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C'était en 2013

Zone mixte, hier. Peu de journalistes parviennent à approcher les participants avant le grand départ. Carte de presse dans le sac à main, quelques coureurs, membres du jury et organisateurs ont accepté de nous livrer des confidences sur la toute première course de caisses à savon de l’histoire du village.

 

Tristan, 18 ans, se concentre. Il a choisi de laisser le chignon à Zlatan Ibrahimovic, le régime sans gluten à Nadal Djokovic, les tics et les grigris à Rafael Nadal. Dans quelques secondes, le jeune homme d’Englefontaine va tenter des acrobaties à bord de son landau géant sur roulettes. « C’est la première fois que je participe à ce genre de courses. Je voulais me construire quelque chose de simple, j’ai regardé ce qui se faisait dans les courses anciennes et j’ai vu les landaus. » Il a mis un après-midi à fabriquer le sien. Et le voilà maintenant qui prend son élan, se faufile parmi les 450 ballots de paille et qui passe le tremplin, en haut de la rue Pasteur.

Un petit canard vert sur sa caisse en acier, Jean-Christophe remonte avec Romane, 3 ans, sur les genoux, la rue Pasteur grâce à un petit tracteur. « On vient de Tourcoing. On est là parce que c’est rigolo et que, dans le fond, on est des grands enfants. »

Sylvie, Laurent, et leur fils Wilfried, ont ramené leurs chaises pliantes et se sont installés juste après le second virage. Ce qui leur permet de voir les voitures franchir la ligne d’arrivée. Ils viennent d’Hautmont, près de Maubeuge. « On avait vu une affiche pour la course en passant dans le coin. Comme on aime bien les voitures anciennes, on est venus. » Le vote du jury familial est sans appel : deux de leurs voix vont à la voiture ancienne « Soapbox » , la troisième pour la voiture « Pompier », et son carton rouge pour le public qui ne respecte pas les mesures de sécurité.

Tristan est parvenu à s’arrêter quelques mètres avant les ballots de paille. « C’est sympa ! » Il reviendra l’année prochaine, c’est sûr, mais avec des freins sur sa machine.

Thomas, 4 ans, n’en perd pas une miette. Il a fait son baptême de caisse à savon le matin. Et il a tellement aimé qu’il s’est créé un parcours de descente dans le jardin de sa maman, en bas de la rue Pasteur. Il a rassemblé quelques feuilles d’arbre pour imiter la paille et, haut les cœurs, le voilà qui pédale vite, vite, vite sur son petit tracteur en plastique. « On devait aller au Louvre-Lens aujourd’hui, explique Joëlle, la grand-mère du petit, mais on ne voulait pas rater ça. On vient de Dunkerque, chez nous, c’est trop plat pour voir ce type de course. » Elle a passé la journée à regarder les caisses défiler. Avec un petit coup de cœur, elle aussi, pour le pompier qui propulse de l’eau (mais un tout petit peu seulement) sur son passage. Thibaut, un des organisateurs s’approche. « Ça ne vous dit pas de tenter la descente ? »

 

 
 
 
 
 
 
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