Compte-rendu de Florian sur le 58 km

Début février, je ne sais pas ce qui m'a pris de m'inscrire sur le 58km de Guerlédan, une envie d'essayer une longue distance, de voir le lac vide...

Et plus l'évènement approchait, plus les interrogations apparaissaient : vais - je y arriver, tenir les barrières horaires, tenir la distance ?

Dimanche debout à 5h15, parti à 5h35, j'arrive vers 6h45. Je prends mon dossard, croise Olivier, Joel et retourne me préparer.
8h00, départ en fin de peloton, je suis impressionné de voir autant de monde.

L'objectif est de finir et donc respecter les barrières horaires. Je dois manger toutes les heures (barres amandes, pâtes de fruit et compote), boire le plus possible et un cachet de sporténine par heure.

Ca commence par une montée et je suis le mouvement en marchant. La suite dans les bois se passe très bien. Je commence à apercevoir le lac à travers les arbres. Mais c'est à un détour de sentier qu'il apparait vraiment : superbe !!!
La première partie jusqu'au 1er ravitaillement se passe nickel, quelques bosses, descentes. Mais je vais bien et j'en suis le premier surpris. Le ravito est vide, il ne reste plus que de l'eau, coca et orange. Moi qui comptais sur du salé, c'est raté. Une orange, je remplis une gourde d'eau et remplace eau/sirop de fraise par eau/coca. Au passage, on a le droit à une superbe vue sur le barrage.

Je repars sur les sentiers le long du lac. Comme toujours ça monte, ça descend jusqu'au passage sur l'autre rive par le lit du lac. Là ça devient un peu plat mais rapidement, le tracé repart dans sa configuration habituelle. J'arrive au ravito du 30ème kilomètre à Beau Rivage et ça va toujours bien. Toujours le même rituel avec mes gourdes, et enfin il y a des restes de gâteaux apéritifs. Un appel à la maison, un sms aux parents, une compote et c'est reparti. Selon l'organisation, après le 30ème, ça devient moins roulant.

Et je le vérifie. Là ça commence à monter sévère. Un ou deux (voire plus je ne sais plus) murs à grimper. Je n'ai jamais fait de montées aussi longues. J'ai des débuts de crampes aux cuisses que je maitrise rapidement. Le pire ce sont les descentes qui suivent. Elles font aussi mal voire plus que les côtes et je fais très attention à ne pas me tordre une cheville. J'arrive au ravitaillement du 40ème kilomètre à l'écluse de Bellevue. Enfin il y a des sandwichs, j'en prends deux et une banane. Et ça va toujours bien, et pourtant je n'ai jamais fait autant de distance.

Le but maintenant est de passer la première barrière horaire à 15 heures à Bon Repos. Ca repart dans les bois avec un bon mur à monter pour ensuite redescendre vers le site du départ. Et là, je descends à toute "vitesse". Je passe la barrière avec 20 minutes d'avance. Des trailers en finissent depuis 2 heures mais pas pour moi, encore 18 kms. La suite en montée très longue dans les bois de l'Abbaye se fera en marchant. La pression commence à baisser, je sais que je vais le finir et des bénévoles m'indiquent que ça va le faire pour la prochaine barrière horaire. Puis ça descend et ça remonte bien sec dans les bois de Gouarec. Et le ravito du 50ème km arrive. Un sandwich, du fromage et je repars. Je commence à avoir vraiment du mal à relancer. Je passe enfin la barrière horaire des 50kms avec 5-10 minutes d'avance. A partir de là, je ne vais faire quasiment que marcher. La montée dans les landes de Liscuit est longue très longuet il fait chaud. Je vois l'abbaye en bas mais le parcours m'en éloigne. J'ai du mal à courir et le terrain ne s'y prête pas vraiment. 

Et j'ai toujours peur de me fouler une de mes deux chevilles. Ca descend enfin pour remonter par des marches une dernière fois : la dernière bosse !!!! Enfin je descend vers l'arrivée. Un passage dans le ruisseau pour tout rafraichir. Beaucoup d'émotion, je vais le finir mon premier Guerlédan !!! Ma montre me lâche à 500 mètres de l'arrivée qui enfin se présente à moi. Enfin après 9h44 de course/marche et une 994ème place !! Mais j'y suis arrivé !!!

Super content d'avoir pu terminer ce trail. Et ce n'était pas gagné vu ma préparation. Mais mes doutes sont partis quand j'ai vu que j'avais les jambes, ce qui m'a plutôt étonné. J'avais l'impression d'être "mieux" sur cette distance que sur des formats courts. Et pas de réelles crampes, douleurs... Le paysage était magnifique, ce qui peut être une source de motivation.

Merci aux membres du BA pour les encouragements et pour toutes les sorties de préparation !!!!

 

Vos commentaires :

florian a dit il y a 330 jours
merci :-) un autre point qui m'a donné envie de le faire (ou d'autres trails) : les récits du site !!!
 
 
 

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