Comment bien choisir le jouet de son enfant ?

Comment bien choisir le jouet de son enfant ?

Jouer pour l'enfant, est indispensable à son développement. Dès les premières semaines qui suivent sa naissance, le bébé joue avec son corps puis progressivement avec la maturation, l'affinement de ses compétences motrices et sensorielles, l'enfant va entrer dans le monde des objets et commencer à attribuer de l'importance aux jouets. Les jeux corporels qui rythment les échanges entre le bébé et ses proches participent également à son développement.


Un enfant a besoin de jouer, d'où l'importance de bien choisir son jouet qui, justement, doit être en fonction de son stade de développement et non de son âge. 


Le jouet a de multiples fonctions toutes plus importantes les unes que les autres : maîtrise de nouveaux gestes, activité source de plaisir, socialisation, apprentissages, développement de l'intelligence, de l'affectivité et de la confiance en soi, nourrissage sensoriel, développement de la créativité, de la curiosité et des capacités attentionnelles, entrée progressive dans des situations standardisées (jeu à consignes) ... Vous l'aurez compris, jouer aide à grandir, à s'épanouir, à apprendre.



On repère trois grandes étapes dans le développement de l'enfant qui correspondent à des besoins spécifiques :



- Période où l'enfant va s'individualiser et sortir de la relation fusionnelle à sa mère (s'étend globalement de la naissance à 8 mois) :


Au cours de cette période, l'enfant découvre son corps et apprend à se connaître.  Il faut donc favoriser "les jouets miroir" (le magnétophone qui restitue sa voix, par exemple), ceux qui contribuent au développement de ses sens et de sa motricité, les jeux de maternage (contines corporelles). 


O/2 mois : la présence de l'autre, et quelques objets à toucher, à regarder ou entendre, sont une compagnie suffisante.


2/3mois : l'évolution de sa maturation neurologique et sensorielle lui permettent de mieux d'accueillir de nouvelles sensation sans se laisser déborder. Les jouets de couleurs vives ou contrastés l'attirent, les bruits, les objets et le corps de l'autre en mouvement suffisent à le fasciner et à lui donner envie de commencer à saisir pour mettre dans la bouche.

 

3/6 mois : Le mobile, les jouets à saisir sont intéressants pour que l'affinement de la préhension se poursuive. Durant cette phase, la coordination entre les deux mains s'ébauche puis s'automatise. La motricité de ses yeux s'organise (il s'exerce à suivre le déplacement du mobile avec ses yeux (il s'agit des  poursuites oculaire qui seront fondamentales notamment lors de l'acquisition de l'écriture et de la lecture ). L es jouets sonores (hochet, ballon musical, girafe qui couine, chaussettes musicales...) sont aussi intéressants pour lui permettre de développer ses capacités attentionnelles, sa curiosité, vous le verrez par exemple  réagir aux sons en se dirigeant vers la source sonore ou en la recherchant. 




- Période où l'enfant commence à élargir son espace d'exploration grâce à la libération de sa motricité ( 9/18 mois)    :


Cette période correspond à l'âge d'acquisition de la marche, les mains sont libérées, l'ouverture de l'espace exploratoire, rend possible l'accès directe aux objet. L'enfant peut enfin les attraper, d'où une possésivité extrème.La phase de partage avec autrui commence à s'installer. Au début, partager se fait dans la souffrance mais le doudou continue de jouer un rôle à ce moment là.















Petits conseils 0/6mois

A cet âge, l'enfant n'a pas besoin de beaucoup de stimulation pour que son champ perceptif soit saturé, son temps de concentration est restreint.
Il est donc inutile de remplir sa chambre et son lit de multiples jouets, la surstimulation n'est pas une bonne chose, mieux vaut choisir les objets, certains resteront en permanence à la meme place (participent au rituel du coucher par exemple), d'autres l'accompagneront dans ses déplacements et pourront être renouvelés pour relancer son intérêt. 

Attention aux jouets trop bruyants, trop lumineux, trop volumineux ou ne respéctant les normes françaises de sécurité ! 

Le choix des jouets à cet âge :

La boite à musique, le mobile, la barre d'éveil, le hochet, l'anneau de dentition, le miroire, le microphone, l'animal ou la poupée, le tapis d'éveil, les objets qui stimulent les sens en général (visuels, vibratoirs, ...

Foire aux questions...

Quelles sont les qualités d'un « bon » jouet ?
C'est d'abord un jouet qui apporte du plaisir à l'enfant et qui lui permet de faire des expériences, de s'enrichir tant au niveau de la manipulation que des relations sociales. Si un jouet donne du bonheur à l'enfant et, en plus, l'encourage à découvrir, expérimenter, manipuler… il remplit sa fonction. Le bon jouet est aussi un jouet adapté à la personnalité et aux capacités de l'enfant. C'est pourquoi il est important de connaître ses goûts, ses affinités et son caractère lorsqu'on choisit un jouet pour lui.

L'enfant doit-il choisir ses jouets ?
Outre le « cadeau surprise » qui fait toujours plaisir, il est important de laisser l'enfant choisir ses jouets, de ne pas avoir d’a priori ni de jugement hâtif. Si l'enfant éprouve une attirance pour tel ou tel jouet, c'est qu'il y trouve un intérêt qui n'est pas toujours perceptible par les adultes. Dans le même ordre d'idées, il n'est pas bon d'exclure certains jouets, sous prétexte qu'ils nous semblent de mauvais jouets ou des « phénomènes de mode » (comme les Pokémon par exemple). Les phénomènes de mode sont importants parce qu'ils contribuent à aider un enfant à se construire socialement. Qu’il s’agisse de Game Boy, des Polly Pocket ou des Pokémon, ces jouets rassemblent les enfants (il suffit pour s'en convaincre de les observer dans la cour d'école !). En interdisant ce type de jouets à son enfant, on prend le risque qu'il soit exclu de son groupe de pairs. Tout est une histoire de dosage!

Les enfants peuvent-ils avoir trop de jouets ?
Oui et... non. Des études ont prouvé que le développement de l'enfant est corrélé à son « parc » à jouets : plus il est riche, c'est-à-dire plus l'enfant a à sa disposition un large éventail de jouets, plus il développe ses capacités cognitives. Il ne faut pas oublier que les jouets sont le moyen pour l'enfant de décoder son monde environnant. C'est la richesse de son univers ludique qui va lui permettre d'évoluer, de faire des expériences et ainsi de comprendre. Paradoxalement, trop de jouets en même temps risquent d'avoir un effet inverse : il faut laisser à l'enfant le temps de découvrir et cela... prend du temps. Il peut se sentir perdu au milieu de trop de jouets, passer de l'un à l'autre rapidement, sans en découvrir toutes ses richesses. Là est le rôle de l'adulte : mettre de côté certains jouets que l'enfant découvrira plus tard : soit des jouets nouveaux, soit des jouets avec lesquels il ne joue plus. En grandissant, il prendra plaisir à les redécouvrir et y jouera différemment.

Le jouet doit-il être une récompense ?
Comme le jouet est un plaisir, il est une motivation pour l'enfant et forcément un moyen d'action pour les parents lorsque l'enfant a fait une bonne action ou surmonté avec courage une épreuve, par exemple. De même que pour l'adulte tout travail mérite salaire, un jouet peut être une récompense pour l'enfant qui s'est bien comporté. C'est très structurant pour lui et cela l'aide à se construire. Attention cependant : il n'est pas bon que le jouet soit lié aux résultats scolaires ! Les bons résultats méritent des encouragements, voire une récompense sous la forme d'une sortie ou d'un spectacle, mais pas un jouet ! Et, dans tous les cas, si le jouet est parfois une récompense, il ne doit jamais être une punition : on ne doit pas priver un enfant de jouets parce qu'ils ont un rôle essentiel dans son développement…


 



 

A partir de deux ans : 
A la crèche, il commence à gribouiller. C'est le moment d'introduire les premiers jeux manuels. Il est aussi très tonique et en perpétuel mouvement.

La peinture, la pâte à modeler, collage, pochoirs... les premiers jeux d'encastrement,   les puzzles à encastrement,   tous les jeux qui l'incitent à sauter, grimper, pédaler, lancer, attraper : ballon sauteur, cheval à bascule, toboggan....     les voitures à friction.



A partir de trois-quatre ans : 

Les jeux d'imitation font leur apparition : le jeu d'imitation est d'une part la faculté pour l'enfant de se construire une identité différente à travers un jouet (la coiffeuse avec la tête à coiffer et les accessoires) ou utiliser des reproductions du monde des adultes pour « faire semblant » (la dînette). Votre enfant s'intéresse aussi de plus en plus aux livres et aux histoires (qui font peur !).

Les jeux d'imitation : le poupon, sa table à langer et son couffin, la mallette de docteur, la trousse d'infirmière, la cuisine complète, le salon de coiffure, les premiers établis de bricoleur,  les livres animés,    les jeux développant son imaginaire : les déguisements, les marionnettes, les premières figurines (Winnie, Tigrou, Tarzan....),   les premiers jeux de règles : loto, mémory, domino… 

A partir de six ans :
Il devient de plus en plus difficile de choisir pour lui. En grandissant, votre enfant sait avec quoi il a envie de jouer. Difficile alors de faire passer la « surprise » sous le sapin de Noël ! Il fait sa liste et, dans la cour d'école, les discussions ne portent que sur ce sujet. Dans la mesure du possible -et de vos moyens-, respectez son désir ! Vous ne pourrez pas lui imposer vos choix. 
Les jouets sont, plus que toujours, son domaine. En général, leurs favoris sont la Game Boy pour les garçons et les poupées mannequins pour les filles. Depuis quelques années, des études ont montré qu'à partir de 8 ans, les enfants se détournent des jouets pour des produits vidéo ou informatiques, des vêtements de marque ou des articles de sport. Une des explications : l'âge de la pré-adolescence avance... (elle démarre vers 9 ans) 

 

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