compte-rendu de forian

Ne pouvant pas participé à Entre Palis et Mégalithes, j’ai décidé de m’inscrire au Trail de la Vallée du Scorff.
43 kilomètres et 1300 mètres de dénivelé, ça devrait se faire tranquillement en mode sortie longue. Ca c’est sur le papier car la réalité va être différente…

La routine du trail : un dimanche levé 5h45, départ à 6h, arrivée à 7h40 à Cléguer. Il ne pleut pas mais il souffle un bon petit vent. Je croise Samuel qui a passé la nuit dans son van. Je récupère mon dossard et file me préparer dans la voiture. Je repasse voir Sam. Ce trail est annoncé comme costaud. Je ne vais pas tarder à le savoir. Je compte y aller tranquille.

8h30 départ…

0 à 20 kms, ça va.
20 à 25 kms, ça peut aller.
25 à 39 kms ça ne va pas du tout et il flotte comme pas possible !!!!!
39 à 43, ça va mieux et ça se termine !!

Dans le détail, cela donne ce qui va suivre :

Je pars tranquillement. Le début se fait sur la route, mais rejoint rapidement les sentiers. Les coureurs se suivent, je suis le rythme.
Quelques légères montées et descentes se succédent mais pas de quoi être effrayé pour l’instant.
Après un passage au milieu d’un champ de maïs, le parcours commence à suivre un ruisseau. Le tracé commence à être technique. Je suis un petit groupe. Pour un début, les organisateurs se font plaisir. Et dire qu’il faut apparemment en garder sous le pied pour les 20 derniers kilomètres.
Après ces premières parties techniques, je me retrouve plus ou moins seul. Vu que le tracé zigzague en monotrace, je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Quelques bonnes bosses parsèment le chemin.
Un collègue annonce que ça va être chaud jusqu’au 14ème kilomètre mais en fin de compte ça va plutôt bien. A partir du 16è kilomètre j’attaque un long faux plat sur le bitume qui vient d’être refait. Ils ont pensé à tout !!!
La route se poursuit jusqu’au premier ravitaillement au 20ème kilomètre au château de Manehouarn. Je me fais plaisir : fromage, tic, saucisson que du salé. Cela fait du bien.

Et je repars 5 minutes… Pause pipi. Puis demi tour, ceux de devant se sont trompés. Nous avons raté un sentier à gauche. Un peu de chemin avant de revenir sur la route et là les choses sérieuses vont commencer. J’attaque de superbes portions en sous bois, ça monte, ça descend et ça remonte. Je cours avec une femme, qui comme moi, est étonnée de la technicité. Nous nous suivons jusqu’au 25ème kilomètre. Nous sortons du bois pour reprendre une petite portion de route et là c’est le drame. Deux crampes aux mollets m’attaquent sournoisement au même moment. Il commence à pleuvoir et je marche. Je laisse ma compagne de route filer. Je repars après 200 mètres. Le sentier le long du Scorff reprend. Une bonne patate est en vue. J’attaque et RE-CRAMPE !!!!

Je suis là au pied de la montée en plein milieu du sentier assis. Qu’est ce que je fais ? Les bénévoles sont à 100 mètres. Il reste quand même 20 bornes et pas les plus simples.
Je décide de repartir. L’ascension est laborieuse. La pluie redouble, je décide de mettre ma veste. Les sentiers sont toujours sympas. J’arrive à un lieu où plusieurs dolmens et menhiers se côtoient. C’est joli. J’en pleure, non je rigole. C’est reparti pour une descente vers le Scorff. L’atmosphère est étrange, c’est brumeux dans les bois (j’ai même cru voir Merlin !!!). Dans ma tête aussi. Le chemin repart sur du plat le long de la rivière. Les crampes reviennent donc je marche à nouveau. Le ravito approche. Mais avant, c’est 3 murs qu’il faut franchir. Ils sont barges les organisateurs. Ils ont tracé leur chemin la veille ou quoi !!! Heureusement que je suis seul, personne pour m’entendre. Si il y a bien 2-3 bénévoles d’une montée qui m’entendent et se marrent. J’en rigole avec eux, ça fait du bien.

Enfin le ravito, encore une fois bien fourni. J’en profite encore une fois. Cela remonte le moral. Car en face de moi, il y a un gars transi de froid qui vient d’abandonner et un autre dans la voiture d’un bénévole. Je ne m’attarde pas. Et la pluie a redoublé…

C’est reparti pour 5 kilomètres avant le prochain ravito. Un panneau annonce la couleur : Hard Scorff !!! Je ne sais plus si ce panneau était là ou un peu plus loin. C’est assez vague dans ma tête à ce moment là. Je croise un gars qui est en train de tirer ses crampes dans une montée. Les sentiers (si on peut appeller ça sentier) sont dangereux. Ca glisse sur les rochers, de la boue, ça monte raide, ça descend de la même façon. Un autre panneau annonce «  Descente technique !! Génial !! » . Bah non pas gégé, je suis obligé de la descendre sur le cul… Etonnamment les crampes reviennent sur les portions plates le long du scorff. Quelques bonnes grosses bosses plus loin, et voici le prochain ravitaillement encore bien fourni. 36ème kilomètre. Je rejoins un peu de monde mais repart après eux.

Et il pleut toujours… Les bénévoles ont annoncé qu’il ne restait plus qu’une bonne montée. Cela continue sur un peu de route puis un peu de sentier et une montée arrive enfin : la côte à Mémé !! Elle fait bien mal au jambes la mémé. Mais le bénévole suivant annonce qu’il y en aura une autre. Bouh les menteurs !!! Le tracé continue sur la route puis un champ, passe sous un pont, les pieds dans l’eau. Je double deux compagnons et le panneau Cléguer est en vue… et on tourne à droite !! S’ensuit une longue portion droite sur chemin puis elle longe le scorff. La pluie s’est arrêtée. Je vois au loin la femme que j’avais lachée au 25ème puis revue au ravito du 36ème. Mais une envie pressante me prend, puis je décide de marcher un peu. Les bruits de l’arrivée commencent à s’entendre. Je vais le finir ce p***** de trail.

J’arrive à un superbe moulin, celui de St Yves. Puis arrive une montée (la dernière) et avec des cordes. C’est plus facile. Encore quelques traces sympas dans les bois, derniers bénévoles avant l’arrivée et c’est la fin !!! Une petite interview du speaker qui fait plaisir même pour les derniers, un dernier ravito et direction la maison !!!

Un superbe trail, à faire, difficile, le plus dur que j’ai eu à faire. J’ai maudit les organisateurs à partir du 25ème kilomètre. Après réflexion, j’y retournerai. Comme d’hab, les bénévoles aident à continuer par leur message d’encouragement. Et c’est la première fois où j’ai pensé arrêter.
 

vos commentaires :

denis a dit il y a moins d'une minute
Très ien florian, tu as fini au moral. Ça va te servir pour moncontour @+ denis
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