Prendre des relais pour rouler plus vite ou plus longtemps en partageant l’effort

Pour vous convaincre de l’intérêt de savoir vous abriter, sachez qu’en deuxième position vous économisez environ 40% d’énergie par rapport au cycliste de tête, et que le chiffre augmente à 50% en troisième position.
 
Voici ce qu’il faut savoir pour devenir un « expert » dans la prise de relais.
 
L’objectif est de trouver un rythme qui convient à l’ensemble du groupe, en maintenant sa cohésion le plus longtemps possible.
Il existe plusieurs techniques pour prendre des relais, en fonction des conditions et du nombre de cyclistes concernés.
  •           La file indienne : c’est une technique qui consiste à rouler l’un derrière l’autre, avec le premier cycliste qui module la vitesse et le temps qu’il passe en tête en fonction de son niveau et de sa motivation. A la fin de relais, il s’écarte (du côté d’où vient le vent), et vient se repositionner à la dernière place du groupe.
A noter : c’est au cycliste de tête de s’écarter pour céder le relais, ce n’est pas au coureur qui   le précède de le remonter pour prendre le relais.
  •          L’éventail : c’est une technique qui s’applique lorsque le vent vient de côté et qu’il est assez fort pour créer des différences. Le premier cycliste se place du côté d’où vient le vent (sans dépasser le milieu de la route si le vent vient de la gauche et que les conditions de circulation le permettent). Celui qui le suit met sa roue avant à la hauteur de son pédalier ou de sa roue arrière. Lorsque le cycliste de tête a fini son relais, il se laisse glisser à l’arrière du groupe en sortant du côté d’où vient le vent. Les cyclistes qui ne peuvent pas s’abriter se retrouvent le long du bord de la chaussée et sont ainsi placés dans ce que l’on appelle la « bordure ». La solution pour eux est d’organiser au plus un deuxième éventail à quelques dizaines de mètres du premier, et ainsi de suite.
A noter : la technique de l’éventail est très efficace avec un vent latéral mais elle est compliquée à organiser compte tenu du nombre limité de cyclistes qui constituent un éventail (largeur d’une demie-chaussée).  
  •         Deux files montantes et descendantes : les cyclistes se positionnent sur deux files côte à côte, avec la montante et la descendante. La file descendante doit se placer du côté d’où vient le vent afin de protéger les cyclistes plus rapides de l’autre file (montante). Au moment d’atteindre la tête du groupe, le premier cycliste de la file montante se décale sans délai en ralentissant légèrement pour intégrer la file descendante. Les relais sont ainsi très courts, et tout le monde est mis à contribution de la même façon.
A noter : c’est une technique de relais un peu plus évoluée qui demande une excellente coordination au niveau de tous les participants.
 
Règles communes à toutes ses techniques : en prenant un relais, il faut doser ses efforts pour ne pas créer d’à-coups et maintenir la cohésion du groupe le plus longtemps possible. Il ne s’agit pas de se mettre dans le « rouge » et de ne pas être capable de reprendre la dernière roue de la file. Il faut essayer de rouler avec un braquet souple afin de mieux supporter les légères accélérations et les décélérations induites par le changement de position dans la file.
Si vous vous sentez le plus fort au sein de votre groupe, évitez d’accélérer au moment de votre relais, mais prenez le plus long. A l’inverse, si vous vous sentez le plus faible, prenez un relais court.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TECHNIQUE DU RELAIS

Sur une file, en éventail ou sur deux files, les schémas nous expliquent la technique.
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