Article NR du 07/08/2021 : Des journées d'initiation à la Pêche, en Indre et Loire.

Une quarantaine de personnes, dont une majorité d’enfants.

La Fédération de pêche et le conseil départemental d’Indre-et-Loire organisent des journées d’initiation à la pêche au goujon. Mardi, c’était sur l’île de la Métairie, à La Ville-aux-Dames.

Une quarantaine de personnes ont participé, mardi, sur l’île de la Métairie, à La Ville-aux-Dames, à la journée d’initiation proposée conjointement par la Fédération de pêche d’Indre-et-Loire et le conseil départemental. Objectif : tout apprendre sur le « poisson blanc », à commencer par la façon de le pêcher.
« La pêche au coup est facile au niveau de la gestuelle » Aspe, barbot, ablette, goujon appartiennent à la grande famille des poissons blancs. Blancs en raison de la couleur de leur chair et non pas de leur peau. Intitulée « Taquine ton nanar », cette opération vise à inverser la tendance ou plutôt à stabiliser la situation. « Le nombre d’adhérents avait fortement baissé il y a trois-quatre ans (NDLR : un phénomène national) puis s’était stabilisé. Nous avons eu très peur pendant la période des confinements sanitaires, d’où ces opérations de sensibilisation », explique Elodie, une des trois animatrices de la fédération, présente mardi sur le site.
Le goujon, c’est en effet la porte d’entrée pour découvrir ce loisir qu’est la pêche. « Aujourd’hui, on ne parle pas de pêche sportive mais d’une activité ludique. » Ludique et accessible à tous. « On peut commencer dès l’âge de trois ans. La pêche au coup est facile au niveau de la gestuelle, en matière de coordination des mouvements. »
On peut en outre pratiquer toute l’année, sans restriction, la pêche aux poissons blancs, sans avoir à beaucoup débourser. « Une canne de trois-quatre mètres de long est suffisante. La plupart des personnes accueillies en juillet et en août n’avaient jamais pêché. On utilise des hameçons sans ardillons pour ne pas blesser les poissons que l’on rejette ensuite à l’eau. » À l’île de la Métairie, sur les bords de l’eau, les trois animateurs expliquent à un public majoritairement composé d’enfants qu’il faut gratter le fond du fleuve avec ses pieds.
« Les poissons se nourrissent sur les bancs de sable, ils vivent en groupe. Le simple fait de remuer le fond constitue un amorçage naturel. »
Les résultats ne se font pas attendre, la quasi-totalité des participants voient tout de suite frétiller les gardons au bout de leur ligne.
« Il s’agit d’un premier pas, lorsqu’ils deviendront ados, ils auront envie de passer à autre chose et n’auront que l’embarras du choix entre la pêche à l’anglaise, la pêche au coup, au moulinet, la pêche urbaine, au leurre, au carnassier ».
Pour l’heure, Simon, 8 ans, et Antoine, son frère, se contentent de… taquiner le goujon. « C’est formidable, on est là depuis ce matin et ils ne m’ont pas réclamé une seule fois mon smartphone ou la tablette », se réjouit leur grand-mère.

ce site a été créé sur www.quomodo.com