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CLUB SPORTIF CYCLOTOURISTE DE CHATEAU THIERRY
 
 
 
 
 
 
Compte rendu de la diagonale Dunkerque/Perpignan N° 9255
Réalisée Par Alain Soupizon et Daniel Chenu du 07/09/09 au 11/09/09
 
 
Dimanche matin, départ  de Château Thierry pour me rendre à Soissons chez mon compagnon de route Alain, sa femme ayant la gentillesse de nous emmener à Dunkerque notre point de départ pour cette diagonale
Dunkerque Perpignan. Ce sera une première pour moi alors que l’ami Alain est déjà aguerri à ce genre d’épreuve. Après un déjeuner « moules frites » notre accompagnatrice nous quitte et nous mettons à profit cette belle après midi pour visiter Dunkerque et regarder une course cycliste au vieux port, un autre monde même si le point commun est le vélo.
 
 
Etape 1
Dunkerque /Meaux 
 
Prévu 262 km  réalisé 281km
 
Dénivelé 1550m
 
Au départ de Dunkerque
 
 
 
Après une bonne nuit à l’hôtel et un copieux petit déjeuner, nous prenons une photo souvenir des bateaux musés avec nos vélos et c’est à 9h pétante que nous enfourchons nos montures après avoir tamponné au commissariat. Nous empruntons la piste cyclable en direction de Bergues certains passages sont en très mauvais état et le vent trois quart face ne présage pas une étape facile. Premier arrêt à Morbecque pour poster la carte départ. Nous sommes surpris par le grand nombre de cimetières militaires de toute nationalité qui bordent notre route. A la sortie de Béthune nous sommes dans les temps prévus malgré une erreur à un carrefour manquant de panneaux indicateurs, nous circulons sur une voie rapide pour rejoindre notre itinéraire. Vers 13h à la vue d’une brasserie à la terrasse sympa nous prenons un sandwich avant de traverser Arras sans problème grâce à l’itinéraire  « mapy » que j’avais imprimé et stabiloté lors de la préparation de notre périple et ce pour toutes les grandes villes traversées. Premier contrôle à Puisieux, le seul café du village est fermé mais la tenancière sur place nous tamponne nos cartes et très admirative nous souhaite bonne route. Le vent fort maintenant de face associé à la chaleur freine notre avancée et c’est avec du retard que nous arrivons à Compiègne nous faisons malgré tout un arrêt pour remplir les bidons et étancher notre soif. Nous voici en  terres connues, les routes que nous empruntons sont parfois celles de nos sorties de club. Un arrêt pour s’équiper à la route de nuit et au loin on peut voir les lumières de Meaux mais l’arrivée à l’hôtel nous à paru longue, il est 22h 30 nous avons 1h de retard sur nos prévisions. Le restaurant de l’hôtel est fermé mais heureusement un Buffalo grill à proximité sert jusqu'à 23h. Après une bonne douche le sommeil ne se fait pas attendre.
 
 
 
 
Etape 2
 Meaux / Saint Amand de Montrond
 
Prévu 304km  réalisé 314km
 
Dénivelé 2095m
 
 
 
Contrôle à Pers en gatinais
 
 
Sur le papier cette étape nous paraissait plus facile, c’est donc d’un commun accord que nous décidons de rester au lit une demi heure de plus par rapport à notre plan de marche. Erreur, en fin de journée le plus facile est devenu difficile. Départ à 4h45 après avoir pris un café soluble et un biscuit dans la chambre faute de petit déjeuner car il était trop tôt. A peine le temps de s’échauffer qu’à Nanteuil les Meaux une belle cote nous attend pour prendre la direction de Nangis. La circulation est dense c’est l’heure pour les gens de se rendre au travail. Arrivé à Montereau charmante petite ville, nous prenons enfin un petit dèj nous avons un peu d’avance sur l’horaire et le patron du café nous fais part de ses exploits en tandem dans sa jeunesse. A Egreville, alors que nous cherchons notre route, un habitant  nous indique le chemin mais nous faisons  8 km de plus pour arriver au contrôle à Pers en gatinais petit village sans commerce nous faisons une photo à la sortie du village pour valider notre passage. Nous empruntons des petites route sympas le temps est au beau, le vent toujours défavorable mais moins fort que la veille il fait chaud et un cimetière nous permettra de faire le plein des bidons. Arrivé à Château Renard, les panneaux indicateurs ne sont pas des plus précis et nous partons dans une mauvaise direction avec en prime une belle bosse que nous redescendrons après quelques kilomètres pour remontée de l’autre coté du village afin de reprendre notre itinéraire. Nous cumulons environ 14km de plus que prévu depuis notre départ de Meaux. Arrêt à Châtillon Coligny vers 13h pour une pause casse croûte. Une licenciée FFCT en vacances dans le village avec son mari nous questionne sur notre périple et admirative nous souhaite bonne route. Le temps passe et il nous faut repartir dommage la terrasse du bar était agréable et la patronne sympathique. Voici Briard avec son canal et ses bateaux mais la nationale 7 et sa circulation gâchera un peu le plaisir. Nous arrivons à Bourges avec une heure de retard, l’itinéraire Mapy  prévu pour traverser la ville manque de précision nous demandons notre chemin mais les renseignements fournis ne sont  pas bons, nous faisons un détour encore une perte de temps, nous prévenons l’hôtel de notre retard qui nous annonce que le restaurant sera fermé. Nous mettons les équipements de nuit un peu avant Dun sur Auron et nous arrivons à notre destination vers 22h30. Il fait encore chaud et nous nous installons à la terrasse d’une brasserie encore ouverte face à l’hôtel. Le cuistot vient d’arrêter son service mais le serveur nous propose un croque monsieur salade et une assiette de fromage à notre grand plaisir. Comme au premier jour, le sommeil nous gagne rapidement.
 
 
 
 
 
 
Etape 3
Saint Amand de Montrond /Montsalvy
 
Prévu 308km  réalisé 285km
Arrêt à Aurillac
 
Dénivelé 3483m
 
 
Le pont de Saint Projet
 
 
Après environ 3h de sommeil, départ  4h sans petit  déj  ni café, le patron de l’hôtel Mercure (pour la pub) ne voulant rien entendre la veille. Direction Montluçon le revêtement de la route est un vrai billard mais j’apprécie moins les toboggans. Partis habillés léger, nous arrêtons au bout d’une dizaine de km pour se couvrir et mettre les jambières car le froid nous gagne. Au contrôle à Auzances nous avons déjà du retard qui s’explique par le temps passé à se couvrir et à se dévêtir sans conter le profil de la route que nous espérions plus favorable. Nous prenons malgré tout le temps pour un petit déjeuner. La température monte, les bidons se vident et pas de quoi les remplir. Au village de La Courtine vers 14h un bar épicerie boulangerie fera notre bonheur, la patronne nous faisant de superbe sandwichs accompagnés d’une bonne bière bien méritée à mon sens. Ce village ne m’était pas inconnu pour y avoir fais des manœuvres lors de mon service militaire il y a … 43ans. Que de changement, c’est un village qui se meurt depuis l’arrêt  « des appelés » 20 bars restaurants ont disparus.  Nous repartons pour Neuvic ou la route est barrée mais nous passons malgré tout en vélo. A la sortie de la bourgade, notre itinéraire emprunte une route coupant au court pour rejoindre Mauriac. Après quelques km une superbe pancarte nous annonce barrée après consultation de la carte que l’ami Alain avait soigneusement imprimée avant de partir, nous décidons de passer outre car il nous aurait fallu faire un important détour. En faite les travaux consistaient à un élargissement et nous descendons sans problème dans un paysage superbe jusqu’au pont  de Saint Projet qu’Alain immortalise sur la pellicule. La Dordogne traversée, c’est le désenchantement après 7 km de descente, c’est 7 autres mais en monté qui nous attendent. Nous reprenons la départementale en direction d’Aurillac ou nous décidons de passer la nuit vu notre retard conséquent. Nous appréhendons maintenant les descentes car derrière il y a les montées et la fatigue nous gagne. A Saint Cernin une déviation nous amène au village la route en lacets est sûrement moins pentue mais assurément plus longue et lorsque nous arrivons à Saint Chamant pour le contrôle tout est fermé. Nous ferons tamponner nos cartes à Aurillac ou nous arrivons vers 22h 45 au buffet de la gare. Le restaurant est encore ouvert mais nous voulons privilégier le sommeil. Après un temps de discussion car la brasserie est fermée, ont  nous sert un sandwich au pain de pays bien épais arrosé d’un demi. Nous repartons pour rejoindre l’hôtel proche avec comme sésame un numéro de digicode communiqué auparavant par téléphone. Arrivé à la porte de chambre après plusieurs essais infructueux, une voix nous signale qu’elle est occupée. Fatigue aidant je me suis trompé de numéro de chambre et c’est sans perte de temps que nous profitons pleinement de ce moment de bonheur…. dormir.
 
 
Etape 4
 
Aurillac /Saint pons de thomière
 
Prévu 238km  réalisé 240km
 
Dénivelé 3250m
 
 
Le Tarn à Trébas
 
 
Après 3h de sommeil réparateur et un café pris au distributeur dans le hall de l’hôtel, c’est habillé chaudement que nous prenons le départ à 4h. Le profil de la route qui nous mène vers Montsalvy n’a pas changé, descentes et montées sont au menu  peu de circulation seulement quelques camions qui nous éblouissent avec leurs phares. Passez Montsalvy endormi, nous nous dirigeons vers Entraygues. C’est au lever du jour que nous passons ce superbe village que nous avons le temps d’admirer en montant une belle bosse pour en sortir. A Villecomtal un panneau nous signale que la route pour aller à Muret le château est barrée renseignement pris, plusieurs personnes nous indiquent qu’il est impossible de passer même à pieds. La patronne d’un bar restaurant nous fait un petit déjeuner de rêve avec pain régional et confiture maison avant de prendre la déviation, une petite route qui rallonge d’un km notre itinéraire mais très pentue les points de vue sont superbes mais que de temps perdu. A Sebazac  nous retirons les vêtements chauds avant de traversée Rodez que nous passons sans problème sauf à la sortie pour aller à Primaube nous arrivons sur une deux voies et par mesure de sécurité nous rebroussons chemin pour emprunter des petites routes qui nous ont été indiqué par des personnes du cru. C’est à La Selve que nous faisons la pause casse croûte avec déjà deux heures de retard. Hasard, la patronne à fais ses études à Château Thierry ville centre de ma région. Nous repartons sous un soleil de plomb pour rejoindre Réquista ou nous faisons tamponner nos cartes dans un garage tenu par un cyclo bien évidement la conversation s’engage sur notre diagonale mais le temps passe et devons repartir rapidement. Lors de l’étude de notre parcours, nous avions opté pour une petite route qui nous faisait gagner 7 km, nous prenons ce raccourci qui nous fais descendre dans les gorges du Tarn paysage magnifique nous arrivons à Trébas village qui porte bien sont nom car Alban nous a paru très haut avec ses 11km de monté. Passé Lacaune, nous entamons une très longue descente vers La Salvetat sur Agout  mais de nuit nous n’en profitons pas pleinement. C’est avec plus de deux heures de retard que nous arrivons dans le village tout illuminé nous prévenons notre hôtel car il y a encore le col de la Baraque et celui du Cabaretou et pour corser l’affaire, Alain à des sauts de chaîne quand il passe sont petit plateau . Notre hôtel se trouve en haut du col et les aubergistes nous attendent fort sympathiquement, ils nous proposent un restant de civet de sanglier que nous acceptons spontanément c’est notre premier repas depuis Meaux. Une assiette de fromage arrosé d’un minervois tout en discutant avec le patron  qui hasard des rencontres avait été cuistot dans un restaurant haut de gamme proche de Château Thierry. Malgré ce moment fort agréable, nous ne nous attardons pas trop pour récupérer un peu avant notre dernière étape.
 
 
 
Etape 5
 
Saint pons de thomière/Perpignan
 
Prévu 143km  réalisé 153km
 
Dénivelé 991m
 
 
Le col de La Dona
 
 
 Après  2h30 de sommeil, nous enfourchons nos vélos à 4h. La patronne nous avait préparé un thermos plein de café que nous avons fort apprécié avant de partir. Nous commençons par 10 km de descente pour arriver à Saint pons. Le moral est au beau fixe, aujourd’hui pour cette ultime étape le dénivelé négatif est supérieur au positif. Mais surprise à la sortie de Saint-Pons, un col nous attend celui de Sainte Colombe avec environ 9km de montée. La descente sur Aigues Vives même de nuit offre un point de vue superbe avec tous les villages éclairés. Nous arrivons maintenant dans les Corbières, des vignerons avec leurs tracteurs phares allumés récoltent le raisin. A Durban Corbières, nous profitons du contrôle pour se restaurer et se dévêtir, le soleil est déjà chaud et un peu de vent nous est légèrement favorable. Encore un petit col pour arriver à Tuchan, nous roulons maintenant au milieu des vignobles Fitou, Tautavel, Cote du Roussillon mais dans nos bidons uniquement de l’eau. Estagel arrêt pour poster la carte d’arrivée et nous prenons une petite route qui longe un torrent asséché dernier col, celui de la Dona à 200m d’altitude sourires après ceux que l’on a passé. Du coté de  Pezilla la rivière, deux cyclistes nous doublent en nous lançant « vous avez emmenez la maison sur vos vélos » pas le temps de répondre qu’ils sont déjà hors de portée de voix. Nous traversons les villages de la banlieue de Perpignan qui nous semble interminable. La circulation est dense mais nous sommes sur les pistes cyclables qui malheureusement sont jonchées par endroit de morceaux de verre cela nous retarde et le manque de panneaux indicateurs sur les pistes n’arrange rien. Nous arrivons sous le pont traversant la Têt, vélo à la main nous prenons les escaliers pour y accéder les derniers 100 mètres en vélo pour arriver au commissariat, il est 12h 40 nous avons réussi notre diagonale avec …. 20mn d’avance.
Après une bonne bière pour arroser notre « victoire » nous récupérons pas sans mal nos colis de vêtements envoyé en poste restante avant notre départ. L’après midi un cousin de mon compagnon de route nous a offert l’hospitalité à quelques km de Perpignan douche, barbecue soleil, le paradis. A 22h nous sommes installés dans nos couchettes du train de nuit qui nous ramènera  à Paris ou la femme d’Alain nous attend pour nous transporter en voiture à Soissons. La boucle est bouclée.
En conclusion ce fut une remarquable expérience avec 1273km de parcourus (47km de plus que prévus) et 11369m de dénivelé en 100h . Des rencontres sympathiques, des paysages traversés superbes, que la France est belle. J’en retiendrai que la gestion du temps est primordiale pour éviter les arrivées tardives et que la préparation doit être minutieuse que ce soit pour les traversées de villes et pour éviter les aléas des petites routes. Ce sera un bon souvenir.