Article paru dans le Nice Matin du Dimanche 21 Novembre 2010 (Par Philippe Camps). URL source: http://www.nicematin.com/article/basket/lambert-diacono-ne-sous-une-bonne-etoile
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Lambert Diacono : né sous une bonne étoile
Lambert Diacono : né sous une bonne étoile
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Lambert Diacono a fait plaisir à ses parents. Il a eu le bac S. Il s’est même inscrit en fac de droit. Un peu de Code civil entre deux paniers, c’est toujours sympa... Cet espoir du basket français est né à Montpellier, mais il a grandi à Nice. Il a si bien poussé qu’aujourd’hui, il culmine à 1,96 m. Chez les Diacono, on est grand de père en fils, et de mère en filles. Mais Patrick, Sophie, Lucile, Lambert et Garance ne regardent personne de haut. Question d’éducation. Le papa est psychiatre à Nice. Ce qui explique peut-être pourquoi personne dans la famille n’a perdu la tête en regardant l’ascension du ‘‘petit’’ de l’Étoile Saint-Barthélemy à l’ASVEL. Des terrains de Falicon aux parquets de l’équipe de France.
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Lorsqu’il arrive dans le monde du basket, Lambert est plutôt en retard. Il a 13 ans. Mais les portes s’ouvrent toujours aux bouilles sympas. Avant, il était en kimono. Du genre : y’a pas d’amis sur le tatami. Il aimait le judo, il aimait surtout la gagne. Il n’a pas changé. C’est Anton Jeram, ex-pro en Slovénie hier, psychiatre aujourd’hui et proche de la famille depuis toujours, qui lui met le ballon en main et la licence en poche. L’étoile Saint-Barthelemy tient sa petite star. Coach et guide, Karine Andréani a tout compris. Après deux saisons dorées sur tranches à l’ESB, il s’en va shooter au Pôle Espoirs d’Antibes.
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La famille Diacono habite Nice-Nord. Sa bretelle d’autoroute, son stade du Ray et ses terrains de Falicon. Là, des jeunes de 7 à 77 ans dribblent, sautent et marquent sans se faire remarquer. C’est le basket en liberté. À la sauce US. Les torses nus contre les autres. « J’avais 13 ans, je jouais contre des gars de 18-20 ans. On était entre potes. Le plaisir total ». La passion est née. Il la baptise à la sueur, tous les jours jusqu’à la nuit. Là-bas, à la villa, maman, les devoirs, la p’tite soeur et les pâtes attendent. Maman chauffe et les pâtes refroidissent pendant qu’il enchaîne les doubles-pas.
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Il est au Pôle Espoirs lorsque les tests INSEP trient les joueurs et tamisent leurs illusions. Lui garde ses espoirs intacts. Logique, il a le choix entre Villeurbanne, Dijon, Paris, Pau et Nancy. Il tranche pour l’ASVEL. Un club de légende. Il quitte la maison, la chaleur d’une famille unie, à 15 ans. « C’est difficile au début. Après, on vit avec », raconte-t-il aujourd’hui. « La séparation a été douloureuse bien évidemment, mais l’important, c’était son épanouissement », souffle le papa. La maman ne dit rien. Ses yeux parlent pour elle. Lui est à l’aube d’un grand défi. Maintenant, il est seul.
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A Villeurbanne, il entre dans un autre monde. Un monde pro. Où l’on pense pro, on joue pro, on vit pro. Et où on forme des pros. ça tombe bien, c’est ce qu’il veut être. Reste à survivre dans un centre de formation où tout le monde a le même rêve. Chacun pour soi et tout pour l’équipe. A l’ASVEL, il grimpe très vite chez les Espoirs. S’accroche. Monte encore. Sans vertige. Les ‘‘petits’’ hommes verts sont champions de France en 2009 et 2010. On appelle ça le trophée du futur. Avec lui, le futur a un avenir. La preuve : aujourd’hui, il fait le banc en Pro A. Comme vendredi à Vichy. Demain, il se lèvera.
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Depuis deux saisons, Lambert Diacono passe du vert au bleu. De l’ASVEL à l’équipe de France avec laquelle il a disputé, l’été dernier, les championnats d’Europe des moins de 18 ans, en Lituanie. Les Bleus sont à l’ouest. Un comble quand on est à Vilnius. Ils finissent septièmes. Lui finit en trombe. Parce qu’il sait élever son niveau de jeu. Parce qu’il ne lâche rien, ni personne. Parce qu’il aime le combat. On peut être sudiste et aller au charbon.
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« Mon objectif? Etre un bon joueur d’Euroligue. Je ne rêve pas de NBA.Je préfère la cohésion collective, la fluidité de jeu qui prévaut en Europe », explique l’ailier ailé. Ses qualités : un physique sans faille, un mental de gagneur et un bon shoot d’une main droite bouillonnante. « Mais je dois améliorer ma vision du jeu, mon positionnement en défense et mon sens du dribble », ajoute celui qui est considéré comme l’un des meilleurs joueurs offensifs desa génération. Aspirant pro, il attend son heure en regardant la montre. « J’ai besoin d’apprendre, de jouer, de progresser », dit celui qui s’entraîne 5 ou 6 heures par jour. ‘‘Muscu’’ comprise. Un jour, peut-être, il évoluera dans la maison blanche sans bureau ovale. Au Real Madrid. Ce jour-là, il touchera son rêve, quelques billets et pas mal de ballons.
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Le 2 octobre dernier, L’Equipe-Mag fait sa ‘‘couv’’ avec Tony Parker. Le sujet : dans les pas de TP, en visite à l’ASVEL, ‘‘son’’ club. Page 40 : la photo du vice-président Parker en pleine discussion avec des jeunes du club dont un numéro 8 nommé Lambert Diacono. « C’est quelqu’un de simple, sympa, disponible », affirme le jeunot suivi de près par le mythe. L’ASVEL mène à tout. Même à TP qui donnera bientôt vie à une académie de basket.
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