compte-rendu de pierrick sur e 45 km

Le matin se lève tranquillement sur le lac de Trémelin. L''activité près de la tente des remises de dossards me réveille. Plusieurs poignées de mains aux différentes connaissances du coin et des aventuriers du B. A. 35.

Le dossard en poche je pars me préparer pour être près pour la photo du groupe devant un plan d'eau noyé dans une lumière matinale et aux voluptes fantômatiques.

Le départ approche, J.P. coach va le donner silencieusement. Ca part ! Etonné, je suis le groupe qui s'élance sous l'arche. Départ rapide, mais connaissant très bien le terrain, je préfère continuer pour éviter d'être bloqué dans les petits chemins. Jérôme M. me rejoint, on gambade ensemble et on discute. Les encouragements des coureurs du BA présents le long de ce début de parcours (JP Merlin qui trouve que l'on parle trop :­) nous boostent. Mais si je continue à ce rythme je ne finirai
pas les 45km. Je ralentis et laisse partir jérôme (on se reverra plus tard :­) Direction le Cast, terrain de jeu, avec des petites montées, que j'apprécie, puis grand tour de Trémelin où Mickaël B. me rattrape tranquillement ( il fait sa 6ème sortie de la semaine et est en préparation des Templiers ; et moi qui ne cours que 2 fois par semaine depuis un mois, je ne vais pas le suivre très longtemps).
Effectivement, entrainé par son rythme (environs 12 km/h) je préfère de nouveau ralentir car après on attaque la chambre au loup.
Le passage de ce super site se fait très bien. J'avance et fais des petites  accélérations pour doubler des groupes qui ralentissent dans les montées, et je descends rapidement en suivant les conseils de François d'Haene (descente sur la pointe des pieds et les épaules dans la pente). J'y laisse peut être quelques plumes ? Enfin on verra ça à la fin. Je me sens bien, et je continue sur un bon rythme. Je
ratrappe même Mickaël à la sortie du site.

On commence à croiser les coureurs du 23 Km. ils doivent être à la moitié et nous aussi. Je poursuis sur le même rythme en espérant que cela tiendra jusqu'au bout, surtout qu'arrive un passage de plusieurs kms de plat dans des champs, terrain qui ne m'attire pas. Mais avant il y a la côte du val Ory que l'on prend en descendant, mais il faut monter avant :­). En bas de cette côte je rappelle plusieurs coureurs qui se sont trompés et ont suivi le chemin à droite, alors qu'il fallait tourner à gauche le long du champ.

Certains coureurs me doublent en râlant sur le balisage (même pas de merci :­) et c'est ça aussi le trail, courir la tête baissée pour regarder où l'on met les pieds
mais pas trop vite pour lever la tête et voir le balisage ;­). La course se poursuit sur du plat puis vers le 28ème km les montées reviennent.

Les encouragements de Thierry J. , bénévole cette année sont les bienvenus, ça remotive toujours. On part dans un bois privé où montées, dévers et descentes raides s'enchaînent. Les sensations sont toujours bonnes mais il reste au moins 15km et 2 difficultés. Je poursuis en contrôlant toutefois ma vitesse et commence à reprendre quelques coureurs (en phase récup comme me dira un jeune). Puis arrive le terrain de cross qui passe sans problème, même pas de tension, je suis confiant. Je vois Olivier G. qui lui court partout pour fermer les portails et renseigner les coureurs qui n'ont pas suivi correctement le balisage.

Arrive le dernier ravito. Là je me pose pour prendre de l'eau, Je ne m'étais pas arrêté aux 2 autres ayant assez dans mon sac. Et on est reparti pour la chambre au loup. 1ère montée, ça passe, En bas je croise Julien, mais lui est de l'autre côté du plan d'eau (pour lui une grosse partie est faite). On remonte, on redescend, on remonte, et ça continue. Jérome que j'avais rejoint au ravito, ralentit pour faire
passer une crampe. Cette 2ème version de la chambre au loup est plus délicate je dois être plus vigilant et ne pas trop forcer dans les montées. Le passage du mur d'escalade commence à me montrer que la fatigue n'est pas très loin et les signes ne tarderont pas arriver le long des champs de maïs. Petites tensions, je décide donc de marcher et de boire beaucoup, car après la chambre au loup il reste 8km de faux plat. Ces 8km arrivent et je prends une foulée tranquille et mécanique.
Connaissant bien le terrain, je sais qu'il n'y aura pas de surprise douloureuse et cela me permet d'avancer sans forcer à un petit rythme au début qui s'accélerera en sentant l'arrivée que je vois après 4h37 de course.
 
 
 
 
 
 

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