Historique

Espérance Pétanque Saint Marcel

La naissance de la pétanque


C'est en 1910 que la pétanque est née a la Ciotat au jeu de Boules Beraud exploité par les frères Pitiot.
En effet les grands joueurs du jeu provençal de la région se donnaient rendez-vous au jeu de boules Béraud. Les spectateurs étaient autorisés pour 0.05F à prendre des chaises pour assister aux parties, mais comme ils arrêtaient souvent les boules tirées parce qu'il ne se relevaient pas assez vite, les joueurs réclamèrent la suppression des chaises : ce qui fut fait.

Mais Jules lenoir, un commerçant de la Ciotat, perclus de rhumatisme, fut très contrarié, et comme il ne pouvait plus se tenir sur ces jambes il fut autorisé à avoir une chaise à condition qu'il reste à côté du rond. Assis Jules s'amusait à tirer a 1 mètre 50 ou 2 mètres. Un jour pour lui faire plaisir Monsieur Pitiot lui proposa de faire une partie "les pieds tanqués". De 2 à 3 mètres ils ont joué, le lendemain et les jours suivants ils ont recommencé et les joueurs plus très jeunes qui regardaient jouèrent aussi. Et voila comment est né le jeu :

"Les pieds tanquès" ou "La pétanque"


La naissance de l'espérance pétanque


L'Espérance pétanque telle qu'on la dénomme aujourd'hui est issue de l'Epérance Boules, intégrée initialement aux Sports Réunis. Cette dernière fut constituée le 18 septembre 1930 et son premier président fut M. Nove-Josserand.

A son origine, et durant de nombreuses années, la pratique de la boule lyonnaise était son unique raison d'être ! Ce n'est qu'en 1967 qu'arriva le jeu de pétanque en nos "contrées nordiques" et plus particulièrement sur la rive gauche de la Saône.

Elle impulsa aussitôt la création d'une section spécifique, à l'intérieur de l'Espérance regroupant les adeptes non seulement de la petite paroisse de Saint Marcel mais aussi de Damerey et d'Allériot, avec en première ligne, deux responsables bien connus mais hélas disparus, Pierrot Petit et Marcel Vernier, initiateurs de cette pratique de la petite boule en leur village respectif.

Un loisir inconnu ou presque jusque-là, facile à improviser presque partout et qui allait vite conquérir des familles entières jusque dans la France très profonde !

Le Clos de Stade situé derrière l'église merveilleusement ombragé grâce à ses trois rangées de platanes centenaires, à l'abri des nuisances et de l'agitation du centre bourg, constituait un endroit idéal pour la pratique du jeu de lyonnaise qui demande grande attention et sérénité.

Outre les nombreux concours amicaux et officiels disputés à longueur d'année, les entraînements hebdomadaires en semi-nocturne durant la période estivale étaient suivis par l'habituelle bande de mordus de ce sport.


Entre 1959 et 1980, durant les longs mandats à la présidence de la société effectués successivement par :

  • Georges Pillot (coiffeur, photographe)
  • Bébert Delorme (tenacier du café du Stade)
  • Marcel Ravet (plâtrier peintre)
  • Apres quelques années de sommeil les présidents suivant se sont succédés
  • Christian Pasquier
  • Michel Sirugue
  • Jules Daubas
  • Michel Lory

On retrouvait souvent sur ces jeux des figures célèbres de ce sport disparu en notre commune :

"La bandes des buttes" avec :

  • Maurice et Léon Maudit le puisatier
  • Noël Derepas ex-président fondateur
  • Serge Gabon
  • Les Bourgeon

Et la bande du bourg

  • Marcel Gueffier, le cordonnier chausseur (Caisson)
  • Gégène Roux, le boulanger
  • Le père Jouinot
  • La famille Clerc, père et fils
  • Les frères Albran (youska et Cadet)
  • Le Charlot Richard et ses fils
  • Marco Bourgeon
  • Marcel Ponsot
  • l'Henri Sermesse d'Allériot, le roi du rateau
  • Dédé Loup
  • Desplaces dit Pépone
  • Michel Hugonnot, votre serviteur

Les présidents cités plus haut et bien d'autres qui constituaient le "noyau dur" de l'association.

C'était l'époque des porte boules à lanières de cuir.Il restait aussi quelques anciennes boules en bois recouvertes de clous, dont certains étaient dorés pour matérialiser les initiales de leur propriétaire.

On trouvait aussi en bonne place dans le placard de la cabine buvette construite par les licenciés, le précieux coffret de bois renfermant dame Fanny. Une effigie à la posture peu ragoutante qu'il fallait embrasser lorsqu'on était défait sur le score minimum de 13 à 0. Ne riez pas ! Peu ont échappé à ce rite, même s'ils figuraient aux toutes premières places dans le classement des compétents ! Un jour ou l'autre , la chance vous abandonne et pour peu que votre main ou votre confiance ne soit pas présente ce jour-là, alors la honte vous envahit et même vos meilleurs amis ne manquent pas cette occasion pour vous faire quelques remarques désobligeantes, genre : "Eh bin ! ça y est, tu l'as eu ta taule ! tu vois, personne n'y echappe !"

L'arrivée de la pétanque, avec Célo Ducret au secrétariat et ses fils, Chancre père et fils, François Fournier, P. Tarlet, Gaston Chandeville, J.P. Bouley Nénesse et tant d'autres, fit exploser les effectifs de l'Espérance.
Partant de trente participants, la société compta bien vite plus de 150 adhérents. Les concours se mirent à essaimer sur les poutours du stade et de la salle des fêtes, sur le terrain de l'actuel collège Denon, le secrétaire prenant place dans l'écurie de l'ancienne propriété Marquis et l'intendance toujours en service sur le nouveau terrain du Breuil ou à élu domicile l'actuelle société.

Chaque sociétaire qui s'adonnait au tir avait sa méthode ou sa recette personnelle : Caisson n'arrêtait pas de frotter ses semelles de chaussures sur le sol, tant que la boule n'avait pas atterri. On pouvait admirer l'élégance du geste du tireur chez Marcl Ravet. Noël lui, posait index et majeur de sa main gauche sur la boule tenue à main droite, paume au-dessus, dans un balancier solennel préfigurant son élan. Serge tirait à la manière d'un lanceur de poids, le corps incliné vers l'avant, tandis que nous autres, les plus jeunes (en ce temps-là) petits bras de surcroît, fournissions des effors désepérés pour jeter cette boule bien lourde au-delà des douze mètres minimum. Inutile de dire que la distance primait bien souvent sur la précision et quand par hasard un bruit métallique se faisait entendre lorsque la boule touchait le sol, alors quelle joie ! Cela nous incitait à persister dans l'exercice jusqu'à l'épuisement.

Rappelons aussi et non sans fierté qu'au debut des années 50, la quadrette des jeunes cadets, tous de St-Marcel composée des frères Marc et Michel Briet, Gérard Bourgeon et René Gaudillat qui s'avéra plus tard, un joueur d'exception, mais aussi un bon footballeur professionel faisant les plus beaux jours de CAP et Red Star Paris, puis de F.C Chalon, participa aux championnats de France, ce qui était fort bien pour cette petite société, ou l'amitié et la convivialité n'étaient pas des mots sans signification.

Par manque de renouvellement de son effectif jeunes en 1984, le dernier bastion des Lyonnais s'éteint de la brutale disparition de président Marcel Ravet en 1986. Heureusement en 1990, une poignée de jeunes bénévoles avec, à leur tête, un dynamique Christian Pasquier. L'Espérance Boules devient l'Espérance Pétanque. Michel Sirugue a pris le relais fin 1996 et suit le chemin tracé pour pérenniser la réussite de cette vieille dame qui fut septuagénaire en 2000.


 
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