COMMENT CHOISIR SON INSTRUMENT?


Est-on physiquement mieux disposé pour un instrument plutôt

que pour un autre ?


« Il a des mains immenses, on en fera un pianiste ou un

violoncelliste » ; « il a de l’énergie à revendre, il jouera des

percussions » ; « il a un souffle d’enfer, il fera de la trompette » ; « il

est asthmatique, mieux vaut choisir le violon » ; « il a de si grandes

oreilles qu’il sera chef ou compositeur ».

Voici quelques exemples (parfois outranciers) de ce que l’on peut

entendre.

Pourtant , un enfant n’a a priori pas de raison d’être aiguillé vers un

instrument plutôt qu’un autre à cause d’un trait dominant de son

physique ou de son caractère.

C’est exceptionnel qu’une incidence soit décisive sur le cheminement

musical d’un enfant, et lorsqu’elle se présente, c’est au contraire pour

pallier un problème physique : une petite main peut s’avérer rapide et

tonique par exemple.

Ce qui prime avant tout et ce qui sera déterminant, c’est la passion,

la volonté et l’envie… Aux parents et aux pédagogues de savoir

donner envie !


Y a-t-il des instruments plus difficiles que d'autres ?


Il est évident que la flûte à bec est certainement l’instrument à vent le

plus facile pour débuter. En dehors de cet instrument, débuter avec

la guitare est plus simple qu’avec le violoncelle. Il existe également

des instruments dont le son est déjà défini, comme le piano.

En revanche, le violon, le hautbois, la trompette ou la flûte par

exemple nécessitent l’acquisition d’une technique uniquement pour

fabriquer le son. Mais on ne peut pas décemment dire qu’il est plus

facile d’apprendre le piano que le violon : si la difficulté n’est pas

présente au départ, ce sera peut-être plus tard qu’elle apparaîtra.


Ce qui définit la difficulté d’un instrument, c’est le niveau du goût de

l’effort de l’enfant et le niveau de pratique que l’on compte obtenir.

Plus la barre est placée haut, plus les difficultés et les satisfactions

seront grandes : « A petit effort, petite récompense. »


Des prédispositions de goût.


Certains enfants seront sensibles à la douceur d’un son grave, à

l’éclat d’une trompette,… Chacun aura un avis sur la question et

l’exprimera avec ses mots.


Il n’appartient pas aux parents de choisir l’instrument : ce sont les

enfants qui doivent faire le choix.


En amont, les parents devront guider les enfants en leur proposant

un éveil musical, une culture auditive, mais au moment du choix, leur

rôle se limitera à observer et à apprendre à connaître, simultanément,

les instruments et leurs enfants.

Si les enfants peuvent avoir, très jeunes, un goût musical précis, ils

ont une approche globale de la musique jusqu’à environ 8 ans. Ce

n’est qu’à partir de cet âge qu’ils pourront faire un choix plus

analytique et préciser eux-mêmes leurs goûts.


L’éveil musical pour commencer.


Il ne faut pas confondre l'éveil musical et la pratique d'un instrument :


L'éveil musical se fait déjà à la maison. Les parents sont alors les

premiers initiateurs.(En complément, des ateliers de Baby Eveil

de 18 à 36 mois, en compagnie des parents, peuvent être proposés)


Vers l'âge de 3-4 ans, les enfants peuvent participer à un atelier d'éveil musical où l'intervenant prépare les bases concrètes

indispensables, puis l'enfant intègre vers 8 ou 9 ans la classe de formation musicale (solfège) et peut alors commencer à jouer d'un instrument.


Malgré tout et afin que l'enfant puisse établir son choix, je propose la pratique systématique d'un des instruments suivant, à chaque séance:

Violon, guitare


Trompette, Clairon, Clarinette, Saxophone, Flutes, Kazoo,

    Tuba, Accordéon, Guimbarde, Harmonica,

    Batterie, Djembé, Bongo, Piano, Xylophone, Balafon,


    Percussions diverses:

    Guiro, Castagnettes, Boomwackers, Cymbales, Claves, Maracas,

    Bâtons de pluie, Cloches, Shakers,Tambourins, Triangles...

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