compte rendu de florian

Cette année je profite de mon départ en vacances pour m’inscrire à une course en montagne. Après avoir épluché les différentes possibilités, ça sera l’Ultrachampsaur ! Mais dans son petit format : 32km et 2000D+. Pour moi c’est une découverte, tant pour le dénivelé, que pour la distance (j’ai fait le trail des crêtes de montagnes noires il y a 3 ans, mais avec un entrainement certainement insuffisant j’avais terminé les 10 derniers kilomètres crampé). Cette fois je suis prêt !
 
Voilà donc 7 mois et le week-end Ménestrail que je n’ai plus accroché de dossard. J’ai préféré faire une croix sur les courses du printemps pour récupérer d’une douleur au mollet apparue début janvier. Autant dire que je suis très impatient au départ de Savine-le-lac ce dimanche 3 juillet, d’autant plus que j’étrenne pour la première fois mon maillot de BA35 !
 
Il est 8h40 quand est donné le départ du trail « Le lac les aiguilles » du lac de Serre-Ponçon en direction de Ancelle sur l’autre versant de la montagne. Pour l’occasion, la circulation sur le pont qui traverse le lac est coupée. Sur les conseils du papy avec qui j’ai discuté la veille sur le campement (meilleur V3 en région PACA tout de même !), je prends un départ relativement rapide pour éviter les bouchons dans les premiers singles. Dès le lac franchi, la montée d’une douzaine de kilomètres s’amorce. Les sensations sont bonnes mais je sais qu’il ne faut pas s’enflammer. Après le premier ravito (km 6), je rejoins un gars du coin à qui j’emboite le pas. Nous avons un rythme de marche correct, tout en en gardant sous le pied pour la suite. Une fois la forêt de sapin traversée, nous arrivons aux aiguilles de Chabrières (km 12). Il y a du monde pour supporter les coureurs grâce à la mise à disposition gratuite du téléphérique. De là-haut, la vue sur le lac de Serre-Ponçon entouré des montagnes alpines est à couper le souffle (pourtant je vais encore en avoir besoin !).
 
A partir de là on enchaine petites descentes et faux-plats montants au milieu des alpages. J’alterne entre marche et course. Un premier petit coup de mou se fait sentir. Je ne sais pas si je dois garder mes bâtons. Finalement je les aurai en main quasiment jusque la fin. Dans un moment d’inattention je trébuche sur une motte et me retrouve à plat ventre par terre. Plus de peur que de mal, je repars sans bobo.
Et puis arrive le col de la Coupa (km 20)­­. J’en entends parler depuis plusieurs jours. Au briefing encore on nous a avertis : « Il est difficile. Gardez-en sous le pied avant de l’aborder…» En levant la tête je vois des coureurs en haut qui semblent avancer correctement, donc pas d’inquiétude ! Pourtant, après un passage de rivière où je me rafraichis, j’aborde la montée assez fébrile. Il faut dire que c’est direct droit dans la pente ! Mes pas sont lourds, j’avance lentement et fais des arrêts réguliers pour récupérer. A mi-pente on retrouve des lacets et je reprends un peu de poil de la bête.
 
Ca y est je suis en haut ! Plus qu’une petite descente suivie d’une dernière montée avant d’amorcer la descente finale de 5km vers Ancelle. Je rejoins un gars qui me dit être dans le mal depuis la Coupa, on se dit qu’on va descendre ensemble. Je le suis pendant 2km. Puis je le double sur une partie droite un peu plus caillouteuse et je déroule, il ne me suit pas. A l’arrivée il me dira qu’il avait les jambes tétanisées. Quand à moi je me découvrirais presque des talents de descendeur ! Je descends tellement vite que je reconnais à peine ma supportrice venue à ma rencontre. Arrivé en bas il reste 2km pour rejoindre le bourg. Je galope comme une gazelle. Je suis quand même venu pour courir et ça fait 30km que je randonne !
 
En bilan je termine à la 47ème place en 4h43. Je pense avoir bien géré mon allure, même si j’ai eu un petit coup de mou au 20ème. Le lendemain je n’ai même de douleurs particulières aux jambes. Enfin la grande question de l’alimentation pour lequel je n’ai aucune certitudes. Les pates de fruit emportées avec moi en plus de quelques gourmandises salées prises sur place auront été suffisantes. Mais sur une course plus longue il sera certainement nécessaire de s’astreindre à manger plus régulièrement. J’ai aussi fait l’erreur de remplir ma gourde avec de l’eau gazeuse qu’on m’a gentiment proposé ! Mais je suis trop maniaque pour supporter les dégazages intempestifs qui s’en suivent : à ne plus refaire.
 
Finalement une première expérience en montagne réussie que je suis pressé de renouveler. Maintenant rendez-vous fin octobre pour LE gros objectif de l’année !
 

vos messages :

Steph a dit il y a moins d'une minute
Bravo Florian pour e Trail rondement mené avec une superbe place ! Les hospitaliers seront une réussite. Bonne récup.
 
 
 

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