CPNVS
Connaître et Protéger la Nature de la Vallée du Sausseron
22, rue d'Heurcourt 95810 Berville
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Le rendez-vous était fixé devant la mairie-école à 9heures le 17 avril, pour un tour des oiseaux qui fréquentent ce petit village situé au milieu de la plaine agricole. Le public informé par le programme du P.N.R. n’a pas été déçu du déplacement.
C’est un Etourneau sansonnet qui nous accueille, perché sur le faîte du toit. ( On peut aussi dire étourneau vulgaire, mais c’est pas très sympa ni exact car…). De loin, il a l’air banal, mais aux jumelles ou à la lunette, on le trouve très élégant avec sa robe noire brodée d’or. C’est un gourmand de larves de tipules (un moustique aux très longues pattes), d’insectes, de vers, de fruits. Lorsqu’il pistole, il parait qu’il lui arrive d’imiter la sonnerie du téléphone !

Un Merle ensuite (Chyorny drozd pour les russophones), affublé d’une queue blanche ! Etonnant, non ? Pourtant, personne n’a fait chabrot ce matin et on a les yeux assez ouverts pour remarquer aussi sa paire de lunettes orange. Il se nourrit d’insectes, de vers, de fruits. On dit qu’il flûte.
 
Un Moineau domestique (ou le mogneu en  patois) avec ses joues blanches et sa calotte grise, nous chuchète que tout banal qu’il paraisse, ses effectifs baissent dangereusement malgré sa protection au niveau national
 
(Il a un cousin, le moineau friquet, reconnaissable à sa virgule noire sur la joue, dont l’absence se fait encore plus cruellement sentir dans nos villages. Il faut dire que lui aussi, il a la faiblesse d’aimer les vieux vergers hautes tiges…) Il est omnivore.
 
Voici maintenant des Hirondelles rustiques (barn swallow en anglais) qui virevoltent en chassant les insectes au-dessus du champ de blé. Une queue longue et fourchue prolonge leur corps noir. Le front et la gorge sont roux et elles n’ont pas le croupion blanc. Leur migration leur fait parcourir entre 6 et 12 mille kilomètres et est parsemée d’embûches. Depuis 15 ans, 8 hirondelles sur 10 ont disparu !
 
La Fauvette à tête noire (zwartkop en  néerlandais) est de retour de migration depuis peu. Elle se nourrit de mouches, chenilles, insectes, de baies et de fruits en automne. Le mâle porte une calotte noire, tandis que celle de la femelle est plutôt brun-roux. Lorsqu’elle zinzinule, son discours comporte un passage qui ressemble à « tulitu ».
 
Une Linotte (kneu en néerlandais) au plumage mimétique sur le sol, se trahit par son cri caractéristique à l’envol. Elle est granivore mais peut aussi améliorer son ordinaire par quelques insectes en été.Il paraît qu’elle commence plusieurs nids à la fois sans les finir…une vraie tête de linotte !
 
Et là, sur le toit du hangar, une Bergeronnette grise (ou auche-cul) faisant une pose dans sa recherche d’insectes. Elle se nourrit au sol et consomme également des vers et des mollusques lorsqu’elle vit au bord de l’eau .Nous admirons sa silhouette élancée et sa longue queue.
 
Un chant qui jaillit tel une rafale de mitraillette. Un oiseau verdâtre, un bec fort de granivore, une barre alaire jaune vif. C’est le Verdier d’Europe (ou verderón común) qui peut-être cet hiver a fréquenté votre mangeoire.

Un Chardonneret (putter en néerlandais) qui doit son nom à son appétence pour les graines de la plante du même nom et ne dédaigne pas non plus les semences de certains arbres, alors qu’il nourrit ses petits d’insectes.Sa tête est rouge noire et blanche, ses ailes sont rayées de noir et de jaune, son bec épais est en même temps pointu.

Un son de bille qui tombe et rebondit en accélérant. C’est le Bruant proyer. (ou strillozzo en Italie) Brun, gris rayé dessus et dessous, ses mets favoris sont les graines, céréales, herbes, baies, mais aussi les araignées et les petits mollusques terrestres.
 
Une boule de plume de 6 à 9 grammes qui volette sans arrêt dans les branches, c’est le Pouillot véloce.(lui piccolo en italien) Ses pattes et son bec sont fins. Il se délecte d’insectes et d’araignées, accessoirement de fruits.
 
Un chant flûté métallique, c’est le Rouge-gorge (magnon foireuse en patois) Il est rondelet, il arbore une poitrine rouge Il déguste les insectes, les petites graines, les fruits.
 
Une Corneille noire depuis les pattes jusqu’au bout du bec (grolle en patois). Saviez-vous qu’elle corbine ? Elle est capable de remarquablement bien s’adapter à la tyrannie humaine et trouve toujours à se nourrir de la charogne aux fruits en passant par les invertébrés et les graines.
 
Un Bruant zizi (häcksparv en suédois), corps allongé et longue queue, poitrine jaune et bande pectorale vert olive. Une nourriture composée de graines, céréales, baies et insectes.
La Tourterelle turque (türkentaube en allemand) nous gémit son nom à trois syllabes et nous exhibe son collier d’ébène. Inconnue chez nous il y a 30 ans et originaire de l’Inde, elle est devenue très commune. Plutôt granivore, elle ne dédaigne pas les fleurs, insectes et bourgeons dont elle est très friande..


Le Pigeon ramier ( ou houtduif en néerlandais) nous caracoule ou jabotte en 5 syllabes : « J’suis l’pigeon ramier. » (On peut aussi dire vulgaire, mais c’est pas très sympa ni exact car…) Sa poitrine est rosâtre et on le reconnaît en vol à sa barre alaire blanche.Il se nourrit de végétaux, insectes, vers, mollusques.


La Grive draine (lutrogne en patois), vous savez, celle qui mange les boules de gui puis en répand les graines un peu partout, est plus grosse qu’un merle noir. Son dos est gris et sa poitrine blanche constellée de taches noires ; le dessous de ses ailes est blanc. Elle se nourrit de fruits, baies, insectes, vers de terre et escargots.


Le Serin cini (gulhämpling en suédois) pousse en vol un petit cri, on dit qu’il ramage. Il est couvert d’un plumage jaune, son bec conique est court et son sourcil pâle. Il se nourrit essentiellement de graines. En été, il est partiellement insectivore.

 
Ne la confondez pas avec la Grive musicienne qui possède une petite tache orange sous l’aile et qui cherche des baies et des fruits dans les fourrés et déguste les petits escargots qu’elle casse sur une pierre plate.
 
L’Accenteur mouchet (ou gris-moignet) est souvent confondu avec le moineau. Vous le distinguerez de ce dernier grâce à son bec fin d’insectivore. Ce qui ne l’empêche pas de se contenter de petites graines en hiver quand vraiment il ne peut pas faire autrement.


Le Troglodyte mignon (qu’on appelle aussi cabot) est remuant et vif. Sa petite queue toujours relevée est caractéristique. Il ne pèse que 8 à 13 grammes et son régime est à base d’insectes vivants et de larves d’araignées.

 
L’Alouette des champs (ou calinette) était l’emblème des Gaulois. Ses 2 barres alaires blanches sont visibles au vol. Granivore, mais aussi insectivore, elle est capable de faire du « sur place » pendant les longs moments où elle recherche sa nourriture.
 
Deux Geais des chênes (ou geai glandivore) reconnaissables à leur plumage coloré et à leur moustache noire. Ils sont omnivores et les glands, les autres fruits forestiers ou cultivés, les lézards, campagnols, œufs et même oisillons sont à son menu.
 
Du bois situé là, en contrebas, on entend le  Rossignol philomèle qui gringotte. (nightingale en anglais). Il est l’un des rares oiseaux à se maniferter la nuit. Son plumage brun est aussi discret que son chant est remarquable.Il est insectivore.
 
« Coucou, coucou ! » C’est le mâle qui chante  ainsi. La femelle du Coucou gris (cuculo en italien), elle, coucoule en un long « glou glou », après avoir pris soin de confier sa progéniture à des parents adoptifs attentionnés. Ainsi, père et mère rassurés retournent en toute quiétude chasser les araignées, les grosses chenilles et les mille-pattes.


Une Mésange bleue (pimpelmees en néerlandais) zinzinule, avec son petit chapeau assorti aux ailes et à la queue. Elle apprécie de retrouver enfin des insectes à se mettre sous la dent (façon de parler) après avoir dû se contenter de graines cet l’hiver. Son territoire se situe dans la canopée alors que sa cousine, la mésange charbonnière, se contente de l’étage inférieur.


Des Fauvettes (trädgårdssangare en suédois ; lève les pieds, t’as la langue prise.) se poursuivent dans le lierre. Plumage neutre, joue grise et aile sombre. Insectes, araignées et autres invertébrés ainsi que fruits et baies au menu.

 
Un Corbeau freux (rook en anglais) qui plane sous nos yeux comme pour mieux nous montrer que sa ressemblance avec la précédente est trompeuse. Lui, il a un bec tout droit, blanchâtre à la base et possède une culotte ébouriffée en haut des pattes. Il coraille. C’est un merveilleux acrobate. Ses repas se composent de semences, insectes, vers et campagnols.
 
Et pour nous dire au revoir, de nouveau un Serin cini qui reste un long moment à se laisser admirer dans les branches.
En une matinée, ce sont 26 espèces d’oiseaux que l’on a pu observer ! Nos campagnes possèdent encore des trésors que l’on redécouvre à chaque fois avec bonheur. Saurons-nous les aider à survivre ?

Quelque chose vous paraît bizarre ? Vous voulez en savoir plus ? http://​www.​oiseaux.​net/ vous offre les renseignements que vous cherchez.