Compte-rendu de ronan sur le défi des corsaires

Me voici de retour sur l'Endu'Rance trail des Corsaires, sur mes terres, avec une fois de plus comme l'an dernier le plaisir du dossard 1 ( merci Cécile ). 
 
Les objectifs sont clairs : prendre du plaisir et faire un gros bloc, un week-end choc, sans trop forcer pour pouvoir enchainer derrière un dernier mois d'entrainement en orientation pour l'Aberkley. 
 
Première course du vendredi soir : l'Intrail Muros, 12 km. 
 
Nouveauté cette année, un trail urbain dans St Malo. Le temps  n'est pas terrible, le vent est glacial mais il ne pleut pas. L'organisation a prévu un système particulier de contre la montre, on part par vagues successives d'une quinzaine de coureurs. Je décide de partir dans les premiers pour pouvoir finir tôt. 
 
GO, la course est lancée, tout de suite sur la longue plage du Sillon, j'allume ma frontale K Lamp, tellement puissante par rapport aux autres que plusieurs se retournent et sont étonnés de ne voir qu'un coureur et pas 15 !
 
Je suis amusé en pensant à demain, je sais que je vais maudir cette plage ( ce qui se confirmer, n'est ce pas Olivier !! ). Comme j'ai assez froid je décide de partir sur un bon tempo mais pas à fond. Donc cela défile assez vite, je passe ensuite dans différents endroits de la cité corsaire : on serpente dans les ruelles du centre ville avec des touristes dans les restos amusés et étonnés de nous voir, ça monte sur les rues pavées, ça descend. On passe aussi bien entendu sur les remparts. Le tout agrémenté par des petits passages sympas : la cour de la mairie, les halles, le tour du phare...mais pas de grand bé à cause de la météo. On revient ensuite par la plage mais sur la digue, moyen pour demain car les pavés sont assez disjoints donc je sens que ça tire un peu les adducteurs mais ça va. 
 
Au final je boucle en 49 minutes, vraiment à l'aise, étonné de ma 35è place sur un peu plus de 500 concurrents. Je pouvais vraiment faire mieux mais j'ai été volontairement sur la réserve. 
 
Deuxième course : samedi. 68 km. 
 
Après une nuit passée à proximité dans un bel hôtel me voici de retour sur la ligne de départ. La rencontre traditionnelle et décontractée avec les autres membres du team pour la photo, on hésite à appeler le président pour lui dire bonjour...et c'est parti pour un petit tour dans St Malo, beauoup de bitume mais quelques portions dans intra muros assez sympas. Cela permet un bon échauffement. Je suis avec Thomas, on discute, le rythme est tranquille. Quand les chemins arrivent, on revit ! Le lever de soleil est plendide, on découvre la vallée de la Rance...bref tout va bien. Je laisse partir Thomas, un peu rapide, j'ai décidé d'être sage cette année ! Arrivé à St Sulliac, je commence doucement à plonger, les adducteurs sont assez sensibles, j'ai l'impression d'avoir bien bu et bien manger mais je sens que ça cloche. Bon par expérience j'essaie de mettre ces signaux de côté mais je ne retrouve pas le sourire, le pont St Hubert met un temps fou à arriver, j'ai pas mal décéléré et j'attends avec impatience le gros ravito de Langrolay. 
 
A ce fameux ravito, je me sens moyen moyen et bien attaqué, mon père le remarque de suite. Pas de coca mais du breizh cola ( qui du coup ne passera pas ) je me réfugie dans du salé : soupe et sandwich. Je croise notre Merlin national en forme, il ne veut pas s'éterniser et me propose de partir avec lui. J'hésite et je le laisse partir ( à regret ). 
En repartant je tente d'aider Cyril qui souhaite abandonner à cause des mêmes douleurs que moi, je réussis à le convaincre de tenter le coup. On repart donc à deux, finalement pour un temps assez court cela revient assez bien. On arrive au Minihic mais il décide de s'arrêter définitivement. Encore une fois, je me retrouve seul, la douleur aux adducteurs est vive et je ne peux plus ni boire ni manger...Je vais donc gérer l'urgence en imprimant un petit rythme pour ne pas trop refroidir, j'avance quand même mais c'est très long, j'ai bien cru ne jamais arriver à la Richardais !! 
 
Bon finalement le ravito du barrage ne me sauvera pas, il est très peu fourni...je continue mais cela devient très très limite, grosse hypo, vent de face, fatigue, douleur vive aux adducteurs, je sens que j'ai puisé en profondeur et qu'il ne me reste plus grand chose. Bon je monte ensuite dans les chemins en marchant avant de m'arrêter sur un banc et profiter de la vue. 5 minutes cool. Puis je repars doucement mais je dois une fois de plus m'arrêter, je vais prendre 10 minutes et taper la discussion avec un bénévole extra qui me propose même sa voiture pour dormir un peu. J'hésite, je dors, j'abandonne, je continue en marchant...j'en ai marre, j'ai froid...je ne sais pas quoi faire. Là un mec s'arrête et me file une pompote...étonné je le remercie et tente le coup, au pire elle ressortira !! J'attends un peu et je vois Olivier qui arrive. On discute un peu, il semble aussi mal que moi avec des crampes qui le handicape depuis un moment. On décide donc de repartir ensemble, au petit trot. On alterne marche et course sur des portions de plus en plus longues. Je vais nettement mieux, les adducteurs sifflent toujours mais l'énergie revient. Olivier le sent bien et me propsose plusieurs fois de le laisser et de partir. Pas question, je ne suis pas pressé, je reste solidaire. Les remparts, la longue plage du sillon...et enfin le speaker et la ligne d'arrivée.
 
J'ai mis au final une heure de plus que prévu mais une fois de plus c'est une gestion calamiteuse de l'alimentation et de l'hydratation qui me pénalise. Les adducteurs je m'y attendais avec la météo et l'alternance bitume, chemin. 
 
Le lendemain impeccable, pas de douleurs musculaires. Il me reste encore à tout revoir, mais cette fois pas question de le faire en solitaire, je vais voir mon médecin du sport pour rechercher un protocole qui me convienne. Je galère depuis trop longtemps sur ce point. 
 
Un immense merci aux organisateurs et aux bénévoles d'une gentillesse infinie. Tout st parfaitement maîtrisé ( petit bémol au Breizh cola mais c'est une affaire de goût et aux lots, je pense comme l'an dernier qu'il existe une alternative aux T shirt et autres gadgets de course avec des produits de producteurs locaux mais je sais que mon avis n'est pas toujours partagé ). 
 
Maintenant place à l'Aberkley ! 


 
 
 
 
 
 

Vos commentaires :

Fred a dit il y a 2 heures
Bravo Je suis le "super" bénévole avec la voiture qui t'attendait pour faire passer ton gros coup de moins bien, et accessoirement le président de l'association !!!. Je ne savais pas que tu faisais partie du Team Brocéliande aventure. Effectivement je confirme que tu étais dans le rouge mais bravo pour ta fin de course car il fallait un gros mental pour repart...
 

compte-rendu de florian sur l'endu'rance trail-68km

 Ne supportant plus l'insistance, que dis-je, l'harcèlement de Ronan, je décide de m'inscrire à l'EnduRance Trail des Corsaires. Selon ses mots, si je ne le fais pas, il le fait à ma place .

Donc ce sera ma plus longue distance après les 60 kilomètres de Guerlédan. En pleine préparation du Menestrail, je ne m'inquiète pas trop. Il y a certes plus de distance mais moins de dénivelé. Ca devrait passer sans trop de problèmes...

Jour J. Levé à 4h45, j'arrive sur place vers 5h45. Je trouve une place pas trop loin de la ligne de départ. Je récupère mon dossard et retourne m'habiller à la voiture. Je croise Olivier.
Retour sur le lieu du départ, je croise maintenant Yoann et Thomas puis Ronan et Jean Paul. Il est temps de faire la photo et tout le monde s'amasse sur la ligne de départ. Il fait un peu frais, j'ai enfilé ma veste comme les autres (sauf Thomas).

Le départ est donné. Ca part assez vite. Rapidement, nous courrons à 3 avec Jean Paul et Olivier, Ronan et Thomas allant un peu plus vite. Nous longeons la plage du Sillon puis passage dans l'Intra Muros, plage des Sablons... La partie sur le bitume commence à être longue. Enfin nous arrivons au parc de la Briantais. JP Merlin revit, nous courrons enfin sur des sentiers !!! Déjà le ton est donné, les sentiers seront gras, ça glisse. Le jour commence à pointer, je peux éteindre la frontale. En fait, non car elle est restée éteinte. Après cette courte escapade légèrement vallonnée dans le parc, nous retrouvons la route. Après le passage sous la 4 voies, nous retrouvons Yoann qui profite de son temps libre pour prendre des photos. Nous filons Quelmer où nous reprenons les sentiers. C'est toujours gras. Nous nous suivons à 3 jusqu'au ravito du 16kms de St Jouan. J'enlève ma veste discute avec un ancien collègue qui habite dans le coin. Et je repars seul et ça va plutôt bien à part une petite douleur au genou. Jean a continué et Olivier s'est arrêté plus longtemps (ce que je ne saurai que plus tard).

Je continue sur les chemins. C'est vraiment agréable de courir avec la vue sur la Rance. J'arrive au moulin à St Jouan. Je revois Yoann qui me dit que Jean est deux minutes devant. Ca continue sur le bitume. J'ai toujours une bonne allure, peut être trop bonne. J'ai avalé les 20 premiers kilomètres en un peu plus de 2 heures. Une montée vers St Suliac est un peu plus difficile mais je décide de marcher à la moindre bosse. Le pont St Hubert est visible, cool. J'aborde la descente vers le village, le panorama est magnifique. Après une traversée du village, j'arrive au ravito du km26. Je revois Isabelle,une amie sarthoise, qui attend David. Je m'arrête le temps de manger et remplir les bouteilles. Et je repars. Mais là ça va commencer à être long. Les sentiers commencent à alterner les montées et descentes, sans compter les fameux escaliers en bois que Ronan adore. Et surtout cette boucle devient interminable autour de St Suliac. Voilà enfin la plage et la pluie et un bel arc en ciel avec. Obligé de remettre la veste. Encore un encouragement d'Isa !! Et ça continue sur les chemins, prochaine étape le pont St Hubert.

La fatigue commence à se faire sentir. Le chemin pour arriver au pont me parait long. Heureusement je discute avec plusieurs coureurs. La portion avant le pont est plutôt sympa et grimpe un petit peu. J'arrive enfin au pont, le traverse et c'est parti pour le retour à Saint Malo. Sur cette rive de la Rance, le vent froid se fait ressentir. Les chemins sont encore plus gras, dont une belle descente toute en glissade. Je vois enfin un village, mais ce n'est pas encore Longrolay, zut.... A quelques kms du village, j'aperçois des couleurs qui me sont familières, celles du BA. C'est Olivier. En fait il était derrière moi alors que je pensais le contraire. Nous montons vers le ravito ensemble pour la pause repas. Au menu ce sera pâtes et soupe. Puis je me change et c'est reparti. Et là c'est très dur de relancer les jambes. Je vais suivre tant bien que mal Olivier pendant quelques kilomètres. Mais son rythme est légèrement plus élevé au mien. Et je vais arriver sur les sentiers reconnus l'année dernière. Donc ça va être long avant de rejoindre le barrage qui commence à être visible.

Au chantier naval du Minihic, je dis à Olivier qu'il peut filer. J'ai toujours cette gêne au genou et j'ai mal sous les pieds. J'alterne course et marche. Passé le Minihic, je sais très bien ce qu'il m'attend : une ligne droite bitumée interminable en plein vent. Mais avant ce sera une belle montée bien humide digne de Moncontour. Donc la ligne droite arrive et ce sera 100 mètres de marche suivis de 100 mètres de course etc.... Retour sur les dernières portions de sentiers avant le barrage, Cancaval, dernier escalier. Je m'arrête 2 minutes pour discuter avec Isa. Apparemment c'est difficile pour tout le monde. Je continue tranquillement vers le barrage en essayant de courir le plus souvent.

Dernier arrêt ravito le temps de remplir les bouteilles et c'est reparti. La fin est proche et très loin à la fois. Je continue à courir sur le barrage, j'alterne dans le parc de la Briantais puis en entrant dans St Malo. Il y a encore de bonnes descentes qui font mal aux pieds. Passage à Solidor, un escalier à monter, un tour de la cité d'Aleth. Les remparts sont à vue, enfin. Le passage le long de la plage des sablons est interminable. Mais je cours. Puis un petit répit en marchant avant d'attaquer les remparts. Après les marches, j'arrive à courir tout le long. Les personnes m'encouragent, d'autres rigolent, une mouette se soulage sur mon maillot.

Enfin la dernière ligne droite sur la plage du sillon. Je marche avec un collègue d'infortune. Nous discutons, profitons des derniers moments, regardons les kite surf. On essaye de courir mais non ce n'est plus possible sur le sable. Enfin on voit la fin, retour sur la digue. Un dernier encouragement d'Isa et on court vers l'arrivée. Voilà c'est fini, presque 9 heures de course !!!!

Je me lâche sur le ravito. Je retrouve olivier et Jérôme. Je salue stephane qui était en duo. Olivier m'apprend qu'il a terminé avec Ronan. Bon ça doit faire un moment qu'ils sont arrivés. Bah je verrais que non en voyant les résultats. Retour à la voiture avec Olivier et retour à la maison pour un bain mérité. J'ai des crevasses aux pieds et je maudis mes escaliers !!!

C'est un superbe trail, difficile, cassant. Et les sentiers gras n'ont rien arrangé. J'ai sûrement payé un départ rapide mais bon j'ai arrivé à gérer . L'organisation est top, le balisage excellent et les bénévoles géniaux, toujours un bon courage, bravo, Bonjour !!!! Merci aussi à Isa pour les encouragements tout le long du parcours et aux coureurs du BA !!!!

Après quelques jours de réflexion je pense que j'y retournerai quand même...
 

vos commentaires :

Ronan a dit il y a -1 jour
Bon j'ai bien fait de te faire commencer les courses adultes ! Bravo, quelle belle progression.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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