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CLUB SPORTIF CYCLOTOURISTE DE CHATEAU THIERRY

Daniel au Paris Brest Paris Randonneurs 2011

Mon Paris Brest Paris randonneurs 2011

Rendez-vous était pris avec Alain Soupizon et Bernard Nival du club de Villers Cotterets pour des retrouvailles à 16h. En ce dimanche 21 Aout, les abords de St Quentin en Yvelines  sont une véritable concentration de campings cars et de vélos, le soleil tape dur et c’est après le départ des moins de 80 heures que nous prenons la file d’attente déjà très importante pour entrer dans le stade .Il est 16h30, les portes doivent ouvrir à 17h30 pour un départ à 18 heures. Sous le soleil et la chaleur accablante nous patientons en avalant un sandwiche, les départs se font par groupe de 400 cyclos et nous partirons dans la troisième vague peu avant 19 heures. Ouf !! Derrière les barrières l’ami Jacques Launay me cri des encouragements (il part au matin dans les moins de 84h et terminera en 66h. Toujours en forme l’ancien compagnon de route) comme lors des précédents PBP, la traversée de la banlieue se fait à vive allure et la vigilance est de mise. Au fil des kilomètres, les pelotons sont un peu moins compacts mais la chaleur est étouffante, heureusement des personnes au bord de la route nous donnent des bouteilles d’eau pour remplir les bidons. La nuit tombe, la route n’est qu’un long ruban de feux rouges et aux grés des pelotons nous arrivons au ravitaillement à Mortagne aux perches après 140 km. Nous repartons rapidement après un petit en-cas pour atteindre sans encombre le premier contrôle à Villaines la Juhel (220 km). Nous sommes tous munis une puce électronique à la cheville pour permettre notre suivi en temps réel sur internet en plus du traditionnel carnet de route à faire tamponner. Les formalités remplies nous prenons un petit déjeuner, il est 4h 23 et nous avons 10mn de retard par rapport à 2003. Tout va bien le moral est au beau fixe. Nous suivons notre route au fléchage impeccable en prenant la roue de différents pelotons ou la barrière de la langue empêche les conversations. Deuxième contrôle à Fougères (310km) à 8h 38 même temps qu’en 2003 à la minute près. Café sandwiche et on est reparti pour un tour de manivelles en direction de Tinténiac (364 km) que nous atteindrons à 11h 29 toujours en phase avec nos temps de 2003. Surprise, toute la famille Carillette est venue pour m’encourager, notre ancien Président maintenant Papi n’a pu participer au PBP pour ennui physique lors des brevets qualificatifs. Après s’être restaurés au self du contrôle, nous reprenons la route pour Loudéac (450 km) ou nous arrivons à 16h35 (16h 25 en 2003) maintenant les habitudes sont prises, contrôle, plein des bidons, pipi-room et buvette (et oui un peu de bon temps). C’est reparti pour 76 km mais une grosse averse nous contraint à mettre les K-way, la route est glissante et freine notre avancée surtout que cette étape est riche en bosses et que la fatigue commence à se faire sentir, cela fait plus de 25h que nous avons quitté Paris quand nous arrivons à Carhaix (525 km) à 20h 40 (20h15 en 2003) nous décidons de prendre un repas et de dormir au dortoir sur les lits de camp du gymnase. Bonne décision, pendant notre sommeil un gros orage s’abat sur la région, des cyclos moins chanceux que nous croisons à notre réveil sont dans un triste état. Nous avons dormis 3h et repartons à 2h30. La nuit est bien noire et peu après dans la traversée d’un bois je crève de la roue avant sympa la réparation à la lampe frontale. Environ 5 km plus loin rebelote et je ne suis pas le seul sur cette route avec les mêmes problèmes. Nous gravissons le fameux roc Trévézel  le sommet est dans le brouillard et la descente est un véritable calvaire, brouillard, froid, paupières lourdes, à Sizun un hôtel est ouvert, le café croissant est réconfortant, nous y croisons notre ami Gérald Paillard de Troyes (il terminera en 82h) La traversée du port de commerce de Brest  est bien longue et l’arrivée au contrôle interminable. 618 Km, il est 8h (6h 15 en 2003) Nous quittons Brest avec un crachin bien breton, mais nous sommes sur le retour et c’est bon pour le moral. Re ascension du roc Trévézel et toujours dans le brouillard pour retrouver Carhaix (703 Km) à 13h 15 (11h25 en 2003) Repas réconfort et c’est reparti pour Loudéac sans problème particulier pour arriver au contrôle (782 Km) à 17h45 (16h 35 en 2003) Toujours le même rituel avant de repartir pour Tinténiac (867 Km) ou nous arrivons à 22h 35 (21h25 en 2003) On nous indique qu’il y a de nombreuses places au dortoir, alors nous passons au self mais à notre retour plus de couchage, il est minuit et deux places se libèrent à 0h30, le temps de prendre la douche, une troisième place est libre mais nous sommes séparés . Nous décidons un réveil à 4h30. Si mes deux compères ont bien été réveillés, c’est à 5h que l’on est venu me secouer. Branlebas de combat, je les retrouve au petit dèj mais eux ont terminé. Enfin à 5h35 c’est le départ, nous prenons la roue d’un groupe d’espagnols, le réveil est assuré non seulement le train est soutenu mais en plus ils parlent et fort, au lever du jour nous apercevons Jean Pierre de La Ferté Gaucher (fidèle des brevets de château) qui était dans le wagon, parlote et on aperçoit Fougère et son château qui sont atteint à 7h55. Le temps est agréable, le vent plutôt favorable, le moral au beau fixe, les jambes tournent bien, le compteur affiche 1000 Km  et nous arrivons  tous les quatre à Villaines la Juhel (1010Km) à 12h40 (10h en 2003). Le self est bondé et nous optons pour des sandwiches, la pause gastronomique attendra. Petite discussion avec des  habitants et c’est reparti, il faut retrouver la bonne place pour les fesses, la selle fait son effet mais c’est supportable. A l’approche de Mortagne au perche (1090 Km) Alain à un début de tendinite, on fera un court arrêt pour qu’il mette de la pommade et  il passera à l’infirmerie au contrôle que nous atteignons à 17h 20 (15h10 en 2003). Le départ de Mortagne me rappelle des souvenirs du PBP audax de juillet avec ses belles bosses, j’ai d’autant pu mesurer la pente que cette fois nous les grimpons de jour. Nous quittons le perche , la route s’est aplanie et toujours en quatuor nous roulons à plus de 30 km/h aidé par le vent pour arriver à Dreux (1165 Km) à21h 35 (pas de contrôle en 2003) Nous prenons enfin un repas pour recharger les batteries avant de partir pour les 65 derniers Km. La nuit est tombée et je crains de m’endormir mais tout ira bien, nous menons même le train d’un peloton d’une vingtaine de cyclos. L’agglomération de St Quentin est bien longue, des individus peu recommandables nous lancent des pierres et nous insultes mais rien n’y fait nous sommes euphoriques le stade est proche et nous arrivons à 1h 57 sous les applaudissements de supporters. La boucle est bouclée en 79h 06 mn.   (77h 51 en 2003). Merci à mes deux compères Alain et Bernard, ce fut une belle balade pleine d’amitiés. J’ai réussi le défi que je m’étais lancé en début de saison, faire les deux PBP (réalisable une fois tous les vingt ans ) et ce malgré une préparation retardée par une opération du poignet (3 mois immobilisé). Vive le vélo !!

PBP en quelques chiffres :

5200 inscrits,  55 pays représentés,  44 heures le temps des premiers,  1028 abandons.

Nous avons choisi de faire le brevet sans assistance, avec bagages sur le vélo (poids du vélo 14,5 kg) ravitaillement et couchage dans les contrôles. Temps de sommeil 7h sur les 79h du brevet, temps sur le vélo 54h à 23,02 de moyenne.

Daniel CHENU