Notre vision de l'agriculture...

L’image de l’agriculture se dégrade de façon alarmante depuis que celle-ci est rentrée sans retenue dans l’ère productiviste. Beaucoup d’agriculteurs ne remettent pourtant pas en cause leurs pratiques et se contentent de désigner "Bruxelles" comme la source de leurs problèmes.

Aux Embetsches, nous considérons que c’est avant tout à nous de nous prendre en main pour aller de l’avant et créer des alternatives au système actuel. Il est en outre légitime que la société ait un droit de regard sur des pratiques agricoles qui la touche à tous niveaux.

En 2006, nous avons reçu un éco-trophée par le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. Ce prix qui récompensait les fermes ayant mené des réalisations exemplaires dans le domaine de l’environnement. Celui-ci est donc venu officialiser la démarche entreprise par la ferme depuis 1978.

Les échanges plaine montagne / L’association PAGE et l’AMAP de la centaurée

L’association PAGE (Pour une Agriculture Gestionnaire de l’Environnement), dont le GAEC est membre, a pour but d’initier une méthode d’échange entre des exploitations pour :
- Soulager les fermes de montagne qui pourront apporter les effluents excédentaire (fumier,...) aux exploitations de plaine qui s’approvisionnent habituellement en engrais de synthèse, très onéreux et polluants.
- Fournir de la paille, desfourrages et des céréales biologiques à des prix concurrentiels en supprimant les intermédiaires.

Quand économie et écologie peuvent aller de pair...

Nous travaillons ainsi en particulier avec le domaine de schoppenwihr à Houssen. Son gestionnaire, François de Watteville, a fait le pari d’organiser sa centaine d’hectares en un jardin biologique harmonieux. Sur ses terrains où s’organisent chaque année sa célèbre fête des plantes en Octobre, nous effectuons désormais régulièrement nos récoltes de fourrages et céréales.

Pour plus de détail, vous pouvez vous rendre sur son site où vous découvrirez avec étonnement son approche poétique et respectueuse d’une nature riche en biodiversité et en Histoire.

http://www.schoppenwihr.com

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Plan de culture du domaine de Schoppenwihr pour 2006
1- Entree, La foret
2- Culture du Triticale
3- entretien d’un Jardin
4- Prairie Naturelle
5- La luzerne
6- Prairie Artificielle
7- Orge et petits pois
8- La Ferme

L’AMAP

Dans cette même logique de collaboration entre les agriculteurs a été créée l’AMAP de la Centaurée(Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), depuis juin 2006.

Le principe de cette association est de renforcer encore le lien avec le consommateur qui était recherché à travers le Cellier des Montagnes en découvrant ensemble des milieux naturels, des façons de travailler et en développant un système de vente locale à taille humaine.

Des agriculteurs engagés dans la sauvegarde de la biodiversité proposent chaque semaine à leur clientèle des produits sains, de qualité et qui suivent les saisons.

Selon les produits choisis et la formule, le client reçoit un panier de produits par semaine.

N’hésitez pas à aller voir le site de l’AMAP sur : www.lacentauree.net

L'approche bio de notre ferme

Nous avons entamé les démarches pour le passage en bio qu’en 2005 même si depuis toujours, la ferme s’était éfforcée d’aller le plus loin possible dans sa démarche environnementale.

Pour télécharger notre certificat bio, cliquez ici : Certificat Bio

Chacun a son avis propre sur le bio et les raisons pour lesquelles nous y sommes passés sont diverses. Elles convergent néanmoins vers notre volonté de soulager au maximum notre planète et ses habitants ; ceci afin que l’agriculture participe à favoriser le bien être des animaux et des hommes et non à les empoisonner et detruire leur milieu de vie !

Le passage en bio était donc un signal important à donner pour afficher nos engagements. Cependant, nous ne voulions pas que cela influe sur nos prix de vente, le bio n’est pas réservé aux bobos !

Plusieurs élémnts ont convergé en 2005 pour que ce soit le bon moment de franchir le pas :
- le démarrage des échanges plaine-montagne qui nous ont permis d’obtenir des céréales bio de façon éqitable,
- l’accès aux Contrats d’Agriculture Durable, qui est en faite une aide publique pour soutenir une conversion en bio,
- l’arrivée de Gaspard sur la ferme pour s’occuper de certains aspects à modifier pour répondre aux exigences du label.

Aujourd’hui, le fromage de chèvre et la viande de mouton sont labellisés bio et cela sans que ça ne se répercute sur les prix. En revanche nous n’avons pas franchis le pas avec les cochons, cela pour plusieurs raisons :

- Nous vendons la quasi-intégralité de notre viande au Cellier des Montagnes où nous pouvons parler et communiquer sur nos pratiques d’élevage (lien vers l’article sur le magasin. Le label n’aurait donc pas permis de renseigner mieux le client, en revanche il y aurait eu un surcoût lié à la certification,
- Il y a de nombreux intermédiaires dans la filière du porc : les naisseurs, les transporteurs, l’abattoir, nos deux artisans ; et il aurait fallu que toute cette filière s’adapte au label, ce qui n’est pas concevable aujourd’hui.

La culture de la biodiversité : on aime la nature et on lui rend bien!

32 ha parmi les 72ha que compte l’exploitation sont contractualisés pour la sauvegarde et le développement de la biodiversité qui y règne.

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Le traquet tarier , oiseau indicateur de la biodiversité de nos prairies.

Cela implique :
- Une fauche tardive (après le 1er juillet, ou pâturage uniquement) pour permettre aux oiseaux qui nichent au sol d’élever leur couvée (tarier des prés)
- Des apports de fumier limités
- Suppression du broyage, remplacé par le pâturage des chevaux après les chèvres, plus selectives dans leur pâturage

Une ferme diversifiée et équilibrée

L’approche systémique, ça vous dit quelque chose ? C’est en tout cas ce que nous essayons d’adopter dans notre ferme : sur nos approches agronomiques, environnementales et économiques.

Des ateliers agronomiques qui ont une cohérence globale :

Au départ, la ferme a démarré avec l’atelier caprin (cf. historique La chèvrerie des Embetsches d’hier à aujourd’hui ). Les autres ateliers ont suivi par nécessité de cohérence d’ensemble.

Ainsi, les moutons nous permettent de valoriser les prairies les plus éloignées de la chèvrerie. Ils sont de plus beaucoup moins difficiles que les chèvres et nous pouvons leur distribuer les fourrages les plus grossiers et ceci grâce au choix de races rustiques !

Les cochons eux, sont apparus par complémentarité économique et environnementale. Un déchet nous encombrait de longue date : il s’agissait du petit lait issu de la transformation fromagère. Cet omnivore nous le consomme gouluement et cela lui donne une saveur toute particulière une fois dans votre assiette !

Le succès de cette viande de qualité a été très rapide et nous avons dû nous fixer une limite morale pour ne pas franchir le pas vers une porcherie de trop grosse taille...qui aurait nuit à l’environnement !

Enfin, les chevaux se révèlent aujourd’hui très efficace dans notre lutte contre les parasites des chèvres et des moutons. Ils brouttent de façon très rase les prairies après le passage des ruminants, et ingèrent ainsi les parasites déposés par leurs prédécesseurs. Ceux-ci leurs sont inoffensifs !

Des réseaux de ventes variés, mais axés sur le local :

Nous vendons nos produits dans de nombreux types de points de vente, tout en ayant privilégié au maximum la vente directe.

La diversité de notre gamme nous permet d’écouler la majorité de nos produits de façon très locale (dans la vallée) et au plus loin à une échelle régionale. Ceci répond à notre conception d’échanges locaux en réponse à certaines distorsion abhérantes engendrées par la mondialisation (exemple : lait produit dans une région, transformé dans une autre, produit fini envoyé dans une centrale nationale et redispatché dans le monde entier...).

Cette cohérence globale de la ferme trouve aujourd’hui une nouvelle dimension avec le lancement des échanges plaine-montagne et la volonté de trouver une cohérence dans notre consommation d’énergie.

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