Aurélien Martin et l'équipe de l'Etoile Saint-Barthélemy s'entraînent pour la nuit du basket en fauteuil demain soir et pour
leur match à Marseille dimanche. (Photo François Vignola)
Aurélien Martin, 30 ans, est un jeune homme actif. Conseiller clientèle à la Caisse d'Epargne Masséna, il joue aussi au
basket à l'Etoile Nice-Saint-Barthélemy. Une vie très active faite de travail, de sport, de voyages, nullement entravée par son fauteuil roulant. « Je suis en fauteuil depuis l'âge de 7 ans après un accident de la route. J'ai traversé sans regarder et le conducteur de l'auto s'est trompé de pédale : il a accéléré au lieu de freiner. Au début, c'était un jeu d'avoir un fauteuil.
Aujourd'hui, je vis avec et je suis comme tout le monde », raconte en souriant Aurélien, qui tient à ne pas être considéré
comme quelqu'un de différent.
Son discours rejoint le message du film « Intouchables » : « C'est un bon film qui permet de changer le regard sur les handicapés qui ne sont pas que des types en fauteuil. Ils font comme les autres et n'ont rien de différent ».
Le lendemain à Marseille en championnat
Demain soir, Aurélien et ses amis de l'Étoile Nice-Saint-Barthélemy joueront lors de la Nuit en fauteuil roulant, organisée par « Initiative Staps » pour le Téléthon (lire par ailleurs). « On va participer à un mini-tournoi avec des valides, comme l'an dernier où nous nous sommes retrouvés à une centaine. Chaque participant verse une cotisation qui sera offerte au Téléthon ».
Pourtant, Aurélien et ses coéquipiers seront dès le lendemain dimanche sur le parquet, en championnat, à Marseille : « On aura peut-être les bras lourds, mais on a promis d'y être… », explique le joueur de l'Étoile Saint-Barthélemy, club qui évolue en Nationale 2. « Nous sommes une quinzaine de joueurs et nous jouons toutes les deux semaines. Après une défaite face au Cannet, nous avons battu Lyon, avant d'aller à Marseille dimanche. Nous espérons monter en Nationale 1. »
De l'exercice physique, Aurélien en a toujours fait depuis l'enfance : de la natation, de l'athlétisme et enfin du basket : « Pour cela, il faut de l'argent car un fauteuil de handi-basket, fait sur mesure, en titane, coûte 6 000 E. Heureusement, nous avons des subventions de la mairie ».
En participant à ce Téléthon, il tient à faire partager son bonheur de faire du sport : « Plus il y aura de participants, mieux ce sera. Il faut remercier l'association Initiatives Staps. Si on peut aider tout en se faisant plaisir… ».
PIERRE BROUARD