COURTAUD qui  va travailler à l’intérieur de la grotte, nous explique la procédure :

 

-         l’ensemble de l’équipe va faire des sondages pour prendre connaissance de la richesse de ce site, le premier sondage sera effectué à l’endroit de la concentration des ossements.

-         Ceci nous permettra de faire une étude plus précise du terrain pour l’année suivante.

-         La 1ère intervention est d’installer un axe dans la cavité au plafond sur une longueur x et on percera des trous où sera fixé des crochets avec des chevilles, on installe un fil sur la longueur et on reporte tous les mètres un point qui va nous servir à fixer un fil à plomb. Cela nous permettra d’établir un quadrillage au sol de un mètre par + ou – 50 cm, pour délimiter notre sondage à l’endroit où se trouvent les objets les plus concentrés.

-         Une fois cette opération terminée, nous allons déterminer un point Y sur la paroi qui va servir de mesurer la profondeur de chaque objet, la procédure consiste à percer un trou sur la paroi la plus exposée pour avoir un plus grand rayon d’action possible.

-         Mettre une cheville et un vis, installer un fil avec un niveau spécialement étudié pour celui-ci et mesurer la hauteur de chaque vestige.

-         Cette opération va donner des informations sur l’évolution de chaque objet dans le temps. Celle-ci nous prendra toute la journée.

 

Antoine CHANCEREL   qui va travailler à l’extérieur de la grotte, nous explique également ses travaux :

 

-         Premièrement,  une implantation quadrillée sera faite sur l’entrée de la grotte de 1m 50 X 4m , pour un premier décapage de surface jusqu'aux sédiments durs, un point Y sera également établi pour déterminer la profondeur des objets avec photos et dessins à l’appuis

-         Un sondage sera fait de 40cm X 1m50 voire plus en fonction des couches géologiques, ce qui nous permettra de mesurer le temps d’érosion.

 

 

 

Jean Michel Degeix
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