Conseils nutritionnels

alimentation du sportif

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L'alimentation du sportif.







Suite à la demande de certaines personnes, il m'a semblé judicieux de mett re sur notre site quelques notions sur l'alimentation du sportif.

La pertinence du concept de "nutrition du sportif" est plus que démontrée. L'activité sportive intense correspond bien à des besoins spécifiques. Le non-respect de ces spécificités est souvent une cause fréquente de contreperformance.





La ration calorique globale

Les besoins énergétiques d'un individu ou ration calorique globale se compose de la dépense de son métabolisme de base auquel on additionne les besoins nécessaires à son activité physique.

Si ces apports sont trop important, le corps stockera sous forme de graisse.

Dans le cas contraire, le corps puisera dans le tissu adipeux mais aussi dans les muscles.



Chez les sportifs, une perte de poids liée à une balance énergétique négative occasionn ent d es réductions de masse musculaire, des troubles du cycle menstruel chez la femme, une diminution de densité osseuse et une baisse de forme liée à la fatigue, s'accompagnant d'un affaiblissement des défenses immunitaires ….










Par exemple, on évalue entre 4 500 et 6 500 kcal/24 h la ration journalière d'un cycliste, à 3 800 celle d'un nageur de compétition, à 4 800 celle d'un triathlète… La course à pied correspond à 1 kcal/km/kg, donc 10 km parcourus en courant par un homme de 80 kg correspondent à 800 kcal environ.







Tout l'intérêt réside dans l'importance d'avoir un apport juste !





Reste ensuite à calculer ses dépenses et à compter ses « recettes » en énergie...

Tellement simple mathématiquement mais tellement fastidieux en réalité:

Si nous prenons un homme de 70kg de 20 ans qui pratique la course à pied deux heures par jour. Son besoin en énergie est donc de 4000 Kcal par jour.







A savoir, pour com ptabiliser son apport en énergie :

1 gramme de glucide = 4 kilos calories.

1 gramme de protide = 4 kilos calories.

1gramme de lipide = 9 kilos calories.












Une formule pour l'apport journalier est
421 GPL (Glucide, Protide, Lipide) soit :


4G = 4 portions de glucides soit 57,12 %
2P = 2 portions de protides soit 28,56 %
1L = 1 portion de lipide soit 14,28 %

----------

100 %
Pour cela, il suffit de lire les compositions des aliments sur les emballages , ou de rechercher sur internet un tableau précisant la composition de notre nourriture.

Puis, de s'att aquer aux calculs....

Voici un exemple :


Repas

Aliment

K cal

Glucides

Protides

Lipides

Dimanche 03 janvier 2010


69,2 Kg

IMC 17 %

Petit déjeuner

Biscuits petit déjeuner

237

34,5

3,5

9,5

Banane

89

23

1

0

Déjeuner

Saumon cuit

360

0

42

21

riz

260

57

5

0,4

Julienne de légumes

20

4

0,8

0,1

Yaourt nature 0%

40

4,5

4,3

0

confiture

125

30

0,1

0,1

Brioche

386

40

7

22

Dîner

Pain

208

4

8

1

beurre

70

0

0

8

crevettes

91

1,7

21

0,1

Soupe légume

100

17

3

2

Fromage édam 20g

140

0,6


11

Yaourt bio

84

6,3

4,4

4,6

Lait

46

5

3

2

Total

2256

227,6

103,1

81,8

( G. P. L. 4 – 2 – 1 : 57%-28%-14%)

55,18

24,99

19,83




Cette méthode pour les acharnés est très complexe. Elle est réservée à certains sports où doit être combiné une fonte adipeuse à une recherche de la performance.

























Une autre méthode consiste à connaître quelques règles simples, qui vise à modifier son alimentation en fonction du ressenti.

Si il y a prise de poids, c'est que l'apport est trop important ou que la dépense est insuffisante.



Dans ce cas là, nous devons intervenir sur la quantité de lipides et de glucides.







En voici quelques règles :





Le première règle est qu'il faut consommer de tout mais dans des quantités très différentes.













Les GLUCIDES.

Quel intérêt présente l'index glycémique en nutrition du sport ?
Il est d'usage de distinguer deux catégories de glucides : les glucides "lents" et les glucides "rapides".
Ainsi, la prise de glucides à index glycémique élevé favorise l'utilisation préférentielle des glucides à l'effort et la prise de glucides à index glycémique faible permet une utilisation plus importante de lipides.

Le régime d’un sportif qui veut conserver sa masse musculaire et sa forme ne doit pas être un régime équilibré (diminution des portions). L’apport en protéine s doit être conservé et les diminutions doivent se faire sur les graisses et sur les sucres.

L'essentiel des bases théoriques de l'alimentation énergétique du sportif est basé sur des données de physiologie classique. Un exercice très bref de type "explosif" utilise les réserves locales d'ATP, ainsi que l'ATP resynthétisé à partir de la phosphocréatine. Dès que l'exercice dure plus de 30 secondes, ces réserves très faibles sont épuisées et il faut régénérer l'ATP à partir de réserves non phosphorées : glucides et lipides .Le choix entre les deux carburants va dépendre de trois facteurs :


  • l'intensité de l'exercice (les glucides sont le carburant de l'exercice à forte intensité, les lipides sont le carburant de l'exercice à faible ou moyenne intensité)

  • la part respective de ces deux substrats

  • la durée de l'exercice, lorsque celui-ci e st prolongé sans interruption, augmente l'utilisation des lipides, qui reste en fait stable pendant 45 minutes, puis augmente graduellement.


  • Ainsi, selon le type d'exercice, les sources d'énergie utilisées sont différentes.

Stratégie d'utilisation des glucides à l'exercice

Ces données permettent de définir l'utilisation des glucides en nutrition sportive. Il faut consommer des glucides avant, pendant et après l'exercice.

Avant l'exercice , l'apport de glucides vise à optimiser les réserves de glycogène.
Pour cela, les consensus indiquent qu'il faut préférer les glucides à index glycémique faible (pâtes, riz). Il est logique d'en enrichir la ration dans la semaine qui précède l'exercice.

Pendant l'effort , les glucides ingérés sont remarquablement disponibles, immédiatement oxydés de façon préférentielle, et donc, épargnent le glycogène et retardent la fatigue. Il est utile, lors des exercices d'une durée supérieure à 1 heure, de conseiller un apport glucidique sous forme de boisson contenant 4 à 8 % d'hydrates de carbone (glucose, saccharose, maltodextrine).

Après l'effort , il faut reconstituer les stocks de glycogène. Physiologiquement, l'arrêt de l'exercice détermine une petite hyperglycémie puisque l'hyperconsommation de glucose s'arrête et celle-ci induit un petit pic d'insuline, qui initie la recharge du muscle en glycogène. Le muscle, dans les heures qui suivent l'exercice, reste très avide de glucides qu'il stocke sous la forme de glycogène. A ce stade, la recharge glycogénique est donc initiée à partir du glucose circulant. Ensuite, la 2e heure après l'effort est le moment où l'appétence pour les glucides est maximale : c'est donc le moment idéal pour recharger par voie orale. Les glucides conseillés à ce moment sont plutôt ceux ayant un faible index glycémique, notamment les pâtes. Le riz, plus hyperglycémiant mais très assimilable et peu insulinogène, est aussi intéressant.







Les PROTEINES.

Les protides peuvent constituer une source d'énergie, mais ne représentent, à l'exercice, pas plus de 3 à 10 % des sources d'énergie et ceci, uniquement en cas de manque de glucose.

La ration adaptée, selon les sports et leur côté traumatisant pour les muscles, se situe entre 1,5 et 1,8 g/kg/j.
La viande maigre constitue un excellent apport en protéines, quelle soit blanche ou rouge (dinde, poulet, viande rouge maigre...)



Les LIPIDES

Les lipides sont une réserve pratiquement inépuisable. On peut calculer que 1 kg de graisse permet de tenir de nombreuses heures . C'est une source d 'énergie pour des efforts peu intenses.

Mais ces considérations sont théoriques et il faut une quantité considérable d'activité physique pour perdre effectivement du poids. Les réserves lipidiques de l'organisme correspondent à l'énergie nécessaire pour courir une trentaine de marathons.

Malgré tout , les lipides sont des constituants essentiels des membranes cellulaires! Ils sont donc indispensables. Il faut privilégier les acides gras essentiels.

Les oméga 3 (huile de colza, soja, poissons gras,...) et oméga 6 (soja, germes de blé, huile de tournesol...).






La seconde règle est l'importance de l'hydratation . L'exercice fait perdre de l'eau du fait de la sudation. Cette sudation, mécanisme de thermolyse, est d'autant plus importante que le sportif est entraîné. La déshydratation réduit la performance
. La soif, est un signal traduisant une déshydratation débutante. Cet indicateur est donc trop tardif : il faut boire avant d'avoir soif.

Au cours des 24 heures précédant une compétition, l'hydratation doit être régulière, mais à un niveau normal.
Environ 2 heures avant l'exercice, il faut boire 500 ml de liquide, c'est-à dire réaliser une hydratation préalable, en laissant le temps à l'excrétion urinaire de s'effectuer et en évitant l'hyperhydratation.
Pendant l'exercice, les athlètes devraient commencer à boire tôt et à intervalles réguliers afin d'essayer de consommer des fluides à un taux suffisant pour remplacer toute eau perdue par la transpiration (c'est-à-dire perte de poids corporel).

Il est important de boire toute la journée de manière réguli ère en limitant au moment des repas (pénalise la digestion par une dissolution excessive des sucs gastriques).

Pendant l'exercice intense , durant plus de 1 heure, on recommande que des hydrates de carbone (glucides) so ient ingérés à un taux de 30-60 g/h.











Enfin , tout le mo nde connait la citation:

Un petit-déjeuner de roi, un déjeuner de prince, un dîner de pauvre

Eh bien, elle est parfaitement appropriée!

Le petit déjeuner doit être gourmand pour compense r le jeun de la nuit. Il peut être composé de confiture, miel, pains...

Le déjeuner sera un repas pour alimenter le corps en énergie et le diner un repas pour assimiler les efforts de la journée.



A midi, on privilégie les glucides pour les besoins nécessaires à un effort et le soir les protéines, pour la reconstruction musculaire. Les légumes, sont alcalinisant et neutralisent les acides produits dans l'organisme, notamment lors d'efforts intenses. Ils sont parfaits en fin de journée.








En conclusion, il est ainsi démontré que le sportif a des besoins nutritionnels spécifiques et que des erreurs diététiques ou des carences nutritionnelles peuvent compromettre sa performance.

L'intérêt que l'athlète doit porter à son alimentation est certain, car c'est un facteur essentiel de sa performance sportive.





Dni