Portrait d'Alice MASSAT

Alice Massat est psychanalyste, et vit à Paris.

Elle est née en 1966 dans la région parisienne. Après des études d’esthétique sur l’art contemporain et ses relations avec la philosophie du langage à l’université de Paris-VIII (sous la direction de Jean-Claude Moineau), elle a exercé en tant que critique d’art pour différents journaux durant une dizaine d’années.

Le Ministère de l'intérieur , paru en 1999  aux éditions Denoël, est son premier roman. Elle a publié par la suite Les Forces de l'ordre en 2002, Le Code civil en 2003 et Premier rôle en 2008 (toujours aux éditions Denoël).



Le Ministère de l’intérieur :

 

Je surveillais mon corps. Il était rond, proportionné, conforme aux normes physiologiques en vigueur pour son jeune âge.

 

« Ce premier roman est aussi puissant que son titre : le ministère de l’intérieur, c’est celui qui gouverne le corps de la narratrice dans son rapport aux autres. »

Le Nouvel Economiste.


Avec une prédilection pour les thèmes de la féminité, de l’imposture, de la passivité, du vide ou de la mascarade, elle travaille autour de ce qui ne se dit pas. Ses activités de psychanalyste l’engagent également dans cette voie. Elle s’intéresse aux formes et aux effets du langage sur nos perceptions conscientes et inconscientes – par la parole comme par l’écrit.

Ses quatre romans, ainsi que les pièces radiophoniques qu’elle a créées pour France-Culture, donnent la voix à des personnages marqués par des structures psychiques plus ou moins accentuées. Les formes même de leurs narrations, romanesques ou dialoguées, sont empreintes du caractère singulier de ses héroïnes, de leurs folies comme de leurs intentions les plus dissimulées.

 

Les Forces de l’ordre :


Esther Lamarck aime les féculents parce qu’ils sont nourrissants et ne coûtent pas cher. Ils ne font pas grossir non plus, à condition qu’on ne les prépare pas avec des matières grasses. Ils ne dégagent pas d’odeur quand on les fait bouillir : c’est un autre avantage pour qui occupe une chambre de bonne et ne dispose pas d’une cuisine.

 

« La force du livre d’Alice Massat tient à l’économie de son écriture, à cette remise en ordre du réel qu’elle opère grâce à un sens aigu du concret. »

Jacques Henric, Art Press

 

 

Le Code civil :


Elle passe, la porte tourne, elle continue tout droit. Elle repère l’écrivain. Elle s’arrête devant lui. Je suis Sylvie, bonsoir. Il la fixe un moment. Asseyez-vous ici, je termine avec eux.

 

« Une œuvre littéraire plus qu’un témoignage qui dépasse largement le côté croustillant de la révélation. »

Vingt Minutes

 

 

Premier rôle :


Parfois je pense à elle sans m’en apercevoir, parfois tout le temps. Les traits d’une passante, d’un enfant ou d’un chien. Je me souviens d’elle à l’école maternelle, je revois ses manières, son air de rien du tout, sa taille de naine.

 

« Il semble bien que le sentiment d’imposture soit le grand sujet d’Alice Massat ; en tout cas, c’est celui qu’elle traite brillamment »

Héléna Villovitch, Elle .


 
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