Différence kiné, ergo, psychomotricien ? http://www.b-paramedical.fr/articles/psychomtricite/pratiques-professionnelles/17-kine-ergo-psychomot-quelles-differences.html

 

Kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, quelles sont les différences entre ces trois professions paramédicales ?

L'amalgame peut être vite fait puisque ces trois professionnels assurent une prise en charge corporelle, gestuelle, laquelle permet à leur patient d'atteindre un « état de complet bien-être physique, mental et social; pour reprendre les termes de l'OMS.

Mais ces professionnels ne vont pas regarder leur patient évoluer corporellement de la même manière.


Schématiquement on pourrait représenter ces interventions de cette manière :

Il s'agit d'une représentation schématique, donc concise, ne prenant pas en compte la globalité et la vasteté des champs d'intervention des ces trois professions.

 

Le:

Appréhende le corps:

Le psychomotiricen

Dans son organisation psychomotrice

Le kinésithérapeute

Dans la motilité des fonctions corporelles

L'ergothérapeute

Dans la manière dont il permet au patient d'être indépendant

autonome sur  le plan personnel, social voire professionnel (notion de réinsertion, de réadaptation)


Globalement, les moyens d'intervention sont les suivants:

Pour le

Ses moyens d'action sont:

Psychomotricien

toutes "mobilisations corporelles" permettant au patient "d'habiter son corps"

Kinésithérapeute

Le massage, la rééducation du/par le mouvement (mobilisation passive, active...)

Ergothérapeute

Les aides techniques, l'activité, les activités quotidiennes.


Si les actes de soin peuvent être les mêmes au sein des prises en charge de ces trois professionelles, elles ne vont pas viser les mêmes objectifs de soin :
Ces professionnels vont accompagner le patient vers...
  •        Une organisation psychomotrice et relationnelle efficiente s'il s'agit du psychomotricien
  •        Une motilité des fonctions corporelles pour le kinésithérapeute
  •        Une relative indépendance, autonomie personnelle, sociale voire professionnelle pour l'ergothérapeute.

Ainsi les champs d'intervention peuvent se recouper d'une profession à l'autre mais ils ne vont pas faire appel aux mêmes corpus théoriques, propres à chaque profession. Il n'est pas sans rappeler que ces professions ont des décrets de compétences différents.


Par exemple, la rééducation du graphisme chez l'enfant peut souvent être exploré en deux temps, d'abord par le psychomotricien qui va se charger d'analyser le niveau de développement psychomoteur, la présence ou non d'un retard/d'une immaturité, de troubles du tonus ou du schéma corporel qui pourraient etre à l'origine des difficultés graphomotrices. 

L'ergothérapie peut intervenir dans un second temps ou en parallèle selon les situations mais le traitement ne sera pas appréhendé de la même façon (utilisation de l'ordinateur/rééducation centrée sur la main seule).

De même la posture, la gestuelle peuvent être explorées en psychomotricité ou en kinésithérapie mais pas sous le même angle.

Le psychomotricien prendra en compte les notions de schéma corporel, d'image du corps et de tonus. A savoir, qu'il tiendra compte des difficultés psychologiques vécues et exprimées de façon corporelle.
Ce sont les troubles psychomoteurs. 

Le psychomotricien traite des troubles du mouvement et du geste dans leur dimension neuro-motrice, affective, tonico-émotionnelle et cognitive.

Le masseur-kinésithérapeute dans le domaine de la posture et de la gestuelle, l'envisagera en termes d'amplitudes articulaires, de force musculaire et de leur impacts sur la gestuelle, la motricité.


Ces trois professionnels prennent en charge leur patient d'une manière globale ne se cantonnant pas au corporel pur.  Ils prennent en compte la dimension psychologique, familiale, sociale puisqu'en tant que professionnel de santé ils considèrent l'être dans sa globalité.

Le médecin en tant que garant des actes de soin de ces professionnels, aura un rôle déterminant de coordination quant aux meilleures stratégies thérapeutiques à envisager en fonction des besoins du patient.


Il est vrai que sur le terrain, il ressort une difficulté pour les medecins prescripteurs de percevoir les différences entres ces trois pratiques. Leurs complémentarités, leur opportunités les unes par rapport aux autres.


La reconnaissance de la complémentarité de ces trois champs paramédicaux reste donc à promouvoir.

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