REALISATION FILMS


La pièce de théâtre, « Détective », étant un hommage affiché aux personnages de « privés », parfois douteux, mais toujours incorruptibles, inventés par des auteurs tels que J.H. Chase, Raymond Chandler, James Cain et, plus tardivement, San Antonio, les courts-métrages se doivent, très logiquement, de suivre cette voie de la référence assumée.

 

 

Les influences les plus évidentes proviennent donc de réalisateurs tels que John Huston, Howard Hawks, Billy Wilder ou Tay Garnett, maîtres du film noir de l’immédiate après guerre.

 

 

Pour le traitement de l’image, le noir et blanc, le format 4/3, ainsi que la présence de grain visible s’imposent comme des choix obligés, dictés par une tradition hollywoodienne fortement imprimée dans l’inconscient collectif. Ainsi, la mise en scène de « Détective » opte d’emblée pour le style dit du « style invisible ». Cette manière de filmer, commune aux séries B, faite toute de retrait et d’éclairages suggestifs, permet au réalisateur d’instaurer une atmosphère sombre et lourde de menace, sans qu’elle soit immédiatement décelée par le spectateur. Elle est ressentie avant d’être vue.

 

Ce qui est le propre de tous les dangers.

 

 

                                                                                             José Langlois

 

 

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