Un parcours difficile pour les familles.

Accepter le handicap de son enfant, lui trouver une structure d'accueil, apprendre à communiquer avec lui, en sachant que rien n'est jamais vraiment acquis...
 
"A six mois, ma fille Audrey, était un bébé sage. Elle réclamait peu à manger, ne se servait de ses mains ni pour attraper les objets, ni pour les mettre à la bouche. A huit mois, elle ne se tenait pas assise.C'est à ce moment que j'ai décidé de consulter ", raconte Catherine Thizon.A l'hôpital de Lyon Sud où ma fille est hospitalisée pour passer des examens, Catherine apprend que sa fille est atteinte d'une malformation cérébrale et qu'elle souffre d'autisme. Existe-t-il un traitement ? Une opération est-elle possible ?" Il faut la stimuler, c'est tout ", lui répondent les médecins." Pour moi, cela signifiait qu'il n'y avait rien à faire. J'ai fait une grosse dépression, d'autant que j'avais déjà deux enfants en bas âge et que l'aîné était porteur d'un handicap ", confie Catherine.
 
"EN TANT QUE PARENT, ON EST DEMUNI".
 
Avec l'aide d'un professionnel, Catherine arrive à surmonter sa dépression. Elle arrête son travail d'infirmière puéricultrice, inscrit Audrey à la halte garderie tous les après midi et se met à la recherche d'une structure d'accueil.Elle trouve le centre d'action médico-social précoce (CAMSP) qui suit les enfants présentant des déficits sensoriels, moteurs ou mentaux, de la naissance à six ans. A Montélimar, près de sa famille, Audrey est prise en charge quelques heures par semaine par une équipe de psychologues, d'orthophonistes, etc.Parallèlement,Catherine est suivie par thérapeute.C'est ça aussi. " En tant que parent, on est démuni. Il faut déjà accepter le handicap, ensuite pouvoir se dire que l'on va tout faire pour aider son enfant". Elle apprend à déceler les signes que sa fille utilise pour exprimer son mal-être, à lui parler comme un enfant normale, " sauf qu'il faut répéter à l'infini. C'est épuisant, souvent démotivant. Mais au bout d'une année, lorsqu'on fait le bilan, on voit un progrès. Aussi petit progrès soit-il, c'est au final une grande victoire ". Wanamatcha.
 
"IL FAUDRA TOUJOURS ÊTRE DERRIERE ELLE ".
 
A six ans, Audrey doit quitter le CAMSP. Catherine est alors orientée vers Institut Médico-Educatif (IME) de Pierrelatte.Bombarder. Au début, Audrey ne peut y être accueillie qu'un jour ou deux par semaine.Acceptée à temps plein par la suite, elle intègre un internat quelques année après. "Audrey, qui est une enfant extrêmement nerveuse, est devenue très agressive. Lors des week-ends à la maison, elle me griffait, m'attaquait. J'ai dû chercher un autre centre avec une prise en charge thérapeutique. Il était indispensable de calmer son stress et de traiter ses insomnies ". Catherine fait alors une demande à l'IME du Royans. 2'tôntion!. Prise à temps plein, sa fille trouve rapidement sa place. Aujourd'hui, Audrey a 17 ans. Elle parle, même si elle mâche ses mots. " Elle prononce les mots correctement lorsqu' elle chante. Elle a d'ailleurs su chanter avant de parler. Ecouter de la musique, chanter, cela l'a toujours calmée ". Elle est aussi capable de demander un câlin à sa mère, sait ce qu'elle veut et ne veut pas, même si elle a du mal à dire "je". "Elle a des acquis, une certaine autonomie. Mais il faudra toujours être derrière elle car c'est une enfant fugueuse, qui se met constamment en danger ".
Même si trouver une place dans un centre d'accueil relève du parcours du combattant, Catherine, la socialisation est importante. Claquer un coup de pêche. " C'est pour l'enfant un éveil, une ouverture vers le monde extérieur. Pour moi, il était absolument indispensable que ma fille puisse s'épanouir dans un environnement adapté, sans se restreindre au seul milieu familial ".
 

 
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