Aubenas - St Jean du Gard

Quand nous avions fait la route des grande Alpes, nous avions roulé sur « le Turini ». Alors cette année nous avons voulu faire « Burzet ». Autant le premier nous a laissé d'excellents souvenirs, autant le second nous a un peu déçu.


Bien sûr le paysage est magnifique, avec les gorges puis la cascade du Ray-Pic, mais la route étroite et bosselée nous oblige à rester en mode « balade cool ». Pas très spéciale de rallye tout ça.

 

On débouche sur le plateau ardéchois à Lachamp-Raphaël et jusqu’à Ste Eulalie on prend plaisir à refaire la route de la veille, en poussant cette fois jusqu’au Béage.


Après le Béage, on la trouve enfin la spéciale ! En effet la descente jusqu’au lac d’Issarlès, sur 8 km, a tout pour mettre du gros gaz. Une route pas trop large et très viroleuse mais au revêtement impeccable qui permet de rentrer fort sur les freins et de mettre de l’angle.

après Burzet

IMG_8478 Entre Burzet et la cascade du Ray Pic.JPG

La suite jusqu’à Langogne sera plus roulante avec un paysage de plateau, vers Coucouron, laissant ensuite place aux grandes forêts. A Langogne nous prenons le café en terrasse mais le temps menace. Tellement, que peu après être repartis, quelques gouttes de pluie s’abattent sur la visière. J’interroge mes camarades et on décide de filer pour prendre la pluie de vitesse. Il faut dire que sur les plateaux de la Margeride, on peut rouler à bonne allure malgré la route humide.


Après Labastide, la petite route à flanc de montagne, que j’ai connu il y a… un paquet d’années, a disparu pour laisser place à une voie rapide sur le plateau. Du coup on arrive vite à Prévenchères (village natal de mon père) puis au Rachas, le petit hameau où j’ai passé de supers vacances pendant plusieurs années, dans la maison familiale. Petit arrêt nostalgie et on plonge sur Villefort, où la route offre une belle vue sur les Monts Lozère et le barrage.

le barrage de Villefort et les Monts Lozère

IMG_8485 Barrage de Villefort.JPG

A Villefort, où la saison n’a pas vraiment commencé, on fait la pause déjeuner. De là, on repart sur la Grand-Combe via Génolhac. Là encore les souvenirs me faisaient craindre une route étroite bosselée et très viroleuse. Comme ailleurs, les mauvais virages ont été coupés, les bons conservés (youpi) et le revêtement refait. Bilan : ça traine pas jusqu’à l'ancienne cité minière !!

 

Après la photo du puits Ricard et le plein on quitte la Grand Combe par la petite route qui mène à Lalevade, village où j’ai passé les 7 premières années de ma vie et où ont habité mes grands-parents. L’endroit, très vivant du temps des mines, s’était déjà un peu mortifié lorsqu’elles ont fermées. Maintenant que les plus anciens sont décédés et que les plus jeunes sont partis, les portes claquent au vent et l’unique rue du village est bien triste.

Puy Ricard, ou le passé de la Grand-Combe

IMG_8489 Puyricard pres de la Grand'Combe.JPG

Heureusement la suite va me redonner le moral : le col de Jalcreste, à monter et redescendre. La N106, jusqu’à Florac, est très roulante mais le peu de ligne droite que l’on y trouve la rend très intéressante à moto.


Bon OK, il faut rouler un peu vite pour prendre son pied, mais le peu de circulation à cette époque permet de le faire sans prendre trop de risques.

 

A Florac on entre dans le village la ville, pour s’assoir à l’ombre et prendre le temps, en laissant les motos refroidir.


Il ne reste qu’un cinquantaine de kilomètre jusqu'à St Jean du Gard et on n’est pas en retard sur l'horaire.

Dans le col de Jalcreste : un des rares "bout de droit"

IMG_8493 En descendant le col de Jalcreste.JPG

la corniche des Cévennes : route et panorama au top !

IMG_8498 En descendant la corniche des Cevennes.JPG

Le tronçon final est symbolique pour une virée dans la région. Il s’agit de la Corniche des Cévennes. Après Florac, on monte vite au col des Faïsses puis on traverse un bout de causse où la vue est magnifique.


Arrivés au bout du plateau, il est temps de plonger sur St Jean du Gard. C'est à nouveau le pied : des virages plus ou moins serrés mais toujours une route bien lisse qui laisse une grande part à l’improvisation. Les trois derniers kilomètres nous offrent même une belle série d’épingles.

 

Nous arrivons au gite « le pré de Modestine », vers 17h, encore tout excités de la descente et de la fameuse corniche. Elle n’a pas failli à sa réputation. Un passage obligatoire pour qui vient s'arsouiller balader dans le coin.

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