Pneumothorax, pneumo médiastin et barotraumatisme


  

Pneumothorax, pneumo médiastin et barotraumatisme en plongée subaquatique :
aptitude à la plongée subaquatique en scaphandre


Télécharger le texte long qui a été validé par la FFESSM ici 


La validé  plongée subaquatique expose l’appareil respiratoire à des variations de pression et donc de volume qui sont à risque de survenue d’un pneumothorax.
Le pneumothorax se définit par la présence d’air dans la cavité pleurale, spontanément ou à la suite d’un accident traumatique ou baro traumatique, ou d’une pathologie pleuropulmonaire pré existante. Le pneumomédiastin partage une physiopathologie proche, et pose la même problématique Le risque de récurrence et les conséquences dominent la réflexion sur l’aptitude à la plongée. Les différentes questions qui se posent sont :

1. Est-il justifié de contre indiquer les patients ayant fait un pneumothorax spontané ?
2. Est-il justifié de maintenir définitivement une contre indication après un pneumothorax spontané ? v
3. Est-il envisageable de lever la contre indication après un pneumothorax spontané traité par une symphyse pleurale ?
4. Est-il justifié de contre indiquer les patient ayant eu un pneumothorax traumatique, ou faisant suite à une pathologie pleuro pulmonaire ?
5. Un accident entrainant un pneumothorax ou pneumomédiastin barotraumatique est il une contre indication respiratoire définitive à la plongée sous marine ?


A partir d’une revue bibliographique, la commission médicale de la FFESSM apporte les réponses suivantes :


1. 3. le pneumothorax idiopathique (spontané) est une contre indication absolue à la pratique de la plongée en scaphandre, du fait du risque élevé (20 à 30 %) et imprévisible de récidive. L risque induit est celui  d'aéroembolisme gazeux artériel, et d'asphyxie aigue par pneumothorax compressif, durant la phase d'ascension et d'émersion. Sa correction chirurgicale ne permet pas de se prémunir totalement d’un risque de récidive et ne peut donc être considéré comme un moyen de lever la contre indication, avec un risque résiduel de 2% après symphyse par pleurectomie apicale.
2. Le risque de récidive après un premier épisode est maximal dans les 2 années suivantes. Toutefois, au-delà d’un délai de 10 à 20 ans après la survenue d'un premier pneumothorax spontané sans récidive, il n’est plus observé de récidive spontanée. Un bilan morphologique et spirométrique normal (tomodensitométrie + exploration fonctionnelle respiratoire) au delà de ce délai de 20 ans devrait donc en toute logique autoriser la plongée en scaphandre.

4.5. Les pneumothorax traumatiques et barotraumatiques, qui partagent une physiopathologie à priori identique, même si les étiologies sont par essence différentes, n’ont pas de raison d’avoir une cicatrisation différente, et rien n’indique que ces pneumothorax ne constituent un facteur de risque ultérieur de récidive du fait d’une « fragilité » résiduelle post traumatique. Il ne semble pas y avoir d’argumentation pour en faire une contre indication, sauf situation spécifique comme une maladie bulleuse sous jacente ou un pneumatocèle séquellaire.

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