La Boffi Fifty des Templiers - 51k et 2800D+

7h59 - 85ème / 500 partants
Que dire ?
D’abord un énorme merci à Myriam et aux enfants de supporter cette passion dévorante, encore plus quand tu attends 9 mois pour prendre un départ ! 
Un merci très très spécial pour Coach Olivier, qui m’a aidé à progresser durant cette année 2018 au niveau sportif, mental…
Un merci à tous les potes du Brocéliande aventure 35 pour les sorties du Jeudi, du dimanche, les échanges, les fous rires, les courses officielles… bref pour tous les moments partagés.
Un merci à vous tous pour les messages d’encouragements, de félicitations, pour les suivis live etc… ça pousse au c** 
Place au CR de ce Graal 2018 !
Un départ à 9h, parfait pour avoir une bonne nuit avant et profiter d’une météo idéale.
Il fait pas chaud chaud mais les speakers font monter la pression et l’ambiance…. jusqu’à LA musique des Templiers, les frissons, prêt, feu, gooooo !
Je pars sur mon rythme cool, je laisse les autres faire leurs vies, je fais la mienne… tout se passe à merveille, le cardio reste calme, j’avance et je monte sans difficultés. Première grosse ascension au 7eme, ça passe nickel en marche active, je mange des coureurs (je me prends pour Julien). La vue au sommet est magnifique mais pas de tourisme aujourd’hui, j’enclenche le mode course et je déroule sans problème sur des sentiers comme à Brocéliande. Je rattrape quelques concurrents mais je reste calme. La descente se présente et je lâche les chevaux simplement, je déroule, j’évite de forcer sur les jambes, je l’a joue comme Kiki . Je kiffe !
Premier ravito au 14ème, aucun problème à signaler. Je passe dans mes temps prévus et dans un petit groupe de coureurs. Pas le temps de faire le beau, je relance pour garder le rythme, re-grosse montée, elle est longue mais se passe bien. Je double quelques coureurs mais surtout je reste « cool ». Sur le plateau en haut, je décide de courir à 12-13 km/h pour ne pas griller les cartouches : « la course commence à mi-course » !
Ca déroule, des fusées me doublent mais je garde mon rythme, tout se passe bien… jusqu’au 23ème Km !
Bim, la chute, la spéciale Jerôme, le pied droit sur des racines, la glissade et surtout la rotule gauche qui s’explose sur une racine. Je reste 3 min au sol, j’ai mal, j’ai du mal à rester debout. Je sais pas si je vais réussir à repartir, si je vais tenir, je doute beaucoup, mais j’ai tellement attendu cette course que je redémarre doucement, le terrain est technique, je marche... il me faudra 2 km pour diminuer la douleur. Le terrain redevient plus plat, j’arrive à relancer et à monter les petites côtes sans trop de problème. Dès que ca descend par contre, j’ai le genou en feu et le dessus de la cuisse qui se tend… et j’ai peur de retomber, je perds beaucoup de temps dans les descentes.
Passage au ravito, je recharge les flasks et je grignote, ca fait du bien. Je ne traîne pas en repartant en mode rando pour finir ce déjeuner. Toujours dans mes temps… et là la partie technique !
Tu voulais du technique, du trail ? Welcome ! 31ème km.
C’est raide, accidenté, glissant. J’avais déjà mal dans les descentes mais celles-ci je marche pas le choix, je freine même. Les montées sont toutes difficiles…. surtout la première grosse montée, longue et technique, je souffre, ca n’en finit pas.
Arrivée en haut au bout de… trop longtemps, pointage, je suis 71ème, la descente qui suit se passe mieux mais j’ai le genou en vrac. Et je sais que l’on va se rapprocher des deux dernières grosses montées.
Ca monte, ca descend, on se glisse entre les rochers au bord du vide, bref du pur plaisir, sauf aujourd’hui.
Je déroule tant bien que mal jusqu’au 40ème et le début de l’ascension vers La Cade, la fameuse… celle-ci elle fait mal, très mal, je m’arrête 3-4 fois tellement j’ai plus de souffle. C’est assez bizarre je n’ai pas mal physiquement mais j’ai l’impression de ne plus avoir de souffle… Sur le plateau il reste 2km, que je déroule en courant et ca fait du bien au moral. Je pointe à La Cade en 77ème place. Je sais que je peux faire un Top 100 et tenir les moins de 8h mais j’en ai marre aussi. 
Je traîne pas trop au ravito et je relance en partant, c’est assez plat et les descente se passe correctement (à 10km/h max). Je sors les écouteurs, et rentre dans une bulle avec de la musique.
Et j’arrive au cadeau de fin de parcours, cette montée de fou, en plein soleil, fatigué, rincé, je me fais doubler, je double aussi, c’est un joyeux bordel cette ascension. Je n’en vois pas le bout et surtout plus ça monte plus c’est raide, je suis limite à ramper pour en sortir. 
Je ne sais pas le temps que j’y passe mais trop à mon goût, je relance sur le haut, je sais que l’arrivée est juste là, dessous. Dernière descentes qui commence par une glissade sur la boue, crampe au mollet et branche dans le dos… bref comment se faire mal partout en 1 seconde (je vais préparer un manuel).
Je descend comme je peux tellement c’est gras, et surtout tellement j’ai mal, traversée de route, le terrain est plus favorable, je relance, je double des coureurs de toutes les courses, j’allonge la foulée, en fait je fais le beau devant les spectateurs lol.
Dernière ligne droite, je vois Christophe et Yvan, ca motive à serrer les dents, les 3 marches, et je file vers l’arche, putain c’est bon, c’est fait, enfin.
Je regarde le chrono et la place, je cherche des forces, je suis vidé.
Direction le ravito, le cadeau finisher et la médaille. J’ai terminé ce put*** de trail. Je me sens heureux et triste à la fois, je suis vidé, j’ai envie de courir encore pour continuer à profiter ce lieu, mais j’ai aussi envie de me reposer.
Je passe du rire aux larmes, mais surtout je passe au ravito pour me gaver, j’ai un faim de loup ! Les Templiers, c’est peut-être un peu commercial mais c’est Top Organisation, Top Paysage !
I dit it ! Y’a un peu plus de 12 mois je rentrais au BA, y’a 9 mois je rentrais dans une vraie préparation, de vrais entraînements.
Alors rien n’est impossible, le travail paie, l’envie fait avancer !
Place à la récupération et au soin du genou, les ostéos s’occupent de moi et de ce déplacement de rotule. La question est : On fait quoi en 2019 ???
Repos, et famille pour le moment, avant de se projeter sur…. le 54K du Ménestrail en décembre lol.
 
 
 
 
 
 
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