Entente Sportive Carantec Henvic
Stade Jean Madec
Complexe du Meneyer
Carantec
29.581786@footbretagne.org

AVRIL 2020

Comme le mois dernier, la rédaction va se permettre une entorse à son règlement interne en interviewant un joueur sortant du lot. Elégant balle au pied, ferme dans chacune de ses interventions, et apportant sérénité à toute sa défense, Pierre Inizan, notre petit chouchou, reçoit à l’instar de Loulic, son ballon d’or.
 
 
De retour la saison dernière (2018-2019 ndlr.) à l’ESCH après une période à Morlaix, Pierrot s’est vite imposé dans le groupe A. A la suite d’une bonne préparation, et des prestations satisfaisantes en amicales, c’est naturellement que la recrue est appelée pour disputer quelques minutes de coupe de France face à Guipavas et l’US Quimper. Il va même bousculer la hiérarchie en cours de saison, s’installant en charnière centrale au côté de l’expérimenté Vincent L’Hour. Et le retour de Robin Guizien n’y changera rien : Pierrot, âgé de 18 ans, était devenu l’un des éléments incontournables du duo Henry-Guinamant en R3. Relance propre, interventions élégantes, et vice d’un ancien, le jeune carantécois était en train de tracer son avenir au sein de l’équipe fanion de l’ESCH.
Et cette saison confirme la montée en puissance de l’enfant du pays. Les matchs se suivent et les prestations de haut vol également, Pierrot éclabousse d’élégance Jean Madec. Jeu court, jeu long, feintes de corps, tout le monde aimerait avoir son aisance balle au pied… Et il va développer sa palette de jeu jusqu’à même aller marquer un but lors d’un des chocs de la saison à domicile, face à Plougasnou. Le défenseur central va alors se permettre une célébration à la Eden Hazard qui restera dans les annales, pour le plus grand bonheur du public.
La venue de ses anciens coéquipiers chez les Blaunes, et l’adaptation expresse de ces derniers favorise sûrement son épanouissement actuel. En espérant que cette suspension des compétitions ne coupe pas l’herbe sous le pied de notre joyau dans cette progression fulgurante…
 
 
 
Pierrot revient sur ces deux saisons et nous livre ses petits secrets de préparation, en répondant à nos questions.
 
 

On aimerait connaître tes impressions, partager un vestiaire avec des pointures comme Seb le Bonhomme ou Gaetan le Roux, quand on vient d’un club comme Morlaix, ça doit foutre une claque non ?
Gaëtan et Seb font partie des meubles de l’ESCH. J'étais encore jeune et fébrile après mon départ de Morlaix. Arriver dans un vestiaire avec ces gars-là, il y a rien de mieux pour se mettre à l'aise et retrouver la confiance.
 
On te sent de mieux en mieux, c’est l’arrivée de tes potes – Baptiste Cléac’h, Nino Joncour et Théo Hervé – qui te permet d’être meilleur ? (Si tu as le temps, tu demanderas à Nino de lever la tête de son guidon, ça lui permettra de faire des passes)
Je suis vraiment heureux que mes petites pépites aient décidé de rejoindre la famille de l'ESCH. J'avais à cœur de leur prouver qu'ils avaient fait le bon choix. Pour ce qui est du soldat Nino, ce n'est pas gagné... Ce n'est pas évident quand tu as passé toute ta jeunesse la tête dans le guidon sur ton scooter débridé, à faire les 400 coups... Il faut lui laisser un petit peu de temps !
 
Franchement, cette célébration après ton but à Plougasnou, c’était pour donner du fil à retorde à notre robot ? Parce que le terrain porte toujours la trace de ta glissade…
L'euphorie de mon premier but ! Ce n'est pas tous les jours que vous aurez la chance de me voir scorer, alors il fallait bien que je marque le coup ! J'espère même que le robot ne l'effacera pas.
 
Des rumeurs disent que tu as signé au FC Casino cet été pour parfaire la relation avec ton gardien de but, Flo Le Guen. Au final, mettre des lardons en rayon, quand on arrive à museler la majorité des avants-centres de D1, ça doit être d’une banalité sans nom, tu ne penses pas ?
Je dois une fière chandelle à mon coéquipier Flo d'avoir fait remonter mon petit CV en haut de la pile. On aura l'occasion de parfaire notre relation et d'ajuster quelques petits détails entre deux rayons.
 
Une photo a circulé sur les réseaux sociaux durant le mercato hivernal d’un contrat que tu aurais signé chez un club voisin – portant le nom d’un vêtement féminin pour ne pas le citer. Rassure-nous, c’était une tentative de déstabilisation, alors que tu éclaboussais la D1 de ton talent ?
Je tiens à rassurer les lecteurs que ce ne sont que de vilains ragots. A les entendre j'irais jouer pour tous les patelins du coin !
 
La rédaction est quand même admirative de ton état le dimanche… Malgré des samedis plus qu’arrosés, tu arrives élégant et sans être fatigué le lendemain. As-tu un secret ? Partage-nous ton secret, nombreux aimeraient connaître la recette miracle !
J'aurais du mal à répondre à ta dernière question mais pour ma part : une bonne douche froide, voire glaciale pour réveiller les muscles il y a rien de mieux.
 
La douche glaciale… Espérons que certains y pensent pendant ce confinement, ça permettrait d’éviter certaines déconvenues lors des rencontres la prochaine saison ! A bon entendeur…
 

mars 2020

Avec ce repos forcé, difficile de désigner un joueur de l’entente en dessous de son niveau. C’est pourquoi ce mois de mars verra l’élection d’un ballon d’or. La rédaction a décidé, de manière unilatérale, de donner ce ballon d’or à Loic Mauguen, Loulic comme on aime l’appeler.
 
Le président de l’ESCH enchaîne les performances de haut vol avec l’équipe C, nous gratifiant de gestes qu’on peut qualifier de « gestes Champion’s League ». Double buteur lors d’un match digne d’une demi-finale de l’Euro face à Lampaul C, les absents ont dû se sentir bien triste en ouvrant le quotidien l’Equipe le lendemain, qui relatait les exploits de notre héros. Mais détrompez-vous, ce match n’est pas de la poudre aux yeux. Chaque weekend à 13h, que les conditions soient favorables ou non pour la pratique d’un beau jeu, le maître à jouer de l’équipe C distille, gratte et nettoie les ballons du match tel Sergio Busquets. Il surnage au milieu de terrain, jusqu’à se demander ce que font les recruteurs des équipes phares de la région… Mais soyons heureux, gardons notre joyau. Loic est comme un bon vin, il se bonifie avec l’âge… Et mieux, rend ses partenaires meilleurs.
A l’inverse des différents nommés, il arrive parfaitement à enchaîner un cours d’œnologie le vendredi soir à Plouvorn, une soirée dansante à Plouénan le samedi, et une rencontre maîtrisée le dimanche. Une nouvelle preuve qu’un mental d’acier permet de contrebalancer une hygiène de vie plus que bancale. Beaucoup se devraient de prendre son exemple, à bon entendeur...
 
Le coach-joueur, ami mais surtout patron de l’ESCH se livre dans cette interview. Parce que oui, c’est lui le patron.
 
 
 
Bonjour Loul, et félicitations pour ce prix honorifique du ballon d’or du mois de mars. Toi qui voulais être interviewé, on te laisse la parole !
Si tu es en haut de l’affiche, c’est que souvent d’autres t’y ont aidé. J’en profiterais donc pour remercier mes coéquipiers : Franck, Chris, Nico, Pierre-Yves, Seb, Bob, et consorts… avec qui je partage ce prix honorifique aujourd’hui.
Avec l’altruiste Guy et la gazelle Jfé  nous formons le trio d’attaque de cette équipe C bien servie en ballon par Vince le pourvoyeur, et Laurent qui distribue des missives, parfois décisives. Je garde le plaisir de jouer avec des jeunes prometteurs : Antho, Benji, Thib, Ben,…  Pensée à René le plus ancien de nos licenciés en action, artisan de nos « clean sheet » chers au Coach Pat.  Merci à eux.
 
La situation actuelle te coupe l’herbe sous le pied, on te sentait « on fire » en ce moment… Tu penses que tes performances à la reprise seront dans la lignée de tes derniers matchs ?
En cette période de confinement, qu’il faut respecter le plus scrupuleusement, je m’entretiens du mieux que je peux. Je continue à fouler la pelouse….mais avec une tondeuse. Je jongle avec le râteau, la serpette et le plantoir. Je m’inspire des séances de Sebi, ou d’autres …
 
Tout le monde est admiratif de la longévité mais avoue, tu as un secret ! Jus d’ortie ? Séances de yoga ? Sophrologie ?
Pas de secret, il n’y a que vous, les journalistes, qui pouvez changer le plomb en or ! Si ce n’est le travail : une grande assiduité aux entrainements, le top 10 reste mon objectif encore cette année. Le plus : la récupération d’après match,  avec quelques décoctions secrètes à base de blé blond servi par Vincent « la crêpe » ; ou si besoin celles à base de caramel et épices d’Asie de Pierre « Roue-Hâte ». Quelques fidèles partagent cette démarche de décrassage.
 
Avec tout ce qui se passe en ce moment, on espère que tu continues de parfaire ton palet en goutant de nouveaux vins, même si l’œnologie est suspendue. Parce que, franchement, la piquette que tu nous as commandé pour le repas du foot, c’était un stock d’invendable qu’on t’a refourgué ?
Il est vrai que ce breuvage s’apparentait à un jus de betteraves fabriqué par Lulu la Nantaise dans les bas fonds de Saigon ! De la pomme ? Il y en a …. Le défaut du vin fait partie de l’apprentissage : il faut connaître le mauvais pour apprécier le meilleur, une leçon de vie.
 
Et sinon, plus sérieusement, en tant que président, comment vois-tu la suite de la saison ? Gel du classement, saison blanche… Dis-nous tout !
En tant que président, je prônerais pour la reprise des championnats  pour l’équilibre financier du Club (c’est aussi et surtout le joueur qui parle, tout comme Benji  qui pourrait quitter sa case « prison » en ayant manqué peu de matchs). Le manque à gagner est au niveau de la billetterie et des retombées annexes qui sont nulles actuellement, et sans compter ceux qui ont encore du retard dans leurs cotisations ! Loulou le  « châtelain » et Michelle la trésorière en chef peuvent en témoigner. Aussi je compte sur le dynamisme de chacun, pour tous œuvrer lors du vide grenier, du « ramasse ferraille » et du concours de Jokari à venir (s’ils ont lieu). Restons positif…
Sinon, a contrario de Jean-Michel A., croisé lors d’un stage initiatique au golf dans la banlieue Lyonnaise, le gel des classements me conviendrait très bien. Notre équipe fanion retrouverait fort logiquement le championnat de Ligue, la B se maintiendrait en D2 avec peut-être la frustration de ne pas avoir joué ces matchs en retard pour postuler à la montée. Et la C a une très honorable mais méritée 4ème place. Je n’oublie pas l’école de foot qui porte haut les couleurs du Club et qui, je l’espère, retrouvera au plus vite les terrains lors des tournois conviviaux à suivre.
 
Mais, sérieusement, le plus important aujourd’hui est que chacun d’entre nous et nos proches se sortent sans encombre de cette crise pandémique et retrouvent le plaisir de fouler le carré vert. Portez-vous bien et pas d’excès de confiance, restez confiner !
 
Sages paroles du président ! Peu importe le sort du championnat et de la saison en cours, l'essentiel actuellement est bien bien de restez chez soi et de prendre soin les uns des autres !
 

février 2020

Vous l'aurez remarqué, un lien suit les différents lauréats du ballon de plomb. Une sorte de fil rouge qui relie les nommés, et qui pourrait correspondre à l'ADN de l'ESCH. Mais après discussion avec les différents joueurs des clubs voisins, on se rend compte que cette particularité est propre au secteur léonard et tregorois : la consommation excessive de produits alcoolisés le samedi soir, veille de match pour nos amis du district.

Le gagnant du ballon de plomb de février ne déroge pas à la règle. Il ne fait pas semblant, que ce soit dans la vie, sur le terrain, ou encore à l'apéro. Et il paye sûrement les pots cassés par excès d'engagement. Alexandre Belin, jeune trentenaire fougueux, latéral droit de l'équipe fanion, commençait pourtant du bon pied la saison de football avec certes, quelques pépins physiques, mais rien d'alarmant.
Rien ne prévoyait les sorties de route du mois de février qui se sont succédé. D'une part, une migraine arrivée soudainement un dimanche matin après un week-end "ligue des champions" avec son groupe des Aviners, formé avec le gardien de l'équipe première, Florian le Guen. Puis ensuite, une blessure à la troisième jambe, l'obligeant de quitter le terrain et ses partenaires lors du 7e tour de la coupe du conseil départemental. Pas facile de se relever après ces deux coups du sort, mais le numéro 2 carantecois a de la ressource...


Alex revient sur ses mésaventures hivernales dans cette interview.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Tout d’abord on commence en douceur, comment vas-tu depuis tes péripéties du week-end dernier (dent cassée + coup dans les parties intimes) ?
Incompréhension, plus je suis à jeun et moins je joue. La vie est rude, mais c'est les choix des coachs. La rentrée dans le match a été difficile. Deux blessures en moins de 15 minutes, dont à l'endroit que je vénère le plus... Bref.

Maintenant que les amabilités sont faites, on va rentrer dans le vif du sujet, tu es nommé ballon de plomb de ce mois de février, c’est une surprise pour toi ?
Un peu surpris, même déboussolé. Il faut assumer et se relever.

Comme tu t’en doutes, on est obligé de revenir sur cet épisode des vertiges survenus un dimanche matin de tempête mais surtout après un week-end plus qu’arrosé. Ce sont les explications principales à cette défaillance qui t’ont privé du match de l’après-midi non ?
On m'a diagnostiqué un problème aux yeux. Je comprends mieux mes relances !

Tu enchaînes les blessures au même rythme que les matchs médiocres, comment expliques-tu cela ?
Peut être trop vieux, peut être trop gentil, peut être trop con... Bref, le niveau n'est pas là.

Pour finir, on connaît ton faible pour le doublé vainqueur (on parle bien évidemment de charges le vendredi + samedi, et non pas de buts) que tu enchaînes souvent aisément avec ton copain Gaëtan Le Roux, dirais-tu qu’il a une mauvaise influence sur toi depuis qu’il est convalescent ?
Je pense que sa blessure m'a fait beaucoup de mal, mais les copains avant tout ! On ne me jetera jamais la pierre parce que je suis un mec entier.
 
 
En espérant le revoir vite manger son ailier gauche comme il descend les bières le vendredi soir, on lui souhaite un prompt rétablissement.
 

JANVIER 2020

Loin des strasses et des paillettes de notre équipe fanion et de la D1, certains joueurs de l'entente se battent chaque dimanche pour sauver leur peau en D2. L'équipe réserve, appelée la A' par certains de nos supporters, vient fraîchement de monter d'une division. Bénéfique pour le club, cette ascension est synonyme d'une concurrence plus rude entre les footballeurs de l'ESCH, et certains en font les frais...

C'est le cas de Mickael Salmas, joueur carantecois depuis toujours, qui peine à trouver sa place dans l'effectif d'Alban le Roux et de Fred Quéré. Connu pour son physique élancé et ses horribles cris au moindre contact, le Peter Crouch léonard n'a pour le moment pas joué un match entier cette saison, pas aidé par des blessures à répétition... Mais est-ce le fruit du hasard si lors du premier match de janvier, ce dernier est appelé en équipe C ? Pas tout à fait. Et c'est un choix payant, puisque la réserve va s'imposer sans lui face à un des ténors du championnat : le Douron. Malgré ce très bon résultat, Mick est rappelé en B le week-end suivant. Et c'est du banc de touche qu'il verra ses coéquipiers arracher un nul à Guerlesquin. Le milieu de terrain ne rentrera pas sur le billard tregorois, feintant une blessure à la cuisse. Depuis cette apparition, on ne l'aperçoit que derrière la main courante ou au BDS pour féliciter ses partenaires. Pas sur que ce soit avec un entraînement de la sorte qu'il retrouvera le niveau qui était le sien.
 
Remise en question ou persévérance dans ce je-m'en-foutisme, Mick Salmas se révèle.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Tu as construit ta carrière grâce à un jeu de corps élancé, de longues baguettes à la place des jambes qui te valent le surnom de Peter Crouch et d’une capacité à obtenir des fautes par de magnifiques simulations mais il semblerait que cette recette ne fasse plus effet auprès des dirigeants du club, comment vis-tu ça ?
Je le vis plutôt bien, j’ai eu des hauts et des bas tout au long de ma longue et grande carrière. L’effet va forcément s’inverser un jour au l’autre, je ne suis pas inquiet. L’équipe a besoin d’un profil comme le mien j’en suis convaincu.
 
Un début de saison sur le plan personnel qui démarre bien pour toi avec une place de titulaire confirmée dans le 11 de la réserve et même le brassard de capitaine, mais tout ça correspond également aux mauvais résultats et depuis que tu ne joues plus, l’équipe est en pleine forme et enchaîne les victoires, pour l’ego ça ne doit pas être simple à gérer ?
C’est très simple à gérer. Je ne me prends pas la tête, je suis conscient de mon talent. J’ai fait un début de saison plutôt correct même si les résultats étaient mauvais. L’équipe est en pleine forme malgré mon absence, je suis content pour les joueurs. Je vais revenir fort!
 
Les blessures, les performances plus que moyennes et la perte de cheveux on imagine que ce n'est pas facile à gérer mais comment expliques-tu ça ? Les années qui passent ? Le stress du travail en restauration ? ou bien un amour naissant qui fait passer le foot au second plan ?
Les blessures! Comme mon ami Nicolas Elies, du je pense à un excès de sortie la veille de match... En même temps on adore ça. Un verre, puis un autre et PAF! Le corps qui lâche le dimanche. Pour l’amour je répondrai à cette question la prochaine fois.

Pour finir plus sérieusement on espère qu’on va réentendre tes cris majestueux dès qu’un adversaire te touche très rapidement ou ton objectif de cette deuxième moitié de saison est de brailler sur l’adversaire derrière la main courante ?
Vous pouvez compter sur moi pour la deuxième partie de saison pour brailler sur le terrain, je vais être énorme.

 
Un match important dimanche à St Thégonnec attend la réserve. Idéal pour notre ami Mickael Salmas de se relancer et de faire un joli pied-de-nez à ses détracteurs. Encore faut-il qu'il soit remis de sa vilaine blessure... Jouera, jouera pas ? A vos pronostics.
 

DECEMBRE 2019

Difficile en ce mois de décembre d'attribuer un ballon de plomb parmi les joueurs de l'entente, au vu du calendrier très peu fourni des joueurs caranteco-henvicois. Mais les trois buts encaissés par l'équipe fanion, et une défaite cuisante lors du tournoi de domino du club font de Florian le Guen le gagnant de ce titre tant convoité par les joueurs.

Connu pour ses sorties nocturnes le jeudi soir dans le bourg carantecois, le portier de l'entente arrive ces derniers temps à développer sa palette et à enchaîner des prestations le vendredi puis le samedi, sans broncher le dimanche. Il serait peut-être d'ailleurs lumineux pour son petit frère d'essayer de suivre son exemple, quand on voit la nourriture donnée aux renards lors du déplacement à Carhaix... Mais ce style de vie a un prix : un retour prématuré aux vestiaires après un Cabestan lors de la journée DominoDay, un refus d'obstacle pour le nouvel an, on se dit peut être qu'un Dry January ne serait pas à exclure pour le gardien à la douce voix, même si c'est ce qu'appréhende le plus ses amis commerçants, qui verraient leur chiffre d'affaires baisser d'au moins 15%.


Remise en question ou confirmation de ce train de vie pour les prochains mois, Florian le Guen nous répond.
 
 
 
 
 
 
 
Des ragots de vestiaires viennent à dire que grâce à ta forte alcoolémie du week-end, ça corrigerait ta myopie et te permettrait de mieux voir les ballons, qu’en penses-tu ?
La vilaine guerre des vestiaires, ou la jalousie je ne sais pas... Je n'ai plus l'âge de sortir la veille des matchs. Bon, c'est arrivé deux ou trois fois, ça me permet d'aller plus au carton. J'aime bien plier les joueurs adverses. Concernant mon problème de vue, c'est un vrai handicap mais bon, ça met de la difficulté dans le poste. Mais bon, entre nous, je ne fais pas le malin : le cécifoot et les ballons à grelots, c'est pour bientôt messieurs !
 
Tu es l’illustre chanteur du groupe The Avinés, on imagine que ça doit être compliqué de gérer un calendrier aussi fourni entre les soirées avec les copains, le football le week-end et la tournée des Zéniths ?!
Ahhh the Aviners ! C'est vrai qu'on a eu la chance je dirai avec Alex (Belin) de percer si vite dans un métier compliqué. Nous sommes parti de rien : un cahier, un stylo et une gratte pour animer des mariages, des PACS... Nous allons rapidement engager un manager pour gérer les dossiers en cours et notamment notre tournée des festivals d'été. Après tant d'années à fouler ivres la prairie de Keramphuil on va enfin pouvoir jouer sur Grall !! Je n'en dis pas plus, on garde bien sur nos copains et nos racines le week-end, c'est important ! Et évidemment le foot et le golf pour la ligne.

Nous sommes maintenant quelques jours après le tournoi de Domino du club, où vous avez essuyé une dernière place cuisante avec Pablo notre ami du Birdie, cela signifie la fin de la tactique du "Domino Bourgeois" ?
La question qui fâche les gars... Quand tu es compétiteur et que tu finis dernier, ça fait mal au cul (sans jeu de mots avec mon partenaire du jour) ! Avec 6 points marqués et deux bulles encaissées, je pense que nous allons terminer notre fidèle règle du domino bourgeois au champagne, et redescendre d'un étage et tourner à la Plancoet !
 
Loin de la notre idée de mettre de l’huile sur le feu, mais on est obligé de te reparler de ce refus d’obstacle du nouvel an... Que tu as donc passé au fond de ton lit, drôle de façon de finir l’année non ?
Difficile pour moi de revenir sur ce nouvel an que j'attendais tant... Mais on ne choisit pas de chopper une angine le 30... Je relativise car je me suis éclaté devant Patrick Sébastien en bouffant des pastilles et en avalant des dolipranes. Ca m'a permis de réfléchir, de faire le point. On peut passer des bons moments aussi avec de la Quezac. D'ailleurs je lance également un Dry January.
 
 
 
La rédaction reste tout de même septique (tout comme un bon nombre de lecteurs on l'imagine), quant à la réalisation de ce Dry January. Affaire à suivre...

 

NOVEMBRE 2019

Sa disparition des radars de D1 lors des trois derniers matchs, son absence durant les deux derniers tours de coupe de l'ESCH et le néant technique affiché lors de son seul match en B face à la réserve de St Martin font de Titouan Guizien le ballon de plomb du mois de Novembre.
 
Un début de saison comme à son habitude : ni bon, ni mauvais, ne laissait pas envisager la descente aux enfers de l'enfant d'Henvic. Propulsé même capitaine de l'entente lors de deux matchs de championnat suite à l'absence de Flo Henry, le jeune latéral de 23 ans va tout de même laisser apparaître des signes de fragilité avant d'obtenir ce titre tant convoité de ballon de plomb. Une occasion loupée alors qu'il est seul dans les 6 mètres adverses face aux marcassins de Landeleau, une galette lâchée pour parfumer les toilettes de l'AC Carhaix à la mi-temps, et une absence remarquée au Folguet contraigent le duo de coachs à ne pas le convoquer en équipe première. Hygiène de vie douteuse ou amour de la piste, on le sent quand même nettement plus à l'aise derrière la main courante. En effet, c'est sûrement à Plouigneau ou TitouGuiz' a été le meilleur depuis le début de la saison, où il a réussit à faire douter les ignaciens avec des interventions bien plus autoritaires que celles dont il a l'habitude de faire sur le terrain.
Peut-être est-il meilleur pour jouer à 13h et supporter l'équipe fanion à 15h ? L'avenir nous le dira.
 
Interview avec le jeune boute-en-train de Jean Madec, qui revient sur son mois de novembre.
 
 
 
 
 
 
 
 
Je suis à la fois surpris et gêné de devoir t’interviewer, toi qui d’habitude est mon acolyte pour préparer cette interview du ballon de plomb, mais bon par conscience professionnelle tu comprendras que je peux pas laisser interférer notre amitié là dedans
Oui pas de soucis, tu fais ton taff et c'est normal, je ne manquerai pas de t'épingler lors de ton retour sur les terrains, si ça arrive au cours des cinq prochaines saisons quoi...
 
Après une préparation complète en début de saison, on a vite su que tu serais un joueur important cette saison et bingo, tu es promu capitaine à Plouénan mais c’est une faillite collective et une défaite (la seule en championnat cette saison pour l’instant) As-tu pris les responsabilités de cet échec ?
Pour être un bon capitaine, il faut être un leader. Que ce soit un leader dans l'état d'esprit, un leader technique ou un leader tactique. Je trouve que je réponds bien à cette définition, donc je n'étais pas surpris de l'avoir. J'imagine que certains de mes coéquipiers étaient jaloux de mon nouveau poste, et ne se sont pas donné à fond pour me faire du tort. C'est dommage mais c'est le jeu, je sais que mon talent provoque des jalousies.
 
Tu es un habitué des soirées Carantecoises, par preuve le déplacement à Carhaix, dès le lendemain d’un week-end chargé dans tous les sens du terme, où tu as pu nourrir tous les renards des Monts D’arrés (même si tu t’obstines a dire que c’est à cause des zigzags de la route... chacun se fera son opinion) penses-tu être capable d’allié les 2 étant donné que tes soirées sont souvent intenses mais courtes ?
J'ai toujours été un peu meilleur quand je m'avine le samedi soir. Ça s'est prouvé d'ailleurs sur ce match, et sur d'autres d'ailleurs. Après, oui, il y a des revers de médailles a prendre en compte. Le retour de Carhaix n'était pas le déplacement en voiture le plus agréable que j'ai connu, mais si c'est le prix à payer...
 
Certaines mauvaises langues viennent à dire que ton week-end à Insolent suivi de ta petite escapade chez le voisin Taulésien le dimanche alors que l’équipe se déplaçait à 11 au Folgoët t’a joué des tours, qu’en penses-tu ?
J'ai fais ça pour le groupe. Gagner à 11 là-bas, c'est fort, félicitations à eux. Mais qu'ils n'oublient pas que s'ils ont été capables de faire ça, c'est grâce aux absents. Une victoire à 14 n'aurait pas eu la même valeur, et va servir pour les prochaines échéances à venir. Tu sais, des fois, il faut savoir se sacrifier pour le groupe, et c'est ce que j'ai fais.
 
Pour finir plus sérieusement quels objectifs tu te fixes pour cette saison qui est encore longue ? Le ballon de plomb de l’année peut en être un...
Maintenir la B, être le plus en haut A, blablabla... C'est ce que je t'aurais dit si je n'avais aucune ambition. La mienne est bien plus forte, et j'ai la même depuis l'arrivée du duo Guinamant-Henry : mettre une plume à Flo. C'est difficile, j'en suis conscient, mais c'est au niveau des objectifs fixés qu'on juge un joueur.
 

OCTOBRE 2019

18h30, samedi soir : "Désolé je ne pourrais pas jouer demain, bonne soirée". Voilà le message que le coach de l'équipe fanion a reçu plusieurs fois de la part d'un des doyens du vestiaire caranteco-henvicois. Un weekend c'est la cheville, le suivant c'est la cuisse... Pourtant, ses différentes gènes musculaires n'empêchent pas Nicolas Elies d'enflammer le BDS le samedi soir. Étrange, même si c'est vrai qu'il est important de se rendre chez nos sponsors pour montrer signe de vie. Ses absences régulières le vendredi soir a l'entraînement sont souvent synonyme d'un temps gris et pluvieux sous le ciel carantecois. Cependant, ses coéquipiers savent très bien qu'il ne loupera pas une séance en salle en hiver... Quelle coïncidence étrange !
On comptait sur des joueurs comme Nicolas, avec une grande expérience des matchs à enjeux, pour le quatrième tour décisif en Coupe de France face au Landi FC. Pourtant, ce dernier n'est même pas rentré sur la pelouse. Pensez-vous qu'il a été impacté par cet épisode ? Bien sûr que non ! Il était heureux comme un pape d'avoir encore réussi à gratter un maillot de Coupe de France... Quel petit opportuniste ! A rajouter à ses entrées fades et insipides face à l'AC Carhaix et les Toros de Plounevezel, il n'en fallait pas plus pour qu'il soit le ballon de plomb d'octobre.
 
Discussion avec le joueur de 34 ans et son regard malicieux.
 
 
Tu as inscris un triplé lors du 1er match officiel de la saison à Lanmeur ce qui laissait présager à une saison prolifique pour toi qu’on vend comme un buteur expérimenté de D1 puis plus rien, comment expliques-tu ton manque d’efficacité depuis ?
C'est vrai que j'ai frappé un grand coup d'entrée, je voulais montrer qui c'est le patron quoi ! Et depuis nada, wallou, quechi! Certainement parce que mes coéquipiers ne pensent qu'à sortir veille de match et du coup ce n'est pas des caviars que je reçois, mais des merguez !
 
Certaines personnes viennent à dire qu’au vu des conditions climatiques hivernales difficiles en Bretagne tu te trouverais une subite gêne musculaire plus facilement le vendredi soir, qu’as tu à répondre à ça ?
Alors là, faux, archis faux, j'aimerais bien savoir qui pense cela de moi. Sérieusement si je suis si peu présent les vendredis soirs aux entraînements, c'est parce que madame commence à gueuler, elle me reproche d'être trop absent, et je la comprends, donc à moi de faire gaffe sinon je vais avoir mon sac !
 
On connaît tous ton goût prononcé pour les pistes du week-end (et d’ailleurs personne ne te jettera la pierre) mais penses-tu que ton hygiène de vie, parfois douteuse, est un frein dans tes performances du dimanche ?
Joker ! C'est vrai, je ne vais pas vous mentir, j'aime bien m'aviner le week-end avec mes copains, et cela joue certainement sur le fait que mes muscles me trahissent, triste, alors que je n'ai pas encore 25 ans, mais bon je vais rebondir.
 
Tu trépignes d'impatience que les séances en salle du mardi reviennent, on voulait juste te dire de lever le pied et de ne pas dégoûter tes adversaires avec tes petits ponts et roulettes, notamment notre bien aimé Antoine Aignel de Plessala. On compte sur toi pour que tu ne sois pas trop dur avec lui !
Le futsal, quel sport magnifique ! Honnêtement s'il y avait un club à carantec, je signerais tout de suite et tchao le foot à 11, et je ne serais pas le seul si tu vois ce que je veux dire ! Et pour revenir à la personne que tu as citée, je ne connaissais pas son nom, je sais juste que c'est un gros consommateur de grillage à BricoMarché Saint-Pol-de-Léon !
 
Dernière question, plus sérieuse. Quel objectif tu t'es fixé cette saison ?
Tout d'abord, je souhaiterais enchaîner les matchs sans me blesser et retrouver une condition physique, à partir de la, je pourrais prétendre jouer 90 min, si Vincent Herviou ne me fait pas de l'ombre... Quel joueur ce Vince, pas sur qu'il soit conscient de ses qualités !
 
En espérant que Madame ne soit pas un frein aux performances de Nicolas le dimanche, on lui souhaite une belle saison avec l'ESCH.
 

SEPTEMBRE 2019

Nouvelle saison dit souvent nouveaux visages et nouvelles recrues. C'est de Plomodiern que nous arrive Alexandre Pelliet. Ce dernier s'entraînait déjà avec les joueurs de l'ESCH la saison passée, tout en jouant avec son club le dimanche. Sa licence avec l'entente en poche, il a commencé la préparation et les matchs amicaux, et quel départ ! 8 buts en quatre matchs, le milieu de terrain a brillé en enchaînant les buts. De bonne augure se dit-on avant de se déplacer à Lanmeur pour le premier tour de Coupe de France. 
Mais les matchs se suivent et ne se ressemble pas pour Alex... Sorti à la mi-temps à Lanmeur alors que l'ESCH était mené 1-0, cela coïncide avec le retournement de situation du match et la qualification des Bleus et Jaunes pour le second tour. Le tirage au sort désigne un match contre Plouezoch à Jean Madec. Idéal pour lancer sa saison officiellement après le faux départ à Lanmeur, mais le néo-carantecois se blesse et sort a la 5' du match, pour s'installer sur le banc de touche et regarder les joueurs de l'entente se qualifier pour le troisième tour de la coupe de France.
 
C'est donc tout naturellement qu'il empoche le premier ballon de plomb. Interview décalée avec l'homme dont il est, pour l'instant, préférable de voir derrière la main courant que sur le rectangle vert.

 
 
 
 
 
Comment analyses-tu ce départ personnel canon en matchs amicaux, et cette descente aux enfers pour le début officiel de la saison ?
Départ canon je dirai pas ça, mais pour un joueur de mon calibre c'est plutôt un départ normal… Mais après on va dire que je me suis mis au niveau de mes coéquipiers.

Es-tu inspiré de la carrière d'Abou Diaby ?
Je ne dirai pas Abou Diaby mais plutôt Yoann Gourcuff... Et puis Sylvain Queran, mon kiné, a besoin d'argent pour partir en vacances donc je fais un geste !
Je suis un bon client on va dire mais j'ai plus la souplesse de mes 20 ans.

Tu nous avais vendu une polyvalence imparable pour répondre aux besoins de l'ESCH, mais pour l'instant tu alternes surtout entre le banc de touche et les tribunes... Penses-tu continuer sur ce rythme toute la saison ?
L'hiver est rude et long dans le nord Finistère pour un sudiste comme moi. Parfois on est bien au chaud sur le banc de touche aussi...
Mais ça, c'était avant de connaître les soufflantes du père Guinamant... Du coup je ferai en sorte d'être plus sur le terrain que sur le banc de touche.

Les bruits de couloir disent que tu n'arrives pas a t'adapter au jeu de l'ESCH et du Nord Finistère, plus léché que celui de ton ancien championnat. Existe-t-il une part de vérité dans ces rumeurs ?
Ah ! La fameuse question sur le niveau entre le Nord et le Sud... Chacun prêche un peu pour sa paroisse. On aura une réponse à la fin du championnat vu qu'il y a autant d'équipe du Nord que du Sud. Et on verra surtout si l'ESCH est devant les équipes du sud... 

Fini la chambre… Quand allons-nous te revoir sur les terrains ? Et que peut-on te souhaiter pour cette saison qui ne fait que commencer ?
J'ai recommencé à trottiner vendredi dernier et je vais m'entraîner cette semaine. J'ai une échographie de contrôle cette semaine. Du coup je me donne encore quinze jours. Après d'un point de vue personnel, j'espère revenir vite pour pouvoir aider le club en A en B ou en C et venir vous faire une démonstration au jeu de la barre.
 
Nous lui souhaitons tous un bon rétablissement, en espérant ne pas le revoir de si tôt dans cette rubrique !