Le Sancy de steph (60K)

Un retour sur le 60kms du Sancy qui fut un super rassemblement du team Broceliande Aventure 35. On a, encore, bien rigolé 😂Bravo à tous les potos, ceux qui ont tenté comme ceux qui furent finishers: Seb, Yo, Jeanphi, Patrice, David, Pascal, Delphine, Vincent, juju, Olivier, Yann, Damien 💪. Vous êtes des Warriors. Je me suis régalé avec vous pendant ce séjour 😁
En ce qui me concerne, c'était un gros challenge car bien blessé depuis février, une reprise mi-août pas spécifique pour un sous afin d'éviter de trop solliciter mes tendons. Donc l'inconnu totale après 4 semaines. J'allais fonctionné avec ma modeste expérience. L'objectif était de bien passer les barrières horaires surtout sur les 20 derniers kms ou les grosses difficultés étaient concentrées. 
Un depart a 5h30, il fait encore nuit, la température est bien fraîche mais je ne me couvre pas car la chaleur sera au rendez-vous ainsi que le soleil. Je pars avec Sebastien. Les premiers kms sont relativement roulants, des montées régulières dans lesquelles les frontales zigzaguent. Un magnifique moment. Tiens en parlant de frontale, je décide, au bout de quelques kms, lors d'un passage dans un champ de tourbières, de l'allumer et là rien, pas un faisceau de lumière 😱moi qui avait pourtant changé les piles dans la semaine. Erreur de débutant de ne pas avoir, la veille, tester. Sur la portion, j'essaie de garder le contact avec quelques coureurs car c'est très instable. Le jour, pointant son nez, m'enlèvera ma dose matinale de stress😅
Au ravito de Prend toi Garde, je retrouve Fred un copain de Sebastien Cateline mais ce dernier n'est plus là. Je le retrouverai habillé avant la montée vers le col de La Croix St Robert. Il m'annonce avoir bâché, pas au mieux de sa forme. Ça va revenir Seb, patience 😉
Nous allons passer, après ce ravito, en 5 kms, de 1200m à plus de 1700m. tout va bien pour moi, les tendons dorment 😂l'enchaînement des portions se déroulent bien, je ne fais pas le zazou dans les descentes (n'est-ce pas Olivier Lelu), pas de risque car je n'ai absolument pas bossé le D-. Vincent Deveix me double en me disant de tout lâcher. Non merci mon poto 😉 je gère en connaissant mon état physique du moment. Je prends, malgré tout, plaisir dans les montées comme je prends plaisir à découvrir ce superbe paysage du Massif Central. Franchement, c'est une belle découverte.
La descente vers le ravito du col de la croix st Robert, tout en single, me donnera le plaisir de retrouver les photos du B.A 35. Une assistance très appréciée, merci David, Pascal, Jeanphi, Patrice et Seb. J'y retrouve Olivier qui en termine avec sa pose. Je prends le temps de boire et de manger. Il fait chaud. Allez, il faut repartir car j'ai l'objectif de passer au dernier ravito, au col de la cabanne, avant d'attaquer la montée au Puy Sancy, avant 16h30, barrière horaire. J'ai 1h30 d'avance à ce moment là.
Je repars avec Fred, le copain de Seb et là c'est le début de la galère gastrique. Premier vomito qui me scotche littéralement sur les premières pentes du col du Roc de Cuzeau qui culmine à 1734m. Plus rien dans le bide mais je m'accroche dans la montée. La présence de Fred, devant moi, me booste, je m'accroche à son pas. Nous filons vers la vallée de Chaudefour, passant de 1760m à 1230m en 3 kms. Je subis depuis le ravito du col de la croix St Robert. Les descentes sont un petit calvaire dés que je veux courir, le ventre ballote, je ne m'alimente plus depuis le 40e kms. Je me force à boire mais rien y fait et pourtant il fait chaud. J'envisage une pose sérieuse au ravito liquide de Chaudefour, au kilomètre 47kms. Y'a encore du chemin et pas des plus faciles. Après une descente au ralenti, je me pose au ravito. Malgré mes soucis gastriques, je garde en point de mire la barrière horaire finale et celle là je vais me la faire coute que coute. Je vois arriver Delphine et Yann en pleine forme. Le B.A 35 au top de sa forme, enfin presque. Delphine ne s'attarde pas, Yann prend le temps de prendre de mes nouvelles, je l'invite à partir devant. Je me force à boire avant de repartir et là nouveau vomito. La situation risque de devenir compliquer.
Allez, faut se relancer et attaquer le gros morceau: la montée vers le Puy Sancy. J'ai toujours une marge sur la barrière horaire mais vue les difficultés que j'ai pour mettre un pied devant l'autre, il ne faut pas que je traine. 
J'attaque la montée du col du Ferrand qui culmine à 1840m. je rejoins Yann qui fait une pose en toute décontraction. Il dégage une sérénité qui fait plaisir à voir, lui qui avait caché aux hospitaliers. J'avance doucement. A la faveur d'un coin d'ombre, je me pose à coté de randonneuses qui me donnent une figue que je vais à peine grignoter. Décidément rien ne passe. Yann me repasse. Je souris à ce petit jeu.
Mazette, les pas sont lourds sous cette chaleur, la montée, sous le soleil, est compliquée. Je m'accroche car je sais que je me rapproche du dernier ravito liquide qui sera la dernière barrière horaire. Une dernière pose nécessaire à quelques mètres du sommet. Je bascule sur une légère descente qui m'amène au dernier poste ou la barrière horaire est. A cet instant, je sais que c'est gagné. Je n'aurai perdu, depuis le col de la croix St Robert, que 30mn. J'ai limité la casse. J'avoue, à cet instant, que je débranche. Je n'ai plus, à ce moment, d'objectif si ce n'est celui de rallier l'arrivée. Je prends le temps d'apprécier ce magnifique paysage et le Puy de Sancy au dessus de ma tète, à quelques mètres, qu'il va falloir aller chercher, dans un décor de pierres, de rochers. Yann est assis, aussi contemplatif que moi et toujours zen, prenant le temps de photographier les lieux. Je décide de repartir rapidement afin de rester sur ma petite dynamique qui me permettra de terminer cette ascension au plus vite. J'attaque la dernière montée qui est raide, tout en lacets, des cailloux, rochers qui obligent à lever les pieds et cette montée qui semble longue. Je m'impose de la faire d'une traite sans un arrêt. Le pas est lent mais je finis par y arriver. J'y retrouve Seb, sa femme et les copines. Quel plaisir de les retrouver. Franchement, j'ai apprécié, aussi, votre assistance dans ces moments durs. Je prends le temps de faire une pose au sommet. Seb prend de mes news, je le rassure mais le souffle est court. 
Il va être temps de s'engager dans la descente du Sancy, direction me Mont Dore que l'on voit au loin. Une descente, tout schuss, droit dans la pente de la piste de ski. Les cuisses morflent et je ne vous raconte pas le ventre, impossible de me forcer à courir, la moindre foulée et c'est le mal de vide assuré. Je vois passer Yann qui vole littéralement dans la descente, je l'envie ce bougre. Je n'ai pas la force de prendre sa foulée et le laisse partir. 
L'arrivée dans le bois, sur les hauteurs du Mont Dore, à 3 kms de l'arrivée, me fait du bien mème si je suis en mode randonnée depuis pas mal de temps. Je me rapproche, j'entends le speaker, j'aperçois les potos du B.A 35 à l'entrée du parc de l'arrivée, ils m'encouragent, je me booste pour courir. C'est bon de les voir. Je passe la ligne en 11h36 et un dernier vomito en prime!
Un temps moyen mais en conformité avec mes capacités du moment. Je n'en attendais pas mieux compte tenu de mon absence de préparer et une reprise de la CAP 4 semaines avant cette course. 
Au delà de ce trail, ce sont ces jours passés avec les membres de la team qui ont été exceptionnels. Un vrai moment de camaraderie, de franche rigolade mème si je les ai plantés dimanche soir car je ne pouvais rien avaler ni boire (ça c'est trop balot).
Bravo à tous pour vos perfs. Bravo aux copains et copines des autres clubs rencontrés qui ont montré aux montagnards locaux que les bretons savaient aussi très bien courir quand ça grimpe !!


 
 
 
 
 
 

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