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CLUB SPORTIF CYCLOTOURISTE DE CHATEAU THIERRY

diagonale Strasbourg Perpignan 2010

 
DIAGONALE  STRASBOURG/PERPIGNAN
 
Réalisée du 03 au 06 Septembre 2010
 
Par Alain Soupizon et Daniel Chenu
 
 
 
Jamais deux sans trois pour notre duo, après Dunkerque / Perpignan réalisée en 2009 et Hendaye / Menton en mai 2010, c’est Strasbourg / Perpignan qui sera notre troisième. C’est en TGV au départ de Paris Est que nous rallions Strasbourg ou Jocelyne Hinzelin nous accueille sur le quai de la gare. Nous prenons possession de notre chambre d’hôtel et visitons la petite France avec Jocelyne comme guide. La soirée sera courte, le repos s’impose avant de débuter notre Périple.
 
Première étape
 
                                         Strasbourg / Morteau       240 Km     dénivelé 1750m
 
 
 Jocelyne sera de nouveau notre guide pour sortir de Strasbourg, qu’elle en soit ici remerciée car sans elle nous aurions galèré. En rejoignant le commissariat par les pistes cyclables, je m’aperçois que mon pneu arrière est dégonflé, ça commence bien ! Pendant que l’ami Alain fait tamponner nos cartes, je joue de la pompe. 8h 15, c’est le départ, le soleil est de la partie, mais le fond de l’air est frais (air connu) Jocelyne mène le train sur les pistes pour rejoindre le canal du Rhône au Rhin que nous longerons jusqu'à Boofzeim. C’est là que nous abandonnons la piste cyclable et que Jocelyne nous quittera.Artolsheim, au KM 48 nous postons la carte et en profitons pour se dévêtir, la température est agréable et le vent plutôt favorable. Nous continuons notre route en traversant les villages Alsaciens superbement  fleuris. Nous voici à Neuf Brisach, nous cherchons notre chemin et des résidants nous envoient un coup à gauche, un coup à droite et après avoir traversé 4 à 5 fois la place principale nous sortons de la ville par la porte de Colmar. Tout va pour le mieux, à Galfingue nous arrêtons pour la pose casse croûte, boire une bonne bière du pays et remplir les bidons car maintenant il fait chaud. Le ventre plein et le moral au beau fixe nous roulons sur des petites routes qui nous conduisent à Delle ou nous arrêtons à l’hôtel du nord pour pointer nos cartes. Pas de chti mais une sympathique patronne. Notre itinéraire emprunte toujours des petites routes, mais à l’approche de la frontière Suisse, les panneaux indicateurs sont rares et c’est un VTTiste qui nous renseigne. Bref passage en suisse, le paysage est superbe mais assez bosselé. De retour en France, pas de réseau téléphonique pour confirmer notre hôtel, mais nous avons de l’avance sur notre plan de marche et c’est sans souci que nous continuons à pédaler. Saint Hippolyte charmant village mais on en dira pas autant de la bosse de 8km qui nous fera transpirer sang et eau avec en prime la chaleur et un peu de circulation. A Maiche nous décidons d’un arrêt pour se désaltérer et appeler l’hôtel. Ouf ! ça fait du bien. Il nous reste environ 30 bornes et ça sent l’écurie. Nous atteignons Morteau sans encombre, au passage des fumoirs à saucisses nous faisons la photo souvenir et c’est avec une bonne demie heure d’avance que nous arrivons à l’hôtel 3KM après Morteau. Dégustation de la saucisse locale et d’un petit vin du jura avec bien sur modération.
 
Deuxième étape
                                        
                                       Morteau / Vienne                285 Km     dénivelé 1450m
 
 
 Départ à 4h sans petit déj. Une pâte de fruit, un verre d’eau et en route dans le brouillard et 4° au thermomètre mais toujours le vent favorable. Nous roulons plutôt la tête dans les épaules, la visibilité est encore moindre d’autant que nous portons tous deux des lunettes. Heureusement la route longe le Doubs et ne présente pas de difficultés. Le jour se lève alors que nous passons au nord de Pontarlier et c’est à Champagnole que nous prenons enfin notre petit déjeuner après 80km de route. Le vent aidant et nos prévisions pessimistes en souvenir des autres diagonales, nous affichons plus d’une heure d’avance. Nous sommes plutôt relaxes en repartant pour rallier Lons le Saulnier ou nous devons tamponner. Un triathlète  nous dit quelques mots et nous indique la route en ville, un vélociste qui ouvre ses portes sera notre contrôle. Moment de discution sympathique et nous en profitons pour débâcher. Le profil de la route est un plus toboggan mais sans circulation. Le paysage est agréable, les bosses qui se succèdent se montent bien avec notre allier le vent. A Neuville sur ain, une terrasse de restaurant au bord de la rivière nous fait saliver au vu du menu. Aujourd’hui se sera fête, on dérogera de notre traditionnel casse croûte du midi. L’estomac bien rempli, nous repartons sous un soleil ardant, le thermomètre affiche plus de 30°. A Meximieux nous tamponnons avec 2h d’avance sur notre plan de marche, l’arrêt se prolonge un peu d’autant que la fraîcheur de la brasserie est appréciable. Maintenant nous sommes en terrain connu, c’est la route que nous empruntons chaque année lors de la flèche Vélocio et pour une fois nous passons de jour et le vent dans le dos, que du bonheur malgré la circulation. Nous avions projeté de faire halte 20km après Vienne mais tous les hôtels que nous avons contactés sont complets c’est donc dans cette ville que nous arrêtons à 18h30. Dommage nous aurions pu faire encore un bout de chemin mais nous craignons ne plus avoir de couchage plus loin. Douche réparatrice, dîner de bonne heure et couchage comme les poules demain sera longue journée.
 
Troisième étape
 
                                                    Vienne / Sète    328 Km

 

Le petit déjeuner est très matinal mais copieux, préparer spécialement pour nous par une charmante dame qui s’active déjà avec un aspirateur. Nous avons avancé notre départ à 3h15 au lieu de 4h, il faut faire les 20km de la veille. A Chavanay nous postons un carte pour notre passage à 4h05, nous sommes dans les temps, c’est de la que nous devions repartir. Toujours sur notre route de la flèche,  nous longeons le Rhône en traversant les villages éclairés mais endormis, ce n’est pas notre cas le coup de pédale est assuré. A la Voulte sur Rhône 100km de parcouru s depuis Vienne, nous faisons un arrêt ravitaillement et quittons l’équipement de nuit. Nous reprenons la route avec du retard mais nous sommes optimiste les prévisions météo nous promettent beau temps et vent favorable. Contrôle suivant Le Teil, nous nous installons à la terrasse d’un café et de bons souvenirs de cette ville nous viennent en mémoire notamment un Paris Nice audax. Mais nous devons repartir, le Rhône sur notre gauche comme compagnon. Après Bagnols sur Cèze une belle bosse nous attends pour arriver à Pouzilhac, il fait chaud les bidons sont vident mais une supérette salvatrice en haut de la cote fera notre bonheur. Direction Remoulins qui sera notre halte déjeuner, une bonne salade rafraîchissante. Nous repartons dans les temps, sous le soleil accablant et sans ombre. Nous quittons la nationale 86 que nous empruntions depuis Vienne pour rejoindre Marguerittes ou nous pointons avec 1/4h d’avance. 37° pas d’ombre et pour corser l’affaire nous prenons maintenant un vent de face, nous contournons Montpellier par le sud en prenant des petites routes peu renseignées. Nous faisons le plein des bidons dans un cimetière et prenons un chemin de traverse qui nous a été indiqué par une dame à vélo pour rejoindre Lattes. Toujours vent de face nous approchons de la mer et à Villeneuve les Maguelone nous retrouvons mais en sens inverse l’itinéraire que nous avions emprunté en mai lors de notre diagonale Hendaye/Menton. Heureusement que nous sommes sur les pistes cyclables en bord de mer car une impressionnante file de voiture bloque la circulation. Le vent est assez fort mais nous avons de l’avance et à Frontignan nous prenons un verre dans un bar de plage mais pas du muscat local, il reste quelques KM d’autant qu’ils sont à parcourir sur une voie à grande circulation pour arriver à Sète. Après les pistes cyclables ce n’est pas top mais d’après la serveuse du bar  il n’y a pas d’autre solution. Nous arrivons à l’hôtel à 20h avec 3/4h d’avance. La journée a été longue mais nous allons malgré tout dîner sur les quais de la ville, demain nous pédalons à mi-temps.
 
Dernière étape
 
                                            Sète / Perpignan       168 Km
 
 
    Un café au distributeur dans le hall de l’hôtel et à 4h c’est parti pour cette dernière étape. Nous traversons la ville déserte et prenons la piste qui longe le bord de mer celle qui nous avait été indiqué par JJ de Rudnicki en mai. Il fait bon et surprise le vent est favorable, nous avions des craintes par rapport à la veille. Nous n’étions pas seul sur la piste, il y avaient des lapins et un kamikaze est passé entre mon pédalier et l’arrière de la roue avant en la touchant, heureusement j’étais bien réveillé et vigilant. Nous voici à Agde, encore des souvenirs de la diagonale de mai ou nous en avons tiré des leçons, éviter la route à grande circulation qui va à Béziers. Notre itinéraire passe au sud de cette ville mais aucuns panneaux indicateurs. A Vias, à cette heure matinale peu de personne pour nous renseigner et c’est toujours vers cette RN que nous arrivons. Un livreur de journaux nous mettra enfin sur la bonne route mais une demie heure de perdue. Nous roulons un peu au hasard en passant  près de nombreux campings sur des routes en mauvais état mais en fin de compte nous sommes sur notre itinéraire. A Lespignan après 50km, un copain à Alain qui se trouvait en vacances à Narbonne est venu à notre rencontre. Malgré notre retard pour cause de recherche du parcours Pierre est bien là pour nous piloter. Après un arrêt petit déj rapide, Pierre nous fera traverser Narbonne en évitant les grands axes à forte circulation et surtout sans perte de temps. Merci à lui, sans son aide nous aurions cumulé plus de retard.  Pour rejoindre Sigean ou nous devons pointer, nous prenons une petite route magnifique au bord de l’étang de Bages. C’est ici à Bages que Pierre nous quittera après nous avoir photographié. Nous quittons cette route superbe pour la route nationale, c’est la seule possibilité sans faire un important détour, d’un coté les corbières avec plus de 20km de l’autre le bord de mer avec sensiblement le même kilométrage. La route est passagère, nous roulons sur le bas coté pour arriver à dans la zone commerciale de Sigean. Nous nous ravitaillons dans un super marché et postons la carte des 50km avant l’arrivée. Retour sur la RN mais maintenant elle est à 2 voies et à 110km/h le bas coté est impraticable nous roulons sur la bande d’accotement, je tiens bon le guidon surtout au  passage des camions, décidément après la région de Béziers et maintenant celle de Narbonne les vélos sont mal lotis. Salses le château, nous poussons un grand ouf de soulagement quand nous quittons cette route après 36km sur le qui-vive. Nous sommes en avance sur notre horaire la route passe dans les vignes et dans la région de Rivesaltes nous en profitons pour aller grappier. Nous sommes dans la banlieue de Perpignan un cyclo nous aborde à la vue du maillot de Villers Cotterets porté par Alain, c’est un gars d’Amiens en vacances. Derniers coups de pédales dans Perpignan pour arriver à l’heure prévue au commissariat ou un policier blagueur voulait nous renvoyer à Strasbourg. Il validera nos cartes avec le sourire après avoir parcourus 1021km en 76h. Notre aventure à vélo se termine ainsi mais une autre commence, la grève SNCF débute ce soir et notre train de nuit pour le retour est supprimé, on nous indique un dernier TGV à 17h37 mais le contrôleur zélé nous interdira l’accès pour cause de sécurité car nos vélos ne sont pas dans des housses. Obligé de se rabattre sur un hôtel pour la nuit, se rendre en taxi dans un magasin décathelon pour acheter des housses, y mettre les vélos pour prendre un des rares TGV le lendemain à7h. Pour terminer comble de malchance, la porte de notre wagon à du être condamnée en cours de route et à notre arrivée à Paris, il a fallu vélo sur l’épaule et bagages à la main monter les escaliers du wagon pour sortir à l’autre porte.
Et voila, cinquième diagonale pour Alain, troisième pour moi, que du bonheur même si parfois il faut serrer les dents. On parle déjà d’une prochaine, mais pour l’heure notre duo va prendre un peu de repos.