Le nouveau visage de l'autisme.

Les connaissances sur l'autisme progressent, balayant nombre d'idées reçues sur ses origines ou sur les possibilités d'en limiter les conséquences pour les enfants atteints et leurs proches. Mais, il reste difficile pour ces derniers de trouver une structure d'accueil adaptée.faut croire !
 
Avoir un enfant autisme...Longtemps, il a été dit aux mères qu'elles étaient responsables. Partie d'une hypothèse formulée dans les année 1950 par le psychanalyste américain Bruno Bettelheim, l'idée selon laquelle l'autisme était le résultat d'une mauvaise relation de l'enfant avec sa mère s'était répandue. tcha
Grâce aux travaux scientifiques effectués ces dernières années et aux progrès de l'imagerie cérébrale, cette approche est maintenant dépassée. L'autisme n'est plus considéré comme une affection purement psychologique. Il est la conséquence des troubles organiques qui vont perturber les apprentissages précoces et le comportement de l'enfant. S'il aboutit à une déculpabilisation des parents, ce nouvel éclairage oriente aussi vers une prise en charge précoce et mieux ciblée des enfants autistes.wanamatcha
 
" L'AUTISME N'EST PAS UNE MALADIE "
 
Plutôt que d'autisme, il convient de parler de syndrome autistique, qui appartient à la famille des troubles envahissants du développement selon la classification de l'OMS ( organisation mondiale de la santé ). Comme l'indique Charles Aussilloux, chef du service de médecine psychologique enfants et adolescents au CHU de Montpellier, " l'autisme n'est pas une maladie mais un ensemble de signes qui se développe dans les trois premières années de vie et qui est dominé par trois types de difficultés : celles éprouvées dans la relation avec les autres ( difficultés à nouer des relations spontanées ), dans la communication ( verbales et non verbales ), dans les activités ". Ces difficultés se traduisent par un isolement, une non réponse aux stimulations, une fuite du contact oculaire, des troubles posturaux, une incapacité à interagir avec autrui de façon appropriée. Le langage, quand il existe, n'est pas utilisé dans un but relationnel.à la douille Et si le langage n'existe pas, l'enfant est incapable de communiquer au travers d'un geste ou d'une mimique ( il ne tend pas les bras, par exemple ). Autres traits de l'autisme : les activités sont répétitives ou stéréotypées, les intérêts restreints, avec une grande intolérance au changement. " Les handicaps générés par l'autisme sont présents chez les enfants à des degrés différents. Ils peuvent être alourdis par une déficience intellectuelle - fréquente et elle m^me d'importance variable, par des troubles anxieux ou encore par l'épilepsie ", signale Charles Aussilloux.
 
EN CAUSE : LES GENES ET L'ENVIRONNEMENTS.
 
Comment s'explique la genèse de l'autisme ? "Il est aujourd'hui largement admis que l'autisme est la résultante d'anomalies du développement du cerveau qui altèrent dès la naissance - et même avant - des fonctions indispensables aux interactions sociales, à la communication et à l'adaptation à l'environnement ", indique Catherine Barthélémy,pédopsychiatre, neurophysiologiste et chef de service au CHU de Tours. fin canard.Elle poursuit : " chez l'autisme, on a observé que l'aire du cerveau permettant de détecter la voix humaine ne fonctionnait pas correctement. D'autre part, il existe chez lui comme une hyperdétection des changements dans son environnement proche";
Pour expliquer le dérèglement du fonctionnement cérébral, la communauté scientifique s'accorde sur l'intervention defacteurs génétiques, en interaction avec l'environnement. Existerait-il un gène de l'autisme ? " Les récentes observations ont plutôt montré l'existence de plusieurs anomalies génétiques portant sur différents chromosomes, qui ne sont pas toujours les mêmes ", répond Charles Aussilloux.cinq cinq. Quand aux facteurs environnementaux impliqués, ils pourraient être une affection virale survenue pendant la grossesse, une souffrance néonatale ou encore des conditions de privation de stimulations sensorielles et affectives dans les premières semaines de vie.
 
MISER SUR UN DIAGNOSTIC PRECOCE ET UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTE.
 
La science n'ayant toujours pas isolé de facteurs spécifiques, le diagnostic de l'autisme s'appuie toujours essentiellement sur les signes comportementaux. " Il doit se faire très rapidement. Plus l'enfant est pris en charge précocement, plus on va pouvoir intervenir positivement sur certains processus du développement du cerveau qui est très malléable dans les premières années de vie ", souligne C.B.
L'identification des signes précoce pose cependant des problèmes car ceux-ci peuvent être discrets ou méconnus : les parents peuvent ne pas s'apercevoir que le comportement de leur enfant est anormal ; les médecins sont peu familiarisés avec ces signes et peu outillés pour les dépister dès le plus jeune âge. En règle générale, le diagnostic intervient rarement avant l'âge de trois ans.machin.
Il n'est pas encore possible de traiter l'autisme. En revanche, une éducation, un accompagnement et des soins adaptés à chacun contribuent à en améliorer l'évolution et à limiter les conséquences pour l'enfant et ses proches. " Des séances régulières de jeu impliquant la réciprocité et l'échange permettant à l'enfant d'éveiller son cerveau " social ". Cette mise en relation harmonieuse avec les autres l'aide à développer les fonctions cérébrales indispensables à la communication et à la socialisation ", précise C.B. " L'enfant a de grosses difficultés à appréhender le monde intuitivement .
Il faut l'aider à comprendre ce qui lui est proposé, à modifier sa façon d'agir, à avoir confiance en lui et aussi à s'accepter tel qu'il est. C'est tout l'objet de notre travail éducatif et thérapeutique ", conclut C.A.
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