CLUB SPORTIF CYCLOTOURISTE DE CHATEAU THIERRY
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photos complémentaires de la fléche Langres Aix en Provence 2012

le récit

Comme depuis plusieurs années, le départ de la flèche a lieu de Langres, il est vrai que par le passé le contrat était plus faible l’arrivée étant dans le nord de la Provence, cette année nous nous sommes donnés un chalenge important, puisqu’il s’agissait  de rallier Langres à Aix en Provence soit 646 km voir même un peu plus jusqu’à Gardanne pour battre le record du club qui est de 654 km.

Le départ contrairement à l’année dernière ne s’est pas fait sous la chaleur tout juste 10 °C à 11h00,   chaque année notre préparation sur la place d’armes de la ville, intéresse du monde, car cette fois un journaliste du  « journal de la Haute Marne » est présent pour nous interviewer sur notre tentative, un article était déjà paru la veille pour signaler l’événement , mais nous n’avons pas déplacer des foules fort heureusement.

Enfin à 11h00 après avoir pointé les cartes de route à l’office du tourisme, nous nous élançons de la porte des moulins pour 24h00 de vélo avec bien sur un minimum d’arrêts.

Mes coéquipiers sont Eric Leveque, Patrice Iseli, Raphael Gorgé et Vincent Halbin, une solide équipe de cyclosportifs, Nadine Leveque assure la logistique au volant du minibus de l’OMS, dans notre cas la logistique est très importante car tout est à bord du véhicule et les principaux arrêts se feront autour de celui-ci.

Le départ est très roulant il faut dire que Langres est sur un point haut et c’est avec un vent favorable que nous partons, les 80 premiers km se déroulent bien, le vent nous pousse, nous suivons la vallée de la Vingeanne et le canal de la Marne à la Saône, rapidement notre moyenne monte à 33 km/h. Je demande à mes coéquipiers de ne pas dépasser les 35 km/h, dans ce genre de défit il est  extrêmement important de ne pas ce laisser gagner par l’euphorie du vent favorable, j’en ai fait l’expérience malheureuse par le passée et un départ trop rapide est loin d’être une source de réussite, cependant j’avais prévu une moyenne de 32 km/h et en arrivant au premier contrôle à Auxonne nous avons 5 min d’avance que nous allons accentuer au fur et à mesure de notre progression dans la Bresse.

Nous perdons notre véhicule d’assistance au premier arrêt  ravitaillement à la hauteur de Louhans soit prêt de 180 km de parcourus, le rendez vous est manqué mais grâce au téléphone mobile Eric guide Nadine sur le parcours et c’est quelques km plus loin que nous nous arrêtons pour 10 min, Eric à des douleurs gastriques qui nous inquiètent, nous reprenons le cours de notre voyage et c’est sans peine que le GPS nous guide dans Romenay, 10 km plus loin des supporters amis de Vincent sont venus nous encourager, nous progressons bien, nous passons devant le restaurant «  la Samiane » à Pont de Veyle lieu de nos arrêts habituels mais vers 18h00 l’endroit semble fermé, de toute manière cette année il n’y pas d’arrêt restaurant  de prévu, le plan de marche ne nous le permet pas.

Nous arrivons bientôt à St Didier sur Chalaronne pour le pointage, il est 18h30, d’habitude je poste une carte postale cette fois se sera un coup de tampon sur la carte de route, un café bien en vu nous tend les bras, je m’y engouffre sans hésitation, l’arrêt ne doit pas dépasser 5 min, mais certain de mes camarades sont à court d’eau et le véhicule est invisible. Nous reprenons finalement la route pour nous arrêter 200 m plus loin Nadine était à la sortie de la ville, prise rapide d’un peu de ravitaillement pour tenir jusqu’à l’arrêt du soir.

Nous attaquons maintenant la Dombes, le parcours est un peu plus accidenté aux abords de  Chatillon sur Chalaronne , Marlieux et  Chalamont, j’encourage mes coéquipiers à baisser l’allure dans les côtes, la progression est moins fastidieuse de jour que de nuit dans ce secteur, bientôt Meximieux est en vu, après une rapide concertation nous décidons de pousser jusqu’à la tombée de la nuit afin de grouper l’arrêt contrôle de Loyettes avec le repas, nous y arrivons avec 30 min d’avance soit 20h30, mais au loin l’orage gronde, au vu de la météo du départ j’étais certain de voyager à sec et je pense que la pluie est sur les reliefs mais  pas dans la plaine, cela ne nous empêche pas de manger de bonne appétit des petits sandwichs préparer par Nadine, il faut également se changer avec des vêtements plus chaud pour la nuit et équiper les vélos de leurs éclairages pour cela 40 min sont prévues, ca semble long mais au vu de toutes les taches à réaliser c’est très court, sans compter les sacs qui sont en vrac dans le minibus, de plus en repartant les 1er gouttes commencent à tomber il faut mettre les vêtements de pluie en catastrophe.

Le contournement de Lyon se fait pas Crémieux et St Quentin Falavier  jusqu’à Vienne les 40 km se déroulent sous la pluie et le passage peu rassurant des camions, nous passerons un des sommets du parcours en douceur  en nous relançant dans le faux plat descendant à 35km/h,  heureusement en arrivant sur Vienne la pluie se calme ainsi que le trafic, nous prendrons encore 2 averses dans la nuit ; il est maintenant 23h00 Patrice perd son puissant éclairage avant dans les cahots de la voirie dégradés de la ville.

Nous passons le Rhône, et roulons désormais sur la Rn 86, depuis maintenant vingt ans que je fais cette épreuve, on s’est toujours dit qu’en arrivant dans la vallée du Rhône c’est presque gagné, ca n’a pas toujours été le cas hélas.

Cette fois il n’y pas de vent, Eric le trouvera même un peu défavorable, nous le verrons plus loin grâce aux panaches de vapeur des centrales nucléaires.

J’avais prévu 27km/h pour la nuit et nous les tenons s’en trop de mal, l’équipe se relaye merveilleusement depuis le départ. Nous arrivons à Chavanay à 0h00, j’avais indiqué à Nadine un parking avec un pressoir, mais en arrivant dans la ville pas de minibus à l’endroit convenu ni même dans la ville, un petit coup de téléphone d’Eric pour indiquer notre position, nous décidons de poursuivre jusqu’au prochain village afin que le véhicule se gare dans un endroit éclairé.

Nadine nous dépasse et nous pouvons changer de vêtements, de chaussettes,…. Sans oublier le traditionnel plein des bidons et ravitaillement en tout genre.

Nous reprenons le fil de notre parcours cette fois l’étape vas être longue près de 120 km jusqu’à Viviers prochain contrôle, j’appréhende un peu ce tronçon car par le passé il m’a toujours paru d’une longueur extrême avant la Voulte, cette fois est ce la vitesse ? Ou les nouveaux berlingots à la caféine d’une célèbre marque de produits sportifs, le temps semble s’accélérer et c’est avec plaisir que je vois le 1er panneau le Teil, après le Teil il ne reste plus que 10 km pour un nouvel arrêt ravitaillement de 15 min, nous doublons quelques équipes de fléchards, la rn 86 ne m’a jamais semblé aussi déserte comme réservée à notre propre usage, il est toutefois 4h00 du matin.

J’avais prévu un arrêt rapide à Château neuf du pape pour prendre un petit déjeuné mais notre avance nous oblige à continuer à rouler, Eric demande à Nadine de prendre des viennoiseries et du café dans un commerce ouvert, trois de mes coéquipiers commencent à accuser le coup du petit matin et ils attendent impatiemment cet arrêt, nous sommes de plus sur un parcours inédit, le GPS est vraiment une aide incomparable pour nous guider à travers Sorgues et les petites routes du Vaucluse, mais pour Nadine tout va mal elle n’est pas sur le bon parcours et Eric lui donne les indications au fur et à mesures que nous virons de droite et de gauche en direction de Cavaillon, finalement elle nous double quelques kilomètres avant avec son précieux chargement de café chaud, croissants, pains au chocolat, ….

 A chaque fois c’est le même effet réconfortant  il est tout même près de 8h30, Vincent est à 2 doigts de s’endormir debout, Patrice titube en reprenant le vélo, Raphael perd son légendaire calme.

Nous reprenons la route et traversons Cavaillon sans encombre, merci Garmin ! Mais ô surprise en attaquant la vallée de la Durance le vent est de face et nous ne sommes pas trop de 5 pour nous relayés et pour maintenir un petit 30 km/h malgré le vent et le faux plat montant.

La 22 éme heure approche, Eric aimerai bien qu’il n’y est pas de pointage, mais pour l’homologation il faut s’y résoudre et monter dans le vieux village de Merindol, une pharmacie fera l’affaire pour apposer son tampon, il faut toutefois attendre son tour et le temps presse, je garde mon calme et repartons vers le prochain contrôle celui de Cadenet à 15 km, cette fois ce sera le magasin de matériaux en bordures de route, arrêt express nous repartons au bout de 5 min, et nous nous rapprochons du pont sur la Durance, le vent redevient favorable pour un temps seulement, mais cette fois le parcours ne le devient plus, nous grimpons la longue montée de Rognes et là il n’y plus les grimpeurs du dimanche matin, mais des cyclos fatigués, nous avançons tout de même et à la sortie du  village, la route remonte brusquement, mais coéquipiers poussent des cries de joies je pense ? Il aime ça, l’année prochaine je ne manquerai pas de rajouter une bonne côte vers l’arrivée afin de les satisfaire.

Il nous reste encore un pointage à St Cannat, la cave coopérative tombe à point nommé d’autant qu’il n’y pas de voiture devant. L’arrêt bien que court  permet un regroupement, Eric s’était arrêté pour se changer dans la montée, mais maintenant il faut nous rendre à l’évidence nous ne pourrons dépasser Aix et battre le record du club, d’autant que la route est vallonnée pour rejoindre Eguille, pour couronner  le tout, la batterie du GPS est vide il va falloir faire les 9 derniers Km à l’ancienne, heureusement Raphael nous guide avec le @phone vers la D10 et c’est 11h00 et quelques minutes que nous passons le panneau Aix en Provence. Le contrat est réalisé 646 km en 24 h soit 22 h00 de roulé à 29, 4 km/h,  après quelques tribulations pour trouver le Campanile nous arrivons enfin sur la ligne d’arrivée virtuel, la maire adjointe d’Aix en Provence nous accueille avec la famille de Raphael et nous donne un bouquet de rose à chacun ainsi que la bise. Enfin bientôt une douche salutaire et un peu de repos.

Nous apprendrons le lendemain à Grambois lieu de la concentration cyclotouriste de Pâques en Provence que nous sommes les 1er à avoir réalisé la plus grande distance, le club remportant pour la première fois le chalenge de l’audax club parisien, le 2 éme étant à 631 km. S’il y avait pour certains un peu de déception à ne pas avoir dépassé les 654 km. La 1ère place remet un peu les choses à leurs places, cette année notre équipe de guerriers était la plus forte.

Il faut également remercier Nadine qui a pris soins de nous pendant les 24h00 et nous a encouragé tout au long du parcours, qui a assuré également la permanence téléphonique pour nos nombreux supporters.


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