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LES BONNES DOULEURS DE L’ENTRAINEMENT

Par Marianne Plouvier

Dans notre société hédoniste, parler de bonnes douleurs dans l’entraînement des arts martiaux de taïji peut paraître incompréhensible. Pourtant la souffrance fait bien partie de l’entraînement comme un passage obligatoire si l’on veut atteindre un niveau supérieur dans le relâchement.

Il est évident que le propos n’est pas ici, au risque de déplaire à certains, de tenir un certain discours de convenance par rapport aux interprétations habituelles des arts martiaux chinois. Qu’il s’agit ici d’un thème classique dans la progression réelle des arts martiaux, en dehors de toute considération de responsabilité professorale, l’enseignant ayant obligation de préserver l’intégrité de ses élèves.

Les considérations qui vont suivre s’adressent aux pratiquants qui savent ce qu’est un entraînement et dans toutes les disciplines de taïji que sont la ou les formes à main nue, avec sabre, épée, ou d’autres armes, comme la perche, le bâton ou l’éventail, les tuishou, les qigong. Mais elles peuvent intéresser aussi ceux qui sont au début du parcours, pour savoir ce qui les attend s’ils veulent chercher un peu plus loin !

Rien de plus subjectif que la douleur. Dans les centres médicaux spécialisés, pour l’évaluer, on utilise une méthode qui associe la quantification subjective (les sujets évaluent eux-même leurs sensations douloureuses sur une échelle de 0 à 10) et les méthodes d’analyse comparative. Les mécanismes de la douleur sont très complexes, reliés à l’état psychologique, le niveau de mentalisation, les expériences passées et associées, les habitudes culturelles. En plus, l’interprétation par le sujet de la cause d’un signal « douleur » peut avoir, selon sa connotation positive ou négative, une influence directe sur le niveau de sa perception de la douleur.

Mais de quelles douleurs s’agit-il ? Pour en savoir plus...

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