Alain Roué et la Bretagne 
 
 Nous avons rencontré Alain Roué, afin d'en savoir un peu plus, sur le très discret auteur du "Chat noir". Après plusieurs semaines passées sur le sol breton, il a regagné sa résidence thiérachienne , où il a accepté de nous recevoir, le temps de lui poser quelques questions relatives à la Bretagne.
 
EDG : Pourquoi ce choix de la Bretagne ?
AR : Ce n'est un secret pour personne, 50 % de mes racines sont dans ce pays. Coté paternel, pas un ancêtre n'avait  quitté cette terre avant les années trentes.
 
EDG : Vous qui n'êtes pas né là bas, qu'est ce qui vous attire tant, dans cette région ?
AR : C'est vrai que je ne suis pas né en Bretagne. Je suis né à Paris par accident, puisque la rencontre de mes parents n'aurait par eut lieu sans la deuxième guerre mondiale. Cela fait toujours bizarre de faire cette constation ! 
Tout m'attire sur cette terre, pour moi la Bretagne est une évidence, tout comme l'est la Flandre. Ce sont deux pays d'une richesse culturelle incroyable, ou je me sens tout simplement bien, parfaitement en accord avec ce qui se trouve autour de moi. 
 
EDG : Regrettez vous de n'être pas né dans cette Bretagne qui vous tient à coeur.
AR: Comme le dit "Tri Yann" dans l'une de leurs chansons, j'ai longtemps ignoré que j'étais breton. La conscience m'en est venu avec le temps. Cette prise de conscience fut je pense d'autant plus longue, que l'on a durant plusieurs générations inculqué la honte de leur origine aux bretons. Ce revendiquer d'origine bretonne, c'était ce revendiquer "Plouc", une démarche qui n'était pas simple, lorsque l'on vivait en région parisienne.
 
EDG : Et la langue Bretonne ?
AR : L'un des grands regrets de mon existence est de ne pas avoir pris le temps de maitriser les langues de mes ancêtres qu'étaient le breton et le flamand. J'en veux énormément à la France d'avoir voulu en conscience tuer la langue bretonne, comme s'il s'agissait d'un vulgaire dialecte de sauvages, alors que cette langue s'écrivait bien avant le français. Aujourd'hui la prise de conscience est croissante en Bretagne  pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être, je ne peux que m'en féliciter, car pour moi c'est un vrai bonheur de voir de plus en plus d'inscriptions en breton. C'est un peu, une façon de rendre hommage aux ancêtres, personnellement, je préfère cette attitude, plutôt que celle qui consiste à renier ses origines et à cracher sur la langue de ses pères.
 
EDG : Il me reste à vous demander, quand viendra un ouvrage mettant en scène votre chère Bretagne ?
AR  :  C'est bien sur prévu ! Cet ouvrage est en chantier, je n'en dirai pas davantage pour l'instant, sauf qu'il n'est pas prévu pour tout de suite, car d'autres projets sont actuellement plus avancés .
 
EDG : Je vous remerçie, et comme on dit en Bretagne ...... Kénavo !
AR :  Merci braz...................Kénavo !

 


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