Le 58 kms par yoann

Chaque trailer possède dans son esprit une course qu'il rêve de terminer. Quand j'ai débuté le trail, une seule course me faisait rêver : le trail de Guerlédan ! J'ai couru le 23kms en 2012 et 2013, et le 58 en 2014 (terminé dans la douleur), 2015 découverte du nouveau 26kms et enfin pas de course en 2016 !

Alors quand je me suis engagé sur le 58kms, c'était pour retrouver cette magie. Disponible professionnellement, j'avais donc le temps de m'entrainer correctement ; par contre, j'ai fait le choix de la liberté : pas de plan d'entrainement, pas de sortie supérieure à 3h00. Les seuls objectifs sont l'envie et la fraicheur.

J'ai eu l'occasion de tester cette préparation dans le cadre de l'aber wrach' en avril et cela avait marché sauf qu'elle ne m'avait pas évité la blessure : fascia lata. Comme l'avait dit l'illustre Nelson Mandella :
« Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends »
Dans mon cas, j'ai appris qu'il ne faut jamais oublier ses semelles ortho quand tu dépasses 5h00 de course.

Immersion le samedi pour voir les copains et discuter notamment avec Francis Garnier et Julien Kerjosse. Je m'arrête au stand Endurance Shop et achète qq bouteilles. Dossard en poche, je rentre me coucher chez ma belle-famille près de Plemet.

Dimanche, 7h45, 8°C, je retrouve Fred et Sylvain du BA devant le stand Endurance Shop pour la traditionnelle photo (merci Emilie), manque Juju qui s'est levé à la bourre, Jean-François et Mickael. Nous avons le visage fermé, nous sommes déjà dans notre course.

Je me suis fixé de partir doucement, notamment de marcher dans les côtes, de toute façon, mon niveau ne me permet pas d'y courir et comme toujours l'oeil sur la moyenne des pulsations et découper la course mentalement à chaque ravito !

Le départ se passe bien, je suis surpris de voir autant de coureurs adopter la même technique que moi. Premier ravito au rond point du lac : 20kms, il fait déjà chaud, mes 3 flasques sont vides. Je fais le plein, un demi-coca et je repars direction beau-rivage au 30e kms ou ma famille m'attends. J'y arrive avec ¼h d'avance sur mon planning, il faut dire que cette partie est la plus roulante. J'y arrive assez frais et revoir la famille me fait du bien. J'y ai retrouvé Mickael juste avant, et il me rends un grand service en me prêtant de la NOK, faute au cuissard du club qui est train de lacher.

Maintenant direction Bon repos au 41km. Juste avant ravito a l'écluse au km38. Bonne pause, je prends le temps de m'alimenter notamment en salé (vive le saucisson sec), faire le plein et me voilà reparti. Passage près de bon repos au bout de 6h13 ou j'entends en fond le speaker interviewer Francis Garnier : mauvaise journée pour lui (moi 6h13, je signe de suite;) ).

Quand je passe à bon repos, j'attends la famille pour notamment pouvoir changer mon maillot qui doit peser 10kg. Malheureusement Virginie vient de partir pensant qu'elle m'avait raté. Cette portion était assez dure et j'ai pris du retard désormais. A ce moment, je sens que mes forces ont bien diminuées, même si le corps va bien.

Je continue vers le prochain ravito avant Gouarec, je sais que je serai dans les temps, mais je me sens assez faible. Par contre, les muscles sont assez souples. Encore un bel arrêt au dernier ravito, il me reste désormais les landes de Liscuit à franchir avec ses ardoisières et sa chaleur car c'est l'endroit ou nous sommes le plus exposé au soleil.

Je retrouve assez rapidement Cyril que j'ai rencontré à Endurance Shop vendredi soir, à la rencontre avec François D'Haene. Le fait d'échanger, fait passer le temps. Par contre, je suis surpris de pouvoir assez facilement courir sur le plat et les petites descentes. Les landes se passent bien car les températures ont bien baissée, nous entendons la sono en contre-bas. Le retour vers l'abbaye se passe assez bien malgré la grosse montée de marches.

Une petite rivière à traverser à l'entrée de l'abbaye (la seule), la fraicheur de l'eau fait du bien. La famille m'attends et je passe la ligne avec Rose et Baptiste, c'est un pur bonheur et une fierté même si mon temps est certainement perfectible 9h06.

En résumé, je constate que ma préparation est bonne et cohérente, ma gestion de course également, mon alimentation idem. Par contre, je constate que le cumul d'arrêt (ravitos, pause photo) m'a fait perdre 1h00. Il va vraiment falloir que j'arrête de jouer au reporter. Maintenant, je vais penser au tour du Puy de Sancy : 60kms et avec un gros déniv avec les copains du team.

Ce sera une course particulière à préparer car elle se déroulera pendant les vacances ou je sais très bien que je ne pourrai courir car il y fera trop chaud.
 
 
 
 
 
 

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