EXTRAITS - TEXTE ET VIDEO


J’aurai dû me méfier… C’était une de ces journées, où la lumière du jour est plus triste que les profondeurs de la nuit… Une de ces journées, où tu perds ton temps à étudier « Paris Turf ». Ma dernière affaire, de cocu copieux,  remontait à trois semaines, et je commençais sérieusement, à être à cours de liquidités. Dans tous les sens du terme. Je n’avais  même pas  de quoi me payer un whisky, au bar-tabac du coin

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J’avais voulu la jouer fine, en démissionnant du Quai des Orfèvres pour incompatibilité d’humeur avec un jeune taré des grandes écoles, qui voulait tout réformer, et je m’étais retrouvé à la rue, comme un con.

Et ça fait deux ans que je rame dans la crasse humaine, dans la puanteur des petites combines et ça me rapporte juste de quoi avoir l’illusion d’être encore en vie.

Et c’est le principal.

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A l’heure où je quittais mon burlingue, la nuit s’était déjà abattue sur la ville comme une mort de soif. La place Clichy gérait, comme elle pouvait, ses embouteillages de fin de journée.

Devant le tabac, la queue s’allongeait sur le trottoir comme une promesse de plaisir volatile. Je me dirigeais vers Pigalle. Je connais un bar à hôtesses qui accepte de me faire crédit, pour quelques jours, quand j’ai les poches vides. Je me mets dans un coin tranquille et bois ma bière. De temps en temps, une fille libérée me fait causette et si vers les deux heures du mat’, l’une d’elles n’a pas trouvé son micheton, elle m’invite, parfois, à terminer la nuit dans la chaleur de sa couette.

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J’ai toujours aimé les voyages en train. On a l’impression d’être, en parenthèse, au coeur du temps…Dans une sorte de téléportation lente.  Je m’explique. Quand on voyage en train, on a rien à foutre. Excepté peut-être de mater les vaches qui vous matent, tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur, de bouquiner une revue porno ou de bouffer un sandwich caoutchouteux spécial chemin de fer. Mais les trois quart du temps, on roupille, et on arrive quand même au port… En tout cas, moi je roupille.

 

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Putain, la chienne dansait des hanches comme personne. Si tu t’attardais trop longtemps sur la face cachée, tu chopais le mal de mer. La beauté de cette nana me touchait au cœur. Elle ravivait en moi, l’instinct du sauvage qui chasse la femelle pour s’épanouir l’esprit. Bien sûr, quand l’esprit, sous influence féminine, prend sa source dans une culotte de velours. Pour tout dire, les phéromones de la bestiole mettaient à rude épreuve mes réserves de testostérone qui clamaient à foutre que veux-tu, le droit à l’éjaculation précoce. Bien évidemment, il m’était interdit de les laisser prendre le pouvoir, j’étais là pour le taf, pas pour le kif.

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Le petit déj’ de l’hôtel était copieux. A l’anglaise. Toasts, saucisses, omelette et cookies. Quand deux escogriffes entrèrent au bar, réclamant un double café noir, je n’eus aucun doute sur leur identité professionnelle, c’était des flics. Et comme nous étions à Anvers, c’était des flics belges, en français, des poulets frites.

Détective

Extraits vidéo de la répétition générale.
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