CR Eco-trail Funchal 2018 – 45 kms.
 
Après un premier semestre très calme. La proposition de Tom d'aller faire l'éco trail à Madère était une superbe opportunité de se remettre en mode préparation.

Désormais fidèle à ma méthode de préparation : envie et plaisir. J'ai repris le vélo avec quelques 100 kms et aussi deux sorties longues de 4H30 sur la côte bretonne (avec Tom et Steph).
La surprise est que l'envie est là et les sensations en fin de sortie longue bonnes.
Bref, arrivée le 26 octobre à Madère et immersion dans cette île volcanique portugaise isolée au large du Maroc. 
Funchal est magnifique, l'architecture coloniale bien présente et une météo à sortir un short (quand on y a pensé).
Récupération du dossard et reconnaissance de quelques points de passages. Première surprise, à Madère, ils ne semblent pas connaître les lacets. Très rapidement, nous prenons des routes à 20% et le chauffeur Tom s'assure qu'il maîtrise le point de patinage. Très rapidement lorsque nous prenons de l'altitude (le point culminant Pico Ruivo à 1862m), la météo devient pluvieuse et les températures chutent rapidement...
Un dernier repas, vérification du packetage, une bonne nuit et nous sommes prêts pour le départ. Nous accompagnons Tom au départ du 80kms à 6H00 et juste après je file à la navette pour rejoindre le lieu de départ à Sao Roqué.
Nous arrivons une heure avant le coup de sifflet, sous la pluie !!! Nous nous abritons dans un café et attendons le dernier moment.
7H30, nous prenons le départ sous un déluge tropical. En 100m les chaussures sont trempées. Quelques centaines de mètres en ville et très rapidement nous passons en marche active dans les premières côtes. Nous montons en 4kms de 1000m. A la lueur de la frontale, je m'aide des batons et regarde les chaussures des collègues. La montée est raide mais les chemins ne sont pas trop techniques, bcp moins que les templiers notamment.
Premier ravito au bardo, je ne m'arrête pas et nous découvrons les premiers Lévada Madériens (canaux d'irrigation). Ce sont des canaux fabriqués à partir du XVIe siècle par des esclaves, des forcats, voire des salariés. Ils ont pour vocation d'apporter de l'eau de la zone Nord-Ouest (pluvieuse) au Sud-est (zone plus sèche mais plus adaptée à l'agriculture). Au total, ce sont 2150kms de canaux qui sont présents sur l'île. Ils ont aussi la particularité d'être accompagnés de chemin afin de pouvoir les entretenir.
La première descente, assez raide mais pas trop dure, permet de rejoindre Ribeira Grande. Premier ravito Urbain.
Il pleut toujours averse, mais ma veste Bonatti (made by Salomon;) ) fait le job.
Juste après, nous débutons au milieu des habitations une série d'escalier. Je ne sais pas combien j'ai pu gravir de marches mais c'est incroyable !!!
Plus nous montons et plus les habitations sont pauvres et souvent très mal entretenues, parfois quelques chiens défendent leur maigre territoire lors de mon passage. 
Je gère bien la montée et reprends souvent pas mal de coureurs.
Ensuite nous arrivons sur le deuxième partie, l'une des plus belles du parcours. Malgré la pluie et la brume, la vue est magnifique. Je continue ma progression, le cardio est bon et arrive à un trio où l'un des concurrents me dit que nous devons porter assistance à l'un deux qui se plaint de douleurs au cœur !!!! Je regarde le gars, et je me demande si ce n'est pas une blague. Le gars est habillé avec un vieux short de foot, des chaussettes de foot, du sparadrap sous les genoux et une paire de superstar adidas (à semelle lisse). Le gars n'a pas de sac à dos. !!! Nous terminons l'ascension jusqu'à Terreiro Freixo. Nous laissons à l'assistance notre compagnon d'inforturne.
Ravito rapide au froid et rapidement je continue seul.
Nous arrivons sur le plateau (enfin presque;) ), cette partie se gère assez facilement sauf sur une partie en dévers où je n'arrive pas à tenir debout. 
Kilomètre 23 : point culminiant du Pico Buxo, je prends le temps de manger et de boire un bon thé chaud. A ce moment de la course, il pleut encore beaucoup.
J'entame la plus grosse descente qui va durer 14 kms et 1500 D-, bizarrement je m'attendais à beaucoup souffrir au début car le road book prévoyait une descente raide et il n'en est rien. 
Deuxième magnifique passage, nous traversons une fôret d'Eucalyptus, l'odeur est agréable. Il est aussi surprenant de voir que beaucoup ont brulé mais continuent à vivre, j'apprends que les eucalyptus sont des arbres pyrophytes (ou espèces pyrophiles) qui profitent des incendies pour proliférer.
Un petit direct Facebook pour échanger avec les copaines et descente vers Estrela (repéré la veille).
J'arrive encore frais à cet endroit et plutôt serein mais ca ne va pas durer ….
Les descentes à cet endroit me font bcp plus mal car elles sont sur des routes droites bitumés à plus de 20%. Les genoux et le dos n'aiment pas du tout. 
Chute sans gravité à une traverse de Levada.
Ensuite nous arrivons sur la partie la moins intéressante du parcours, nous traversons des zones de plantations de bananier au milieu d'habitation. Nous courrons près des levadas et aussi des rats (oui oui). Cette partie est moche et ennuyeuse. Je rate une bifurcation (+500m) et arrive ensuite le dernier ravito de la plage Praia Formosa, plage de sable noir. Je retrouve les deux copains nantais qui prennent leur temps, on discute et je file vers l'arrivée.
A ce moment ci de la course, je suis bien entamé et mon genoux droit me chatouille. Je décide donc de gérer la fin de course au mieux, nous longeons la mer et ses habitations plus ou moins luxueuse. Cette partie me paraît interminable.
J'arrive à la ligne d'arrivée, Virginie et Tifenn m'encourage, je passe la ligne à bout de force et ému.
45 kms et 8H30 de course .

Pour résumer Madère est vraiment une superbe île, agréable à visiter et qui offre des paysages à couper le souffle. Au niveau trail, je ne l'ai pas trouvé aussi technique qu'au Templiers par exemple mais le dénivellé est bcp plus dur (surtout le D-).
Toutes mes félicitations à Tom pour sa magnifique course et à Tifenn pour son baptême de feu sur ce type de parcours. Et enfin un grand merci à Virginie pour sa présence au quotidien.
 
 
 
 
 
 
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