Un labo pour former l'élite du badminton français

  • Avec la méthode Action Types, le coach du Badminton-club du pays de Fougères voit plus loin.
    Avec la méthode Action Types, le coach du Badminton-club du pays de Fougères voit plus loin. | 
Antoine VICTOT.
La Ville accueille, à partir d'aujourd'hui, le Trophée national jeunes avec plus de 200 badistes dont quelques représentants fougerais de premier plan. Une réussite construite sur la durée.
L'histoire
Derrière les filets du Badminton-club du pays de Fougères (BCPF), se cache un petit laboratoire expérimental. Une machine à construire l'élite du bad de demain.
Depuis vingt ans, le coach, Michaël Erabit, révolutionne l'approche du volant au sein de l'un des plus gros clubs de l'Hexagone, avec 470 licenciés et 16 élèves, en section sportive au lycée Jean-Guéhenno.
À l'américaine
Avec un credo, l'adaptation pour l'optimisation de la performance. Ou comment tirer le meilleur de chaque élément. Ce qui est un peu l'essence d'un éducateur sportif...
Sauf que, bien souvent, « l'entraîneur reproduit ce qu'il est. Moi, j'ai la conviction que pour s'appuyer sur la qualité d'un joueur, il faut arriver à comprendre son monde, son être et s'adapter par rapport à cela ». Une approche inspirée de la méthode « Action Types » amorcée aux USA et au Japon par deux entraîneurs de volley-ball, Ralph Hippolyte et Bertrand Theraulaz.
« Accepter les différences »
Grâce à l'analyse de la manière de bouger des individus, que ce soit la part naturelle ou inconsciente, on se connaît mieux soi-même et on peut mieux appréhender l'adversaire. Cette méthode d'individualisation de la performance, basée sur les préférences motrices et cognitives des individus, a totalement ouvert l'esprit de Michaël Erabit. « Il faut accepter les différences, ne pas être pétri de certitudes. C'est une mise en danger, certes, mais qui ouvre l'horizon. »
Aujourdh'hui, seule une poignée d'éducateurs de badminton utilise ses préceptes en France. « Et cela nous a permis d'obtenir déjà quelques belles performances », reconnaît le coach du BCPF.
Mais restons discrets, car il ne faudrait pas que le secret du volant fougerais s'envole trop loin...
 

Fougères, un labo pour former l'élite du badminton français

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photo manon legros, 15 ans, un des grands espoirs du badminton en france. © ouest-france
Manon Legros, 15 ans, un des grands espoirs du badminton en France.© Ouest-France
 

Fougères accueille, à partir d'aujourd'hui à partir de 17h30, le Trophée national jeunes avec plus de 200 badistes dont quelques représentants fougerais de premier plan.

 
Derrière les filets du Badminton-club du pays de Fougères (BCPF), se cache un petit laboratoire expérimental. Une machine à construire l'élite du bad de demain.
Depuis vingt ans, le coach, Michaël Erabit, révolutionne l'approche du volant au sein de l'un des plus gros clubs de l'Hexagone, avec 470 licenciés et 16 élèves, en section sportive au lycée Jean-Guéhenno.

À l'américaine

Avec un credo, l'adaptation pour l'optimisation de la performance. Ou comment tirer le meilleur de chaque élément. Ce qui est un peu l'essence d'un éducateur sportif...Sauf que, bien souvent, « l'entraîneur reproduit ce qu'il est. Moi, j'ai la conviction que pour s'appuyer sur la qualité d'un joueur, il faut arriver à comprendre son monde, son être et s'adapter par rapport à cela ». Une approche inspirée de la méthode « Action Types » amorcée aux USA et au Japon par deux entraîneurs de volley-ball, Ralph Hippolyte et Bertrand Theraulaz.

« Accepter les différences »

Grâce à l'analyse de la manière de bouger des individus, que ce soit la part naturelle ou inconsciente, on se connaît mieux soi-même et on peut mieux appréhender l'adversaire. Cette méthode d'individualisation de la performance, basée sur les préférences motrices et cognitives des individus, a totalement ouvert l'esprit de Michaël Erabit. « Il faut accepter les différences, ne pas être pétri de certitudes. C'est une mise en danger, certes, mais qui ouvre l'horizon. »
Aujourdh'hui, seule une poignée d'éducateurs de badminton utilise ses préceptes en France. « Et cela nous a permis d'obtenir déjà quelques belles performances », reconnaît le coach du BCPF. Mais restons discrets, car il ne faudrait pas que le secret du volant fougerais s'envole trop loin...

PROGRAMME

Le Badminton-club du pays de Fougères accueille pour la septième fois consécutive l'organisation du Trophée National jeunes.Cet événement fait partie des trois rendez-vous annuels majeurs de l'élite jeune du badminton français.Sur 200 participants, une vingtaine de badistes bretons ont été sélectionnés pour participer à cette troisième manche qualificative pour le championnat de France 2016.
Vendredi 1er avril : de 17 h 30 à 22 h, à la salle Justy-Specker et au Cosec de la Chatière.Samedi 2 avril : de 9 h à 13 h, à la salle Cosec de la Chatière et de 9 h à 21 h, à la salle Justy-Specker.Dimanche 3 avril : de 9 h à 12 h, à la salle Justy Specker.
 
Par Antoine VICTOT.   Ouest-France  
 

Fougères et Rostrenen montent en N2

  • La joie des Fougerais après leur accession en N2.
    La joie des Fougerais après leur accession en N2. | Michel Souty
 
Playoffs N3 à Fougères. Les deux équipes régionales ont terminé, respectivement, 1re et 2e des barrages d'accession.
On pensait le challenge improbable, voire impossible. Et pourtant, Fougères et Rostrenen ont fait mentir les pronostics, ce week-end, en Ille-et-Vilaine, en finissant aux deux premières places des playoffs de nationale 3. Grâce à ce superbe résultat d'ensemble, les deux formations bretonnes ont gagné le droit de monter en nationale 2.
D'entrée, samedi, ce sont les Fougerais qui, à domicile, avaient frappé les premiers en dominant les Costarmoricains, 6-2. « On a mené rapidement 5-0 grâce, notamment, à deux succès en double mixte, qui nous ont permis de nous détacher », appréciait Michaël Erabit pour Fougères. « On savait qu'on connaîtrait des problèmes face à cette solide équipe. Mais rien n'est encore fait », déclarait le capitaine de Rostrenen, Arthur Sibéril.
Et il ne croyait pas si bien dire. Pendant que sa formation battait logiquement Avrillé, 7-1, Fougères étrillait, un peu à la surprise générale, Talence, 7-1, aussi. « Les Girondins ont craqué. Peut-être étaient-ils trop sûrs d'eux. Daniel Rosczyzpala, victime de crampes, a gagné au bluff, pendant qu'Antoine Bourges, B3, venait à bout d'un A3. Nous étions sur un nuage. »
Ce large succès avait une double conséquence. D'une part, il permettait aux Fougerais d'assurer leur montée en N3. D'autre part, il suffisait d'un nul, le dimanche matin, aux Costarmoricains face à Talence, pour qu'eux également, accèdent à la N2. Et ils faisaient beaucoup mieux (succès 6-2). « Quelques parties serrées ont basculé en notre faveur. Au final, c'est une grosse satisfaction. Nous aurions été déçus si, après avoir été au-dessus en championnat, nous n'étions pas montés. La N2, ce n'est que du bonheur », appréciait Arthur Sibéril.
Cet objectif, les Fougerais de Michaël Erabit l'espéraient un peu secrètement en début de saison : « Je n'avais pas trop voulu le dire pour éviter de mettre la pression sur un groupe très jeune. Mais il est atteint, c'est une bonne chose pour la Bretagne. Ça ferme un cycle puisque j'ai commencé les entraînements avec tous ces joueurs depuis 10 ans, l'année de la création du BCPF (Badminton Club du Pays de Fougères). C'est un beau clin d'oeil. La saison est complète, on ne pouvait rêver mieux. »
 
Résultats. 1er tour : Fougères - Rostrenen 6-2, Talence (2) - Avrillé 7-1. 2e tour : Fougères - Talence (2) 7-1, Rostrenen - Avrillé 7-1. 3e tour : Fougères - Avrillé 6-2, Rostrenen - Talence (2) 6-2.
Classement. 1. Fougères : 9 pts, 2. Rostrenen : 7 pts, 3. Talance (2) : 5 pts, 4. Avrillé : 3 pts.