compte-rendu de florian

Ce trail des Hospitaliers version 75km constitue mon deuxième objectif de l’année 2016, et pas des moindres puisque jusqu’à présent je n’ai jamais couru plus de… 35 bornes !
Ma prépa ne s’est vraiment pas passée comme je l’imaginais : une opération de l’appendicite fin juillet qui m’a obligé à reprendre le sport tranquillement sur vélo, puis des côtes fêlées suite à une chute en VTT fin aout. Bref je me suis contenté de vélo de route et n’ai repris la course à pied que le 1er octobre… avec un mollet qui me titillait. Mais l’envie d’y aller était plus forte.

C’est donc un plaisir de retrouver (ou trouver pour certains) les collègues du BA35 ce vendredi matin pour le départ vers Nant. Un petit village au milieu des magnifiques paysages caussenards dont j’apprécie particulièrement l’ambiance paisible, quoi rêver de mieux pour faire son baptême dans le trail longue distance ! Nous avons la journée du samedi pour nous mettre dans l’ambiance. Le soleil est au rendez-vous. Au jeu des pronostics je me retrouve à midi du côté de la table qui doit finir dans les premiers du groupe… La pression monte ! Nous allons ensuite encourager Pascal et Yoann qui courent le 30km, de quoi repérer les derniers kilomètres qui nous ferons souffrir le lendemain.

Couchés tôt mais courte nuit. Le réveil sonne à 4h, mais dans la chambre personne n’a très bien dormi. Comme à mon habitude, je suis un peu à la bourre pour me préparer mais l’important c’est de rester relax. Les 7 gars du BA35 se regroupent au départ pour la désormais traditionnelle photo et le départ est lancé par un feu d’artifice. Je me suis fixé une stratégie de course simple : ne surtout pas s’emballer en gardant une vitesse de croisière de 10,5-11km max et marcher dès que ça monte. L’objectif est d’être de retour à Nant avant la nuit (qui arrive vers 17h30 en ce week-end de changement d’heure).

Je pars donc tranquillement, comme je me le suis imposé. Les collègues de BA me semblent partir un peu plus vite. Je vois Steph B. un peu devant et très vite je me retrouve au milieu du peloton. Après 5km je double Augustin au niveau d’un ralentissement. On monte rapidement sur le Larzac. Sur les hauteurs il fait hyper bon. Je prends le temps d’admirer les premières lueurs du soleil qui éclairent le causse d’un rouge vif, c’est la première image que je garderai de ma journée. Je double Steph à l’amorce d’aborder la descente vers Sauclières (km 17), j’y rejoins Gilles au ravito.

Je me sens bien, le mollet tient. Je rejoins Steph N. un peu plus loin. A ce moment là je me dis que je vais faire un petit bout de chemin avec lui, il a l’habitude des longues distances. Au km 29 Yoann est là pour nous encourager, je lui donne rendez-vous au gros ravito de Dourbies et continue mon chemin vers le Saint-Guiral, point culminant du parcours. Steph N. est toujours là. Cette montée me semble particulièrement frustrante : ça monte, puis ça descend un peu avant de remonter et redescendre et remonter… 7km plus tard me voilà à Saint-Guiral. Je ne m’attarde pas et file dans la descente vers Dourbies. Un premier petit coup de mou dans la descente se fait ressentir. Juste avant le ravitaillement, je discute avec un gars qui comme moi faisait son baptême du feu sur une cette distance. Bien renseigné, il me dit que d’après les temps de passage de l’année dernière, Dourbies (km 43,5) constituait la mi-course où il faut être en 6h pour atteindre l’arrivée en 12h de temps. Ça fait 5h30 qu’on est parti, je suis dans les temps.

Dans la montée du village, Pascal est là pour nous encourager et nous dire que Yoann est juste après le ravito. Je prends le temps de boire une soupe et grignoter quelques friandises salées avant de retrouver Yoann. Je mets mon T-shirt de BA, rempli le sac et repars tout frais pour la deuxième moitié du parcours. Désormais j’ai la conviction que je terminerai.

Pendant les 10km qui suivent, jusqu’au ravito de Trêves, les sensations sont supères bonnes. Je prends un plaisir fou dans les descentes et j’envoie dans les montées « façon skating ». Arrivé à Trêves (km 55), je passe rapidement au ravitaillement et prends quelques friandises. Je me rends compte 2km plus loin que j’ai oublié de remplir mes gourdes. Nous sommes en début d’aprem, le soleil commence à taper et je me rappelle des organisateurs qui conseillaient de faire attention à la chaleur sur ce secteur. Je commence à gamberger, mes jambes me semblent plus lourdes également. Je suis sur un single-track à flan de colline, les 3 km qui suivent vont être compliqués avant de tomber sur des gens qui proposent de l’eau. Ça m’enlève un poids. Mais à ce moment-là je marche plus que je ne cours, le moindre faux-plat montant est l’excuse pour marcher. Depuis le ravitaillement de Dourbies, je m’alimente moins régulièrement et je pense être en train de le payer alors que se profile juste devant moi les 15 derniers kilomètres avec 2 montées et 2 descentes, soit 1000m D+. Face à l’obstacle je m’assieds 5mn à l’ombre pour reprendre des forces. La montée se passe finalement doucement mais surement. Les personnes que je double encore me font penser que je ne suis pas encore à la rue.

Dans la descente qui suit, je commence à ressentir une douleur au genou, mais je m’accroche au petit groupe avec qui je suis. Nous arrivons alors à Cantobre, enfin presque… il reste un « petit raidillon » à franchir que beaucoup de coureurs ont comme moi dû maudire.
C’est le dernier ravitaillement (km 67) et je retrouve Pascal et Yoann que je ne pensais pas revoir avant l’arrivée. Je commence à être dans le dur mais Yoann a les mots pour me remettre le moral à neuf. J’en suis 10h45 de course, je repars reboosté à fond avec une seule idée en tête : finir sous les 12h. Il reste encore le fameux Roc Nantais entre moi et l’arrivée. Devant je reconnais la fille qui, dans la montée du Saint-Guiral, m’avait impressionné par sa vitesse en montée. Mais cette fois c’est moi qui donne le rythme et rapidement je ne la vois plus. « 12h… ce genou qui me fait mal… ça ne va pas m’arrêter… 12h ». Je me raccroche à cette barrière symbolique pour me motiver à avancer. Je rattrape encore quelques âmes errantes qui à ce moment là me font un grand bien au moral. Arrivé en haut du Roc Nantais, la tête est plus forte que les jambes et je relance. Je me lance dans la descente finale plein pot (après 74 bornes tout est relatif), je lâche les chevaux et oublie les douleurs. Arrivé en bas, plus que 500m pour rallier l’arrivée. Les deux petites montées vicieuses où nous étions placés la veille à regarder les grimaces des concurrents du 30km sont avalées sans problème. Je vois enfin l’arche d’arrivée, il indique 11:58:… il fait encore grand soleil. Le contrat avec moi-même est rempli !

Ce trail , que je voyais comme un très gros défi sportif, aura été une expérience plus que concluante. Ce fut aussi plein de supers moments partagés avec les collègues de BA tout au long du week-end. Vivement le prochain !
 

vos messages pour florian :

Yoann a dit il y a -1 jour
Bravo Florian, tu peux etre super fier de ta performance. J ai ete tres heureux de partager ces quelques moments et espere te revoir tres bientôt.
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compte rendu de yoann

Habituellement, nous, coureurs, réalisons un compte rendu de nos courses.

Je choisi d'élargir mon CR à l'ensemble du week-end tant celui ci fut riche.

Je participais pour la première fois à un rassemblement du club. Suite à un vote des membres, le suffrage avait décidé de participer aux Hospitaliers à Nant (Aveyron).

Ce trail est célèbre pour être l'un des plus vieux trails français mais qui s'appelait auparavant les Templiers. Le souhait d'un noyau de l'ancienne équipe avait été de déménager à Millau afin d'accueillir un plus grand nombre de participants. 
La nouvelle équipe des Hospitalier voulait faire renaître ce parcours mais en conservant une dimension humaine.

Nous partons donc à 8 vendredi matin, la route passe assez rapidement dans la bonne humeur caractéristique du BA mais avec, déjà on le sent, une concentration plus ou moins palpable à l’événement qui nous attends.

Nous arrivons à la tombé de la nuit à Nant, c'est un joli village de l'Aveyron où nombre de bénévoles ont enfilé leur polaire jaune et leur sourire pour accueillir qqs 1500 coureurs pressés d'en découdre.

Nous prenons donc possession de notre couchage au Roc Nantais, c'est un village vacances équipe de 85 chambres, confortables et sans superflu. Nous sentons déjà la chaleur humaine de l'équipe, notamment au bar  ;) Merci Ronan pour la résa. De plus nous sommes à 300m à pied du départ. C'est un luxe !

Je vais donc partager la chambre avec Florian et Yann.

Un week-end entre passionnés de trail et c'est parti dans la chambrée, on parle matériel, entrainement ...
Et toi tu cours avec quoi : Hoka, oui j'essaie, je voulais un amorti donc je vois, par contre, le confort de la languette est à revoir. Moi je suis en Brooks avec les cascadia. Moi, je suis en Salomon, j'hésite entre prendre les Wings et les S-Lab soft ground ... Bref, on fait du trail

TRAIL LARZAC DOURBIE : 30 kms 

Après une nuit ou j'ai très mal dormi. Samedi matin, nous allons prendre possession de nos dossards dans une ancienne église, spécialement ouverte pour l'occasion.

Un petit tour devant le cheval et le cavalier d'acier pour une traditionnelle photo et on se détends avec un café sous de magnifiques voûtes.

De mon côté, le départ approche, je zappe volontairement le déjeuner car j'ai bien mangé au matin et de plus je n'ai pas faim même je suis dérangé depuis deux jours par des petits problèmes digestifs que je n'explique pas. Je suis assez confiant car je suis heureux d'être là sur un format de 30kms qui me convient bien. Je suis bien reposé et mes précédentes courses se sont bien passées. 

Je prends le départ avec Pascal Oleron qui est moins bien entraîné que moi mais possède de bien meilleures qualités et d'expérience que moi. De toute façon, je vais faire MA course.

Départ à 14h00 sous le soleil et dans le bonne humeur. Le tracé est assez simple, 30kms, 1400 D+, deux côtes et deux descentes avec du plat après la première bosse. Pour cette course, je me suis fixé une moyenne de 160 pulses jusqu'à la 2e bosse et selon mes sensations (ou pas), je lacherai les cheveaux pour finir.

Départ assez rapide ou je tente de remonter qq places afin de ne pas me faire pieger par des bouchons.

Je constate que le cardio est bcp trop haut et que je suis déjà à une moyenne de 170 pulses et que les jambes ne répondent pas comme elles le devraient, je décide donc de marcher assez tôt dans la première ascension. Je marche assez tôt par rapport à mes collègues mais bon, on y va.
Les pulses malgré la marche, ne descendent pas et nous avons des vagues d'air chaud qui nous asphyxient mais ca passe.
Sur le plateau du Larzac, il fait vraiment chaud, le parcours est beau avec une belle vue sur le plateau et les collines des Causses au loin, j'ai décidé d'emmener la Gopro et j'en profite pour filmer mais en faisant attention où je mets les pieds.
Les collègues du BA sont là au premier point et je récupère à la va-vite une flasque que Yann a gardé et pour moi (merci Yann), et j'attaque la descente. Je constate que le gainage a vraiment renforcé mon dos car je me surprends a aller assez vite sans aucune douleur. Les sensations sont assez bonnes maintenant même si je trouve avoir laissé déjà pas mal de jus. La fin de descente est plus compliquée avec une partie glissante qui me tétanise/ Arrivée à Cantobre ou il fait chaud et ou je constate avoir bcp puisé.

Quelques singles assez fun avec des portions avec cordes et ou je dois mettre les mains pour escalader. 

Au ravito, pas de traces des collègues, je ne traîne pas et mange un peu et avale deux verres de Coca.

Maintenant place à la dernière montée, nous passons dans une vallée très ombragée, ou le sol est très glissant et ou il fait ... très froid. Je retrouve les gars, Stephane me suit et m'encourage, je lui fais comprendre que ce n'est pas la grande forme, je relance ... un peu

Mon ventre est saisi, et je sens que mon énergie est bloquée à cet endroit et ne va pas plus bas, dommage !!!

La montée vers le Roc Nantais est interminable, je suis à bout de force, même marcher est difficile,  de nombreux coureurs marqués comme moi me doublent et je ne peux rien faire, impossible de les suivre et ce ventre ... c'est pas le moment, c'est pas le moment.

Je m'allonge à mi cote, je suis mort. Peut être qu'un arrêt me fera du bien ? Pas vraiment, je repars en marche ... pas rapide.

Enfin arrivé en haut, et je suis de plus en plus nauséeux et l'envie de vomir de plus en plus forte. Je m'isole sur le côté et ......
En plusieurs années, il ne m'est jamais arrivé de vomir. Tout à coup, je me sens libéré et surtout l'énergie est revenue.

Enfin, enfin, je peux donc recourir sur la petite partie plate, et très vite, je récupère des concurrents, je me surprends a être revenu totalement lucide. La descente se déroule super bien et j'entends la sono de Nant en contrebas. J'arrive. Au pied du village, les gars m'attendent, un petit coup de rein et une petite monté jusqu'à la ligne d'arrivée ou Stéphane me suit jusqu'au bout, je donne ce qu'il me reste et termine les 29,5 kms en 4h23. Malgré ma GROSSE déconvenue, je m’aperçois que je suis encore dans la première moitié de classement 248/530 arrivants.

Une semaine après, je n'ai toujours pas compris les raisons de cette défaillance. Je ne suis pas sujet au problèmes digestifs en course car sur les conseils de Christophe Mallardé, je préfère bcp boire et peu encombrer mon estomac par des aliments solides.

Un T-Shirt finisher et je file avec les gars à une douche bien méritée.

La deuxième nuit malgré la fatigue est aussi mauvaise et j'ai encore mal a ventre...

TRAIL DES HOSPITALIERS : 75KMS

Réveil à 4h00, c'est au tour des gars et nous avons décidé avec Pascal de les accompagner touT le long de la course.

Je retrouve 10 minutes avant le départ Amel que j'avais rencontré sur l'intégrale des Causses en 2015 (L'une des courses des Templiers), nous avions partagé 3 heures de courses et avons continué à échanger par Facebook, elle est arrivé la veille et est très heureuse de prendre le départ. Je l'encourage et file filmer le départ, j'ai raté les gars du BA qui sont cachés par la foule.

Le départ est très sympa, il se mélange les lumières des frontales et du feu d'artifice. J'imagine les frissons des concurrents. Génial.

Avec Pascal, nous nous rendons au premier point de rencontre à "la croix des Prisonniers" au km 23. Les premiers passent comme des bombes, nous bénéficions d'un lever du jour magnifique avec en contrebas, une mer de nuage posée sur le village. 

Florian est le premier à passer, le benjamin du team découvre pour la première fois l'ultra, et passe d'un 35 km à un ..75kms. Il arrive en toute humilité sur la distance. En tout cas, au 23e, il est super frais. Suit ensuite Stéphane Nicoli, qui nous dit déjà commencer à gérer. Gilles passe aussi, tout sourire et ultra concentré, il est d'une sérénité impressionnante.
Stéphane Briot arrive peu de temps après, on récupère qq effets, on discute et il file vers le point culminant de l'épreuve, le mont St Guiral à 1360m

Olivier arrive a son tour et se plaint de son mollet, je l'aide à mettre un K Tape et il repart aussi.

Enfin arrive Yann et Augustin. Augustin est le premier président du club, domicilié désormais en Provence. Ils font course commune et gèrent leur course.

Je vois enfin Amel, qui gère aussi sa course avec le sourire.

On file au deuxième point : Dourbie au km 43.


Je m'installe à la sortie du ravito, en plein soleil avec les effets des gars. Pascal est en amont et préviens les coureurs de ma position, il les aidera à leur apporter ce qu'l auront besoin.

Florien arrive, frais comme un gardon, il prends le temps de discuter et repart après avoir mis qq vêtements secs.

Gilles arrive à son tour, il est tjs aussi serein et encore en bel état de fraicheur.

Arrive ensemble Olivier et Stéphane Nicoli. Stéphane a un mal de dos qui le fait bcp souffrir et lui a fait perdre bcp de temps, Olivier est crampé de partout. Tous les deux, prennent bcp de temps à s'alimenter, souffler et à se reposer. Ce moment est génial car nous avons vraiment profité de ces moments d'échanges avec des coureurs dans leurs courses. Stéphane Briot arrive lui aussi, je ne le reconnais plus, il est totalement dans sa course mais très marqué par la fatigue, lui aussi souffre du ventre. Il enfile des vêtements sec, s'alimente comme il peut et repart à son tour, il reste encore 30 kms.

A ce moment, nous décidons avec Pascal de les rejoindre à Cantobre car nous craignons des abandons.

A Dourbie, arrive Yann et Augustin ensemble. Yann a mal aux deux genoux et évoque l'abandon car il ne veut pas pousser trop loin. Augustin est lui aussi dans le dur mais veut continuer surtout que les barrières horaires sont proches.

Augustin repart seul, et nous restons avec Yann qui lui aussi décide de repartir.

Nous découvrons Cantobre, ce village est magnifique avec ses maisons posés en équilibre sur le vide.
Pascal nous trouve un point d'attente magnifique, à l'attente des coureurs après un petit peu d'escalade.
Ce moment est humainement très fort, nous découvrons au dernier moment le visage des traileurs sortir du sol et nous sommes une foule à les encourager.
A cet endroit les visages sont très très marqués, certains on les yeux totalement hagards. Nos encouragements les réveillent à leur souffrance et nous avons les sentiments de leur transmettre notre énergie pour qu'ils puissent continuer.

Florian arrive à son tour, il est très bien classé et son visage ne traduit pas encore la souffrance mais juste sa determination. Je l'accompagne au ravito, il m'avoue que ca commence à être dur (nous sommes au km 65 environ) mais qu'il va bien. Son objectif est de terminer avant la nuit. Il prends son temps et file ensuite vers Nant. Il terminera en moins de 12h00 (11h58). Il peut être fier de lui comme nous, nous le sommes. Bravo Flo.

Arrive Gilles, marqué mais il gère terriblement bien sa course.

Arrive quasiment en même temps, Stéphane Nicoli et Olivier, ils se tirent déjà la bourre tous les deux. Ils arriveront quasiment ensemble. Stéphane gagnera le duel malgré une descente sans frontale .

Stéphane Briot arrive à son tour .. au courage, il est muet et souffre en silence. Nous l'aidons avec Pascal au mieux pour lui économiser le peu de force qu'il lui reste. Je file chercher ses vêtements dans la voiture que je n'avais pas pris, pour qu'il puisse repartir au sec. Malgré tout, il est déterminé à finir, et il finira !

Yann m'a prévenu qu'il avait abandonné à Treves après plus de 50kms, ainsi qu'Augustin blessé lui aussi a rendu son dossard.

Je vois aussi Amel qui gère parfaitement sa course. Elle est malgré tout pas très marquée et est assez lucide. Elle arrive encore a sourire. Je la retrouve en même temps que Stéphane au ravito de Cantobre. Je lui conseille de bien s'habiller dans la derniere portion, notamment pour éviter le coup de froid de la vallée.

Nous filons donc à Nant. Nous avons raté l'arrivée des gars mais nous échangeons de leur course. Nous décidons d'accueillir Stéphane B, nous estimons qu'il mettra 2h00 a faire les dix derniers kms.

Stéphane arrivera en moins de 15h00. Il aura lui aussi terminé. Bravo

Se termine ce week-end aux Hospitaliers, nous avons tous pris bcp de plaisir à courir, accompagner, échanger ensemble. Au delà de l’événement sportif, c'est surtout les valeurs humaines que nous avons partagé que je retiens.

Bravo à tous.

 
 
 
 
 
 

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